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dimanche 22 mai 2016

Le survivaliste et les précautions contre les incendies

 Le survivaliste et les précautions contre les incendies



Le feu est nécessaire à la vie humaine et s'il nous permet de nous établir sous des climats très froids et de manger des aliments qui autrement seraient peu ou pas digestibles en revanche il peut détruire nos biens et de là, la partie matérielle de notre préparation. C'est sans compter le plus important: les menaces à la vie.

À travers l'Histoire, des incendies tristement célèbres ont ravagés des villes d'importance. On pense au Grand Incendie de Rome en 64 ap. J-C. mais aussi à celui de San Francisco en 1906 causé par un séisme. Montréal a connu aussi ses grands incendies en 1734 et 1852. Parlons aussi du Week-End Rouge quand 25 incendies d'importance ont causés des dommages majeurs par suite d'une grève des policiers et pompiers.


San-Francisco, CA, 1906


La constante: chaque incendie majeur commence d'abord par un simple petit feu incontrôlé.

Parfois, l'incendie n'affecte qu'une maison, qu'un immeuble. Plus rarement, c'est un quartier ou même une ville qui y passe.

Pour nous, qui visons l'autonomie et qui envisageons des environnement dans lesquels les structures et les services qui nous protègent ne seront plus en mesure d'accomplir leur rôle, un moment où les sociétés d'assurance seront insolvables, l'incendie de notre maison peut ruiner tous nos préparatifs.

Le feu est sérieux. Encore plus quand on en dépend pour l'essentiel.

Nous ne pouvons pas empêcher une ville de brûler, spécialement si elle est bombardée ou en proie à des émeutes. En revanche nous pouvons éviter un sinistre en faisant ce qu'il se doit.


Dresde, 1945, après le bombardement criminel
des anglo-américains

Pour faire face au feu, il n'y a pas trente-six approches, il n'y en a que deux: la prévention et la lutte quand c'est encore possible.

Théorie


Il faut avoir conscience du fait que le feu résulte de trois facteurs qui doivent être réunis:

  • Un combustible
  • De l'oxygène
  • De la chaleur 

Toute matière n'est pas combustible mais tout combustible peut prendre feu. 

Contrairement à l'opinion courante, ce n'est pas la présence d'une flamme qui fait prendre feu, c'est la chaleur. Ainsi le papier s'enflammera lorsqu'il atteint 170 à 270 degrés Celcius, selon qu'il est comprimé ou non, humide ou non et selon sa composition. L'huile végétale elle s'enflamme à 350 degrés Celcius environ.

Il n'y a donc pas besoin de flamme pour allumer un incendie, la chaleur suffit...

Les classes de feux


Les feux se répartissent en plusieurs classes, selon leur nature et la matière incendiée. Je donne ici la classification nord-américaine, vous pourrez trouver la classification européenne sur Internet.

  • Classe A - Feux secs (ex. bois, papier)
  • Classe B - Feux liquides (ex. essence, paraffine) et feux gazeux (ex. butane, propane)
  • Classe C - Appareils électriques sous tension
  • Classe D - Feux de métaux 
  • Classe K - Feux d'huile et de graisse sur cuisinière

Il existe toutes sortes de moyens différents pour éteindre des incendies mais évidemment, ceux qui nous intéressent sont ceux qui sont à notre portée et qui ne nécessitent pas d'équipements de type industriel.

Les extincteurs sont classés selon le type de feu qu'ils peuvent combattre efficacement. Ces classes sont invariablement marquées sur chaque extincteur.

Contrairement à l'idée généralement répandue, on n'éteint pas tous les feux avec de l'eau. L'eau n'est utilisable qu'avec des feux secs (Classe A).

Pour le reste on doit utiliser des extincteurs de la classe appropriée.

Un feu de Classe X doit être éteint avec un extincteur de Classe similaire.

Il est critique de comprendre cela car en utilisant la mauvaise classe d'extincteur, on peut soit le propager, soit se mettre en danger.

Comme le feu et l'eau


Cette expression, "comme le feu et l'eau", est vraie uniquement pour les feux de Classe A, c'est à dire de combustible solide comme le bois ou le papier ou les tissus.

Pour le reste, on doit disposer d'extincteurs spécialisés de type "ABC" ou "AC" ou "BC". Outre le feu de Classe A (feu de matériaux secs), les autres feux les plus susceptibles de se déclarer dans une maison sont les feux de cuisson (huile) ou électriques.

Lutte à l'incendie naissant


J'insiste sur "naissant". Un incendie naissant est une flamme qui brûle dans une matière qui n'était pas destinée à être brûlée là où elle se trouve ou pas destinée à être brûlée tout court, et qui ne s'est pas propagée à d'autres objets ou alors très peu.

Dans ces conditions il convient de déployer prestement les bonnes mesures. Toute pièce où on fait brûler du combustible ou cuire des aliments devrait être équipée d'un extincteur ou de moyens appropriés de lutte contre le feu.

Rappelons nous: il faut à un feu du combustible, de l'oxygène et de la chaleur. En privant le feu d'une de ces trois conditions sine qua non, on le tue net.

On agira fera diminuer la température de l'objet qui brûle en l'aspergeant de tout ce qui peut refroidir l'objet enflammé ou le priver de son oxygène.

Si le feu n'est pas contrôlé rapidement, s'il se propage après que vous ayez commencé à l'éteindre, s'il se propage malgré vos tentatives d'extinction, si vous êtes incommodé par la fumée ou les gaz de combustion, ÉVACUEZ et appelez les pompiers.

Veille d'incendie


Après l'extinction d'un feu naissant, on doit rester sur place et surveiller l'emplacement longtemps après l'extinction. Longtemps, c'est parfois plusieurs heures.

Dans les cas de feux d'origine électrique ou de feux liquides hors-casserole, vous devez impérativement prévenir les pompiers après l'extinction du feu afin qu'ils inspectent les lieux ou à tout le moins vous conseillent sur la marche à suivre. Parfois le feu liquide s'est infiltré dans le plancher ou les murs et le feu d'origine électrique peut avoir fait chauffer les fils voire même avoir provoqué la fonte de l'isolant du câblage à l'intérieur des murs.

Précautions


Des précautions simples diminuent voire annulent les risques de sinistre.

  • Jamais une flamme nue ne doit être déplacée ou placée à proximité d'un objet inflammable, d'un carburant ou d'un combustible.
  • Jamais une source de grande chaleur ne doit être placée à proximité d'un objet inflammable, d'un carburant ou d'un combustible.
  • Si on choisit de s'éclairer à la flamme lorsque l'électricité n'est plus distribuée, les risques d'incendies s'accroissent considérablement car nous serons déstabilisés par la vie sans électricité et nous pouvons commettre plus facilement des erreurs de manipulation des éclairages par manque de familiarité, inattention ou jugement erroné. Des précautions supplémentaires sont de rigueur.
  • Ne laissez jamais de jeunes enfants utiliser seuls des éclairage à combustible ou des éclairage produisant une grande chaleur.

Il faut porter une attention particulière aux éclairages à carburant liquide car ils peuvent couler, suinter ou être renversés et si certains liquides s'enflamment mal sans mèche, d'autres ne demandent que ça (kérosène).

La fumée


Il n'existe aucun moyen naturel de se protéger de la fumée, sinon de respirer là où elle ne se trouve pas. La fumée montre vers le plafond, il faudra donc ramper au sol en présence de fumée.

Les respirateurs à filtres usuels ne filtrent PAS la fumée. Il faut pour cela un respirateur autonome alimenté en air par une bouteille ou un respirateur spécialement conçu pour filtrer la fumée. Ce genre d'équipement ne se trouve pas normalement dans une maison.

Le masque anti-fumée procure 60 min de filtration de la fumée d'incendie.
C'est un équipement spécialisé. Notez qu'il ne procure pas d'oxygène.

Équipements

Dans la cuisine: un extincteur de Classe BC et/ou du bicarbonate de soude. Comme précaution utile: ayez toujours à portée de main un couvercle ajusté à la casserole que vous utilisez: en le remettant en place vous bloquez l'arrivée d'oxygène donc vous tuez l'incendie naissant.

Dans l'atelier: un extincteur de Classe ABC.

Dans la chambre à coucher: un extincteur de Classe AC de grande capacité afin de vous frayer un chemin vers les chambres des enfants.

Note: les extincteurs ABC conviennent à toutes les pièces de la maison.

De plus, prévoyez un moyen de casser les vitres pour évacuer par les fenêtres, comme une hache, une hachette ou un pied de biche assez long et d'un bon poids. Note: quand vous brisez une vitre, mettez-vous en hauteur et frappez tout en haut, vous diminuerez les risques de coupures. Attention aux éclats de verre dans les yeux.
Si vous vivez à l'étage, munissez vous aussi d'une échelle de corde ou d'une corde solide qui offre une bonne prise en main et prévoyez d'avance le moyen de la fixer solidement, c'est à dire de savoir faire un nœud solide et de la fixer sur un objet qui supportera le poids d'un adulte transportant un jeune enfant.

Vigilance


Le feu est un élément imprévisible. Il apparait sans qu'on s'y attende, très souvent à la suite d'une imprudence. Il peut rester circonscrit ou au contraire se propager très rapidement. Dans nos sociétés, des maisons et des biens brûlent certes mais ces incendies sont très rarement une menace majeure pour une ville comme dans le passé.

Que notre réalité soit dégradée par une crise importante ou un Effondrement et les conséquences des incendies prennent une toute autre ampleur.

Nous ne devrions pas négliger la protection contre les incendies même si notre contexte actuel les maintient rares et sans grande ampleur. Cela peut changer.

dimanche 15 mai 2016

Point de vue survivaliste sur la Dette

Point de vue survivaliste sur la Dette



La Dette constitue une des menaces qui peuvent entraîner un effondrement.

L'économie la plus puissante de la planète, celle des USA, sera probablement la dernière à tomber mais celle qui nous précipitera dans un Effondrement économique dont on ne pourra pas se sortir, à cause notamment des autres Murs que nous allons percuter — notamment le Mur Alimentaire et le Mur Énergétique (pétrolier).

Malheureusement, il n'y aura pas moyen de l'éviter. Voyez pourquoi.



samedi 14 mai 2016

Cinq ans [Hors Série]

Cinq ans
[Hors Série]



Demain cela fera 5 ans que je me lançais bien naïvement dans la rédaction de mon blogue. 

Je n'avais à l'époque aucune intention de faire des vidéos pour la bonne raison qu'à ce moment, je n'avais pas encore retrouvé la voix, perdue 14 ans plus tôt. Ceux qui me connaissent savent que ma voix n'était qu'un petit filet de sons bien faibles. La science médicale n'a jamais pu faire quoi que ce soit pour moi pendant les 15 années de ma dysphonie — notez que je ne condamne pas le monde médical au motif qu'une fois dans ma vie, il n'a pas su me traiter.

Ma première apparition sur Youtube: les munitions.
Plein de défauts, dont le son. Ça s'est amélioré depuis. Un peu ;)
Mais j'ai pu me guérir après avoir découvert l'argent colloïdal — grâce à mes recherches d'autonomie médicale effectuées dans le cadre de mes démarches survivalistes.

Vous me demandez alors si j'y crois, au survivalisme? Bien sûr: parce que c'est en quelque sorte le survivalisme qui m'a rendu ma voix.

Mon approche


À travers les années, mon approche a évoluée. Cela est dû à ma personnalité et au contexte mais aussi à l'évolution de ma perception des besoins, les miens comme ceux de mes lecteurs.

Personnalité: je suis hyper-critique de moi-même. Pas que j'aie un complexe, j'ai plutôt une éthique qui, dans certaines circonstances, m'empêche de m'exprimer sur des sujets ou des questions sur lesquels je n'estime pas avoir une connaissance suffisante quand il est question d'affirmer.

Contexte: croyez-le ou non mais à l'époque, lorsque j'ai débuté mon blogue, je ne connaissais que quelques sites US, même pas survivalistes mais qui parlaient de sujets connexes et je ne connaissais pas les blogueurs.


Opération Mylar

Cela est tout à fait normal dans mon cas puisque fidèle à moi-même et aux recommandations de Marc Bloch lors de son allocution aux finissants en Histoire, pour écrire sur le survivalisme, il faut se tenir loin du survivalisme. Si je veux parler d'antibiotiques, je vais auprès des pharmaciens et des médecins ainsi que sur les sites spécialisés qui en parlent, pas auprès d'autres survivalistes qui ont repris leurs informations chez d'autres survivalistes...

Bref ce n'est qu'après quelques mois que j'ai découvert par hasard le travail de Vol West et sur le coup, j'ai jugé mon boulot inutile. Je n'aime pas la répétition et je cède volontiers la place si j'estime qu'une personne fera un meilleur boulot que moi ou si le boulot a déjà été fait.


Image tirée d'une de mes introductions vidéos
J'ai quand même rapidement réalisé que nous n'abordions pas la question depuis les mêmes angles, les mêmes biais et la même méthode, bien que la destination soit essentiellement la même: le développement de l'autonomie et de la capacité de résilience. En fait je n'ai trouvé personne qui avait la même approche que moi. C'était donc un go pour continuer.

J'ai de plus constaté, à travers le forum que j'avais lancé (et que j'ai abandonné depuis), les autres forums, les intervention publique des gens, les commentaires sur mon blogue et les courriels nombreux que je recevais, que si les lecteurs percevaient que leurs besoins étaient de se faire présenter — et d'acheter — du matériel, en réalité leurs besoins réels se situaient ailleurs. Alors j'ai décidé de continuer et de poursuivre dans mon approche fondée sur l'essence des choses.


Dans cette vidéo j'expliquais, dans le cadre de la crise ukrainienne,
qu'on était loin de la guerre entre les USA et la Russie car malgré
que les USA dépensent 50% des budgets militaires, ils n'ont ont pas
beaucoup pour leur argent et n'ont pas la suprématie contre les Russes.

Avec les années il est devenu clair que mon approche ne se fonde pas sur le PPDM (plus petit dénominateur commun) et que par conséquent elle rejoint un public plus, disons, sélectif, qui ne se contente pas de suivre mais qui cherche aussi à comprendre. C'est tout à votre honneur, mes amis.

Évolution


Comme mentionné plus haut, j'avance toujours avec circonspection sur les sujets que je traite, d'autant plus que je m'attaque parfois à des trucs plutôt vastes que je relie au survivalisme: ingénierie sociale, mondialisme, géostratégie, mentalités, macro-économie.

Oh bien sûr les "puristes" (vous savez, ceux qui pensent que le survivalisme c'est du bushcraft ou de la survie en forêt et ceux qui considèrent que si on ne parle pas de matériel, on fait du blabla) y voient de la politique (rouge-brun de préférence) ou me prêtent toutes sortes d'intentions qui ne sont jamais nobles ni conformes aux miennes, vous vous en doutez.

Mais avec les années, j'ai pris ce virage, gagné que j'étais par l'assurance et la certitude de maîtriser mes sujets et seulement après les avoir laissés maturer un peu.

Les étiquettes


Dès que j'ai commencé à être un peu connu, les étiquettes ont fusées, dont celle de gourou (qu'on ne me lance plus depuis 2 ans alors que je rejoins trois fois plus de gens depuis). On m'a accusé de toutes sortes d'intentions, dont celles de vouloir faire de l'argent. C'est sale l'argent. Tellement sale que les gens en veulent toujours plus pour eux et se gardent bien d'en donner s'ils ne sont pas obligés de le faire, par charité chrétienne je suppose. C'est ça, la grandeur d'âme :).

Notre premier poisson d'avril à Piero et moi: les Bug Out Tanks.
Ce que nous nous sommes marrés!

À ce propos, si je compile les dépenses reliées à mon activité publique et les revenus que j'en ai tiré, je suis encore en déficit... Difficile à croire, hein? Et pourtant.

J'ai reçu quelques dons en cinq ans, dons faits par des personnes reconnaissantes de ce que je leur ai apporté. Ils totalisent... 243$ CAD. Les revenus Youtube sont sous la barre des 1000$ et tendent vers le zéro depuis que Youtube a changé sa politique et démonétise les vidéos "sensibles" et croyez-moi, Youtube a la peau très sensible! Cette démonétisation survient toujours quatre à six jours après la sortie d'une vidéo, période pendant laquelle Youtube diffuse des pubs. Comme la monétisation est retirée, les revenus de pub le sont aussi. Pour le youtubeur, pas pour Youtube...

Curieusement, on ne m'accuse plus de fascisme et d'antisémitisme, plus beaucoup en tout cas. Depuis que j'ai commencé à m'en foutre publiquement, elles ont cessées. Preuve que c'est uniquement un moyen d'intimider les gens et que le jour où on montre qu'elles ne nous font aucun effet, ça cesse...

Évidemment, j'ai mes détracteurs. Cela va des français « cocorico » qui ne supportent pas qu'un étranger au langage bizarre (celui de leurs ancêtres, soit dit en passant) parle de la France jusqu'aux individus qui se sentent, à tort ou à raison, visés par mes propos, en passant par ceux qui sont résolus à y voir des offenses délibérées alors qu'il n'y en a pas.

Mais je m'en tape. Non, plus précisément, ça ne m'affecte pas mais j'aime bien les lire car je m'en sers aux fins d'études sociologiques et caractérielles. Les plus pathétiques sont ceux qui se croient exceptionnels et qui réalisent qu'ils ne le sont pas à mes yeux, ou encore qui sont déçus de mon manque d'intérêt face à l'idée d'avoir de nouveaux amis, eux en l’occurrence. Généralement, ils ont le comportement d'amoureux éconduits: l'encensoir au début, le sentiment de rejet quand ils réalisent que leur investissement affectif n'est pas réciproque, les pires injures dans les deux semaines qui suivent.

J'en ai un en tête qui a fait ma psychanalyse en ligne sur la base de mes vidéos, jugeant de ma manière d'interagir et de percevoir les gens par ma posture dans mes vidéos! Drôle! Quand on sait que quand je fais mes vidéos, je parle à une caméra, souvent tard en soirée, je l'ai trouvé pas mal ferré pour un psychanalyste (éconduit) amateur! ;) Évidemment, il n'y a vu que ce qu'il voulait voir.

Évidemment, il y a aussi tout le cortège des vertueux gauchistes bien pensants, eux et les SJW (les Social Justice Warriors) ils ne se lassent jamais. Pourtant quand je croise le fer avec eux, ils refusent toujours le combat quand il est temps de parler de réalité, de faits concrets, de moyennes, d'études et de normes sociales. Ils sont toujours dans le subjectif, dans les principes et dans les exceptions. On fait difficilement une règle générale à partir d'une exception. Mais eux, ils le font.

L'inénarrable TrigglyPuff, hégérie des SJW

Bref, j'aime bien, c'est enrichissant, de moins en moins car les détracteurs manquent d'originalité mais je finis toujours par tomber sur une perle, un jour ou l'autre. :)

Avenir


Voilà plus d'un an que je suis sur un bouquin qui n'avance pas et j'ai compris pourquoi. J'en mets trop dans mon blogue de sorte que j'ai une désagréable impression de redite lorsque j'écris, alors je n'écris pas ou que trop lentement. J'ai commencé à changer un peu mon approche de manière à continuer de donner du matériel original dans mon blogue mais sans trop m'étendre, ce que je faisais avant.

Mon académie de survivalisme n'est pas active, pour trois raisons: 1) j'ai peu de possibilité de fixer des dates de disponibilité longtemps d'avance; 2) je n'ai pas les ressources matérielles qui me permettraient de faire exactement ce que je crois essentiel en terme de formation; 3) je vis mal avec l'idée que sur 15 inscriptions, 8 ne se présenteront pas le jour venu pour cause de grippe, grippe qui a toujours le mauvais goût de survenir à ce moment et massivement. Or, j'ai des frais que je dois rencontrer. Je ne veux pas non plus accepter deux fois plus de gens que je n'ai la capacité de recevoir en me disant que seulement la moitié viendra car... si cette fois-là tous venaient? Je ne pourrai dès lors plus livrer ce que j'ai promis avec la qualité que j'ai promise.

Conférence « Le guerrier dans l'ombre », déc. 2015,
avec Martin Prescott

Maintenant, je n'organise plus de groupes, je laisse aux gens qui ont vraiment de l'intérêt le soin d'organiser les groupes. C'est dommage car ces rencontres sont d'excellentes occasions de se lier entre survivalistes et c'est un des besoins les plus difficiles à combler si j'en juge par le nombre de questions que je reçois là dessus chaque mois.

Je fais de la consultation individuelle ou familiale car c'est plus gratifiant, dans la mesure où je n'ai pas à démarcher les gens. Mais voilà, si les gens n'hésitent pas à dépenser 3000 ou 4000$ pour un « VTT d'évacuation » et s'ils sont prêts à acheter du matériel qu'ils croient indispensables (qui a aussi comme particularité d'être supercool) au détriment de ce qui est réellement critique, en revanche, payer pour ce qu'ils considèrent être du blabla qui leur fait sauver des milliers de dollars et surtout, qui les aligne réellement sur la bonne voie en les sortant de leurs erreurs, ça ils ne sont pas prêts. Mais ceux qui sont prêts à prendre ce recul, ce qu'ils sont allumés et ce qu'ils se préparent bien!

Ultimement, le cœur de mon activité, l'essence de ma présence publique, c'est d'une part augmenter le nombre de gens qui se préparent, d'autre part leur fournir des pistes sur la nature de leur préparation. Le reste ne sert qu'à compenser mes frais et si j'avais de l'extra, réaliser des projets survivalistes d'intérêt public. Je le fais par mon blogue, ma chaîne Youtube, par les formations que je donne et les consultations que je réalise.

J'aurais un tas de projets d'intérêt public, c'est à dire "bloguables" et "youtubables" (excusez les néologismes) mais qui ont l'inconvénient de consommer des ressources et de l'argent: mes ressources et mon argent. Comme je suis en déficit (tel que mentionné plus haut) en regard des mes activités de blogueur, vous comprendrez que je ne suis pas chaud à l'idée de dépenser de cet argent si ça ne sert pas la préparation de ma famille.

Pourtant ça serait extraordinaire: visite de villages qui vivent principalement avec une technologie 19e siècle, entretien avec de miliciens US, patrouille avec eux et observation de leurs activités, visites de maisons "survivalisées" en région, visite et  à l'étranger, etc.


Extrait de vidéo sur l'évacuation, tournée en roulant
vers un village éloigné des centres


Mais voilà, je ne suis pas millionnaire. Too bad. Je laisse tout ça à Piero, le multimilliardaire du livre sur le survivalisme, qui touche 5000 euros pour chaque copie vendue de "Survivre à l'effondrement économique"! ;) Piero qui, soit dit en passant et sérieusement ce coup-ci, fait un sacré bon travail dans ses livres et ses vidéos d'entretien avec des personnes aussi intéressantes les unes que les autres.

Une chose est quasi-assurée, je ne ferai pas un autre cinq ans de blogue. Je n'en suis pas encore arrivé à épuiser tous les thèmes et à me contraindre à faire des variations sur des thèmes déjà abordés et je trouverais vraiment ennuyeux de faire cela. Déjà que je trouve que je suis devenu au fil du temps de plus en plus un divertissement pour beaucoup de gens au lieu d'être une ressource incitant à l'autonomie et à la préparation, s'il fallait en plus que je radote, j'y perdrais tout intérêt. Et vous aussi.

De plus, ça me prend énormément de temps et je prévois que dans les prochaines années, je devrai consacrer beaucoup plus de temps à ma préparation et beaucoup moins à celle des autres. C'est comme ça... Dit crument: les autres ne font rien pour ma préparation, je ne leur dois donc rien.

Ce qui est assuré, c'est qu'une fois qu'on sera dans la panade, mon rôle sera ou bien à redéfinir, ou bien, plus probablement, s'éteindra.

Et vous?


Vous lecteurs jouez un rôle essentiel dans mon activité. Certains aimeraient s'impliquer davantage, par exemple en republiant mes articles ou mes statuts Facebook mais leur contexte professionnel ne leur permet pas. J'ai en tête notamment une personne qui travaille dans le milieu de la finance et qui a reçu des commentaires réprobateurs après avoir relayé quelque chose venant de moi. Je comprends et sachez que tous ceux qui sont dans cette situation ont mon respect.

D'autres constituent une source d'information de première main absolument indispensable. J'ai à l'occasion des informations privilégiées et confidentielles grâce à mon lectorat et 95% du temps, je ne l'utilise pas directement, même si j'en ai la permission, de peur de causer des problèmes à mes sources. Mais sachez, vous qui m'informez, que cette information est précieuse car elle me permet de m'orienter dans certains dossiers et d'arriver à en parler sur la base d'informations publiques.

Vous jouez, enfin, pourriez jouer un rôle essentiel dans la préparation de vos proches en relayant mes billets, mes vidéos et mes statuts facebook auprès de votre entourage. Le survivalisme, ça cesse d'être une secte aux yeux des « normaux » le jour où ils réalisent que c'est essentiellement une question de bon sens, de la saine prévoyance et surtout qu'il y a besoin de se préparer aux ratés du Système qui surviendront de plus en plus souvent et de plus en plus intensément.

Ce changement de perception chez vos proches, il ne peut venir que de vous.

Ma motivation à la base, je la résume toujours ainsi: le jour où mon voisin de gauche, de droite, d'en avant et d'en arrière seront survivalistes, je serai rassuré car aucune situation ne pourra détruire notre cohésion sociale ni ne provoquera de chaos. C'est aussi valable pour vous.

Alors, si vous êtes prêts à vous passer de revues de couteaux ou de firesteels, je vous invite à poursuivre cette aventure avec moi, le temps qu'elle durera encore.

Merci beaucoup pour votre appui.

J'aimerais terminer en exprimant ma reconnaissance et mon amitié à quelques personnes publiques que j'ai rencontrées dans les cinq dernières années grâce aux activités reliées à mon blogue et qui ont laissées chez moi une empreinte indélébile, par ordre chronologique: Piero San Giorgio, Alain Soral, Marion Sigault, Pierre Hillard, Richard Le Hir et Martin Prescott. Et toute ma reconnaissance et mon amitié à E., que mon blogue m'a permis de connaître dès le tout début de cette aventure et qui est devenu avec le temps un ami précieux.