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dimanche 28 juin 2015

Le survivaliste et la crise grecque

Le survivaliste et la crise grecque

 

Je suis désolé... 

J'avais autre chose de prévu cette semaine mais la développement de la crise grecque m'a pratiquement contraint, à la dernière minute, de publier sur le sujet.

Cela a donc eu pour effet de reléguer mon article prévu sur Histoire secrète de l'oligarchie anglo-américaine de Caroll Quigley présenté par Pierre Hillard.

Ce n'est que partie remise car ce livre est suprêmement important pour comprendre l'étendue de la main-mise d'une certaine oligarchie sur l'Occident ainsi que ses plans pour le façonner selon ses besoins (et pas les nôtre, évidemment).

Nul besoin d'insister sur le fait que ce pouvoir démesuré affecte nos vies comme citoyens et survivalistes et qu'on doit comprendre comment pour se préparer adéquatement.

Donc vous connaissez déjà le sujet de la semaine prochaine!

Crise grecque

Non, on ne dansera plus de sitôt de Sirtaki dans les rues d'Athènes...

Lundi 29 juin 2015: les banques seront fermées, la bourse sera fermée, les distributeurs automatisés de monnaie sont déjà à sec et on se demande bien pourquoi les grecs iraient travailler s'ils n'ont aucune assurance d'avoir un salaire échangeable contre des biens...

D'où l'importance d'avoir des réserves du nécessaire, des réserves de monnaie locale (pas trop) et si on a de l'épargne, des réserves de métaux précieux.



dimanche 21 juin 2015

Végés et faim du monde - partie 3 : nécessité de la civilisation carnée

Végés et faim du monde - partie 3 : nécessité de la civilisation carnée

Pour ceux qui débarquent, lisez les deux premières parties:

Végés et faim du monde partie 1

Végés et faim du monde partie 2


Je prône, et vous le savez, un mode d'alimentation équilibré et en cela, je ne réinvente pas la roue mais me contente d'observer ce que les spécialistes du survivalisme ont développé comme technologie et comme mode de vie. Je parle de nos ancêtres et en particulier les colons venus porter la civilisation française en Amérique mais aussi de leurs ancêtres qui les ont précédés.

Nous oublions une chose dans notre exception civilisationnelle: jusqu'à récemment dans l'Histoire Humain, l'écrasante majorité de la population ne travaillait pas pour se payer le nouveau modèle de char de course à la Ben Hur mais bien pour manger et assurer sa subsistance toute sa vie durant.

Le modèle alimentaire du passé était en étroite corrélation avec le modèle agricole. On mange ce qu'on produit, on produit ce qu'on mange. Si certains se spécialisaient dans l'élevage pour la laine, par exemple, la grande majorité des paysans produisaient un peu de tout.

Même les citadins du Moyen-Âge engraissaient des porcs dans leur cour arrière.

« La chair de porc était très appréciée au Moyen Age. Même un bourgeois de Paris engraissait chez lui deux ou trois cochons. Ils étaient lâchés dans les rues, en plein jour, pour les nettoyer. Philippe, fils de Louis-le-Gros, passant, le 2 octobre 1131, rue du Martroi, entre l'Hôtel de Ville et l'église de Saint-Gervais, fut renversé par un cochon qui s'était jeté entre les jambes de son cheval, et il se brisa la tête en tombant. Cet accident occasionna contre les porcs un règlement de police qui fut bientôt oublié. Saint Louis, en 1261, les prévôts de Paris, en 1348, 1350, 1502, et François I", en 1539, défendirent de nourrir, des porcs dans la ville. »

http://www.le-limousin-medieval.com/pages/Le_cochon_au_MoyenAge-2191344.html

Nécessité

Peut-on parler de nécessité de manger des produits animaux? Les crudivores, frugivores, végétaliens et divers sectaires alimentaires orthorexiques vous diront que non.

Hélas, le corps humain, l'évolution humaine et la santé disent que oui.

La vitamine B12 ne se trouve que dans les produits animaux. Point, à la ligne, fin de la discussion. Si on se passe de produits animaux, on doit se supplémenter par des produits de Big Pharma. Plusieurs diront qu'ils en trouvent dans la choucroute (faux), dans les quelques feuilles de consoude qu'ils mettent dans leur salade (il en faudrait 1 kg. Par jour...) ou dans quelque autre préparation.

La B12 ne se trouve que dans la viande et les aliments issus d'animaux, ou dans les suppléments produits par Big Pharma.

J'ai lancé la questions sur mon facebook et j'ai été surpris de constater les croyances erronées sur les origines de la vitamine B12. Certains disaient la trouver dans des aliments fermentés, dans certains légumes, dans de la levure de bière, dans les algues, bref, dans des produits "politiquement corrects".

Question aux végétaliens survivalistes (ceux qui malgré tout continuent de me suivre malgré mes occasionnelles polé...
Posted by Vic Survivaliste on 5 juin 2015

Or la vérité, on la trouve ici:

Vitamine B12 et la santé

Ce que vous devez savoir sur la vitamine B12

En résumé, la B12 est assimilée dans la bouche et la partie supérieure du système digestif. Nous en produisons dans nos intestins mais elle ne peut être assimilée par l'intestin et elle est excrétée, enfin, vous savez comment. Les animaux en contiennent et pourvoient à nos besoins parce qu’occasionnellement, ils bouffent leur m... mais ceux-ci sont capables d'en ingérer et de bien s'en porter.

Si on en trouve dans la levure de bière, c'est que celle-ci est... supplémentée!

C'est pour cette raison que nous dépendons des animaux et des produits animaux pour notre apport en B12. C'est une relation symbiotique que nous avons avec les animaux depuis des dizaines voire des centaines de milliers d'années, relation que des idéologues veulent briser.

Les crudivores, frugivores, végétaliens et divers sectaires alimentaires sont condamnés à prendre des suppléments alimentaires, produits par Big Pharma, ou des aliments supplémentés, produits par l'industrie agro-alimentaire et supportés par Big Pharma.

C'est ainsi que paradoxalement, une personne normale sans orientation alimentaire restrictive peut manger sain et bio à 100% et trouver dans son alimentation tout le nécessaire alors qu'une personne ayant une orientation alimentaire sans animaux ne peut pas manger bio à 100% et dépend de suppléments non-naturels et produits par l'Industrie! Ce qui n'est pas sans me faire sourire, vous savez comme je suis taquin!

Vous avez donc sûrement noté la grande faiblesse des modes alimentaires sans animaux: en matière d'autonomie, donc d'un point de vue survivaliste, leurs orientations alimentaires est un cul de sac qui n'apportera ni la santé, ni la vie, ni le plein développement de l'intelligence chez leurs enfants à cause notamment des carences en B12.

Une orientation naturelle... non-naturelle


Toute orientation alimentaire spécialisée et rejetant les produits alimentaires d'origine animale est une orientation alimentaire non-naturelle et n'est possible que parce que la civilisation industrielle la rend possible.

J'ai lu sur des forums survivalistes des énoncés du style: "je suis végane survivaliste et je veux m'installer dans une BAD végane". Ça ne fonctionnera pas car il y a à la base une incompatibilité conceptuelle.

La vitamine B12, essentielle à la santé et même à la vie et jouant un rôle central dans le développement de l'intelligence chez l'enfant, est la pierre d'achoppement des végétaliens, crudivores, frugivores, "jus-tivore" à la Thierry Casasnovas. Dans une perspective survivaliste, c'est simplement une aberration que la réalité de l'autonomie forcée corrigera soit par amende honorable des adeptes des aliments "éthiques", soit par leur entêtement suivi de leur mort.

Alors ceux qui me demandent encore comment faire pour établir une BAD (Base Autonome Durable) végétalienne, je leur répond tout simplement que ça ne se peut pas car il manquera le "A" et le "D" à leur projet tant qu'ils voudront le maintenir en mode végétalien. Qu'ils choisissent, une auto-satisfaction éthique ou une capacité de se nourrir de manière autonome.

Les sur-spécialisés alimentaires

Il est connu que les végétaliens et autres adeptes d'alimentations spécialisées, spécialement les crudivores, les frugivores et le fruitariens doivent manger plus souvent que les normaux (quand 98% de la population mange de la viande, je crois qu'on peut appeler ça une norme) et de bien plus grandes quantités d'aliments.
Citons la frugivore "Freelea the banana girl", une Bimbo frugivore qui a un commerce très lucratif sur Internet. 

Elle mange de son propre aveu une cinquantaine de bananes par jour. Par jour! C'est la production d'un bananier qu'elle engouffre à tous les jours ou à tous les deux jours.
Il lui faut donc 200 bananiers par année juste pour la nourrir... Pour vous donner une idée de la culture de la banane, visitez ce lien: http://familyblog.over-blog.com/article-21840713.html.
Les bananes de Freelea sont importées. Elle doit prendre des suppléments de toutes sortes par injections. Dans une vidéo qu'elle a faite elle montre ce qu'elle mange chaque jour et elle consacre clairement plusieurs heures par jour à se nourrir. De plus, on voit que son ventre est ballonné à la fin de la journée, signe d'un déséquilibre dans son alimentation. Elle précise qu'elle doit se lever plusieurs fois par nuit pour boire et aller à la salle de bain.

Bon c'est un cas extrême mais ce genre d'alimentation produit ce genre de mode de vie et précisément, ce mode de vie est très difficile à rendre compatible avec celui d'une exploitation agricole en mode autonomie dans une société effondrée, voire même avec la simple survie quand la distribution ne fonctionne plus et que les bananes ne sont plus disponibles.

Les adeptes de ce mode de vie veulent souvent contraindre les autres à adopter le leur et leurs efforts pour faire des animaux des sujets de droit plutôt que des objets de droit (avec la notion de "droits des animaux") n'est qu'un des premiers pas dans cette direction. Il n'est pas nécessaire d'inventer des droits aux animaux: on peut les protéger par des lois contre la maltraitance, tout aussi bien qu'il existe des lois contre la détérioration du mobilier urbain.

Sauver la planète en nourrissant plus de gens

Le survivalisme n'a pas pour but de sauver la planète. Il a pour but de développer l'autonomie des gens qui s'y adonnent.

Quand on me soumet l'argument (non avéré voire faux) que si nous ne mangions plus de viande il n'y aurait plus d'élevage et donc il resterait plus de terres en culture pour nourrir plus de gens.

Le biologiste Allan Savory a démontré par l'expérience et dans la réalité que l'agriculture sans élevage provoque... la désertification! À l'aide de troupeaux il a transformé des déserts en végétation luxuriante en quelques années.

De plus, l'extension des besoins agricoles fait en sorte de détruire les écosystèmes sauvages et par le fait même, les habitats naturels des animaux si aimés par nos idéologues alimentaires.

Qu'on cesse de faire de l'élevage (au nom de l'amour des animaux) et plusieurs espèces animales disparaîtront et celles qui seront redevenues sauvages et qui trouveront le moyen de survivre... survivront en saccageant les champs en culture! L'arrêt de la consommation de produits animaux conduit inévitablement à une diminution radicale du nombre d'animaux

Qu'on cesse l'élevage demain matin et on nourrira plus de gens, temporairement. Après, ce sera le déclin, déclin d'autant plus rapide que les engrais chimiques seront de moins en moins abordables et qu'il n'y aura plus d'engrais animal pour restaurer les terres épuisées par l'agriculture.

Quant aux je-ne-sais-pas-combien-de-milliers-de-litres-d'eau-pour-produire-un-kg-de-viande, c'est faire injure à l'intelligence. L'eau ne disparait pas. Elle est bue par les animaux puis évacuée, elle retourne dans le sol, est filtrée et revient dans la nappe phréatique.

Mais je le répète, le but du survivalisme n'est pas de sauver la planète: c'est de développer et d'assurer l'autonomie des gens qui pratiquent le survivalisme.

Efficacité, sagesse et sécurité alimentaires

Les gens ayant une orientation alimentaire spécialisée et post-industrielle (rappelons que le végétalisme est tout récent, quelques dizaines d'années à peine et qu'il s'agit d'un mouvement principalement idéologique) sont extrêmement dépendants des approvisionnements internationaux. Sans eux, il leur sera impossible de se nourrir en fonction de leur idéologie alimentaire et c'est encore plus critique dans le cas des hyper-spécialisés alimentaires comme les frugivores, fruitivores, crudivores et tutti quanti.

Se choisir une orientation alimentaire qui nous fait dépendre du travail réalisé à l'étranger par des gens sous-payés et qui provoque une dépense énergétique énorme en transport; ce n'est pas de la sagesse...

Et là j'entends ces idéologues et militants s'écrier avec indignation "mais nous consommons du local". Ah oui? Pas toute l'année et pour le moment, vous êtes les seuls prêts à payer plus cher pour du bio local. Quand les approvisionnements seront rares, chers et uniquement locaux, vous serez en concurrence avec beaucoup de gens qui voudront manger et ces approvisionnements frais locaux et bios ne leur seront plus accessibles.

Pourquoi? parce que ceux qui ont la monomanie de la banane et qui s'en enfilent 25 à 50 par jour, ça va encore quand la banane coûte 3$ le kilo. À 30$ le kilo, ils n'auront plus les moyens de se nourrir "éthiquement".

La quantité d'aliments consommés par les végés sur-spécialisés rend leurs activités alimentaires inefficaces. Il leur faut une quantité énorme mais aussi un grand volume d'aliments, consommés souvent à travers la journée. Pour les travaux de longue haleine, disons en forêt, s'il faut porter 3 kg de bouffe et s'arrêter à toutes les 2-3 heures pour prendre un repas, ça ne fait pas des journées hyper-productives.

Chez les omnivores, on mange moins souvent et moins longtemps et en moindres quantités car ce qu'on mange nous permet de travailler longtemps sans devoir s'arrêter pour manger encore. Surtout: on mange tout ce qu'on produit et on produit tout ce qu'on mange. Fruits, légumes, céréales, viandes n'ont pas besoin d'être importés car nous avons un régime adapté aux conditions locales.

Et finalement, frugi/fruiti/curdivores et autres dérivés alimentaires de ce courant ne peuvent stocker leur bouffe car elle doit être fraîche, non-traitée et non-transformée.

Bien entendu, tant qu'une société entière reposera sur la délocalisation de la production alimentaire et l'exploitation des "peuples primitifs moins évolués" (c'est moins mal moralement que d'exploiter de pauvres animaux), les adeptes de diverses orientations alimentaires hyper-spécialisées pourront se fermer les yeux sur ce qui les tient en vie.

Végétaliens et cie, priez pour que jamais la société ne s'effondre.

Quelques mots personnels


Évidemment, la voie de la sagesse commande de s'adapter aux circonstances et je connais personnellement des végétaliens qui sont pragmatiques, qui sont conscients que leur végétalisme n'est possible que parce que la société post-industrielle le rend viable et celle-ci disparue, ils devront se remettre aux produits animaux.

Ceux-là ont tout mon respect parce qu'ils sont avisés, éclairés, maintiennent l'alimentation à sa juste place et ne sont pas des croisés idéologiques qui cherchent à imposer leur religion alimentaire à tous; et surtout, ils seront encore là après un effondrement qui plombera les échanges internationaux et le commerce mondial des aliments car ils sont par avance ouverts à s'adapter.

J'aimerais remercier ces végétaliens anonymes dont quelques-uns m'ont mis eux-mêmes sur des pistes et m'ont pointé du doigt des lacunes liées à l'alimentation végétalienne. Ils resteront anonyme mais se reconnaîtront car la communauté végétalienne est extrêmement rigoriste et violente, spécialement envers les "traitres". Voyez ce qu'ils disaient de Lierre Keith quand elle était végétalienne et après qu'elle soit redevenue omnivore... Le mot fanatisme convient parfaitement.

Le végétalisme et ses dérivées alimentaires sont un danger pour leurs adeptes dans le cadre d'un plan survivaliste. Le refus de "toute exploitation animale" (mais pas de l'exploitation humaine, hein!) est un refus de survivre quand on ne devra compter que sur les ressources de sa propre autonomie.

Ceux qui affirment qu'ils peuvent être autonomes en mode de production agricole végétarienne se leurrent. Sans B12 de Big Pharma, sans injections de suppléments, sans produits animaux comme le cuir, sans fumure (animale) pour engraisser les champs, sans réserve calorique et protéique rapide à obtenir (animaux sur pieds), sans animaux domestiques (chiens) pour chasser les animaux indésirables, sans possibilité pour plusieurs de transformer et préserver leurs aliments car ils ne seront plus crûs ni frais, ces gens s'illusionnent.



dimanche 14 juin 2015

Le choix de camarades survivalistes

Le choix de camarades survivalistes


Le clan... Mot mythique, concept mis à la mode et ambition ultime de tout survivaliste.

Cette chimère car c'en est une, est un obstacle suffisant à l'action ou à tout le moins à la finalisation de la préparation, même pour les survivalistes sérieux.

Il existe une sorte de climat en vertu duquel on ne peut être complètement préparé si on n'a pas un clan auquel s'identifier.

Mais qu'est-ce qu'un clan?

Un clan est un ensemble de familles associées par une parenté réelle ou fictive, fondée sur l'idée de descendance d'un ancêtre commun. Même si leur filiation exacte n'est pas connue, tous les membres d'un clan connaissent cette origine qui prend un caractère mythique. Des individus ou des familles étrangères peuvent être adoptés par un clan qui leur donne ses ancêtres, on parle alors d'affiliation ou de réaffiliation. Lorsque cet ancêtre est représenté mythiquement ou symboliquement par un animal, on parle de totémisme.
Comme on le constate la notion de clan est assez restrictive et suppose les notion de lien parentaux ou leurs équivalent affectifs et d'antériorité. En d'autres termes, le fondateur d'un clan ne pourrait pas parler de clan de son vivant et ce n'est qu'après une ou deux génération que ces liens et ce sentiment d'appartenance d'un groupe d'individus et de familles peut prétendre valablement au qualificatif de clan.

La très grande majorité des regroupements de survivalistes qualifiés de "clans" n'en sont pas, en fait. Mais conservons le terme puisqu'il a une utilité sociologique.

La fondation d'un clan ou d'autre chose

Comme je viens de le mentionner, le fondateur d'un clan peut espérer que le temps transformera son groupement en clan mais il n'en a aucune garantie. Toutefois, le milieu survivaliste étant ce qu'il est, il y a peu de gens qui accepteraient de s'assujettir à l'autorité d'un seul (ou d'une seule, pourquoi pas) pour diriger leurs destinées sans que de profonds liens et une longue durée ne vienne légitimer l'exercice de l'Autorité par un tiers.

En revanche un rassemblement spontané ou non de gens visant des objectifs d'entraide ou même simplement de communauté de pensée peut servir les mêmes fins qu'un clan sans prétendre au titre et sans non plus être moins fonctionnellement utile.

LE piège à éviter

Si vous fondez un regroupement ou une communauté de survivalistes, vous fondez un regroupement ou une communauté de survivalistes. N'allez pas y rajouter par dessus la nécessité d'être survivaliste actif des critères comme l'orientation alimentaire, politique, sexuelle, sociologique car vous venez dès lors de condamner votre groupe.

Prenons exemple sur les milices états-uniennes. Leur fondement est patriotique: respect intégral de la Constitution, méfiance à l'endroit d'un gouvernement central perçu comme potentiellement ou actuellement tyrannique. Et c'est ce patriotisme qui devient le point commun de tous ses membres.

Que beaucoup de miliciens soient aussi survivalistes n'est pas une condition fondamentale d'adhésion mais un effet lié au combat readiness et à l'autonomie nécessaire en cas de coup dur.

Pour adhérer à une milice, il suffit donc de rencontrer un critère politico-idéologique ainsi que les conditions subsidiaires qui en découlent.

Plus un regroupement de gens établira des conditions sine qua non, plus le nombre d'adhérents sera restreint, plus son déploiement ou la mise en œuvre de ses objectifs sera longue et difficile et plus ce groupe risquera d'éclater ou de mourir de sa belle mort avant même qu'il ait réalisé quelque chose d'utile.

Conditions subsidiaires contre conditions sine qua non.

Aux fins de précisions, j'aimerais préciser que des conditions subsidiaires sont des conditions qui découlent d'une condition unique ou centrale alors que des conditions sine qua non sont des conditions concurrente à la condition unique ou centrale. Qui dit concurrence dit conflit.

Ainsi un groupe qui fixe comme condition d'être survivaliste (condition centrale), de posséder légalement des armes, de posséder des réserves alimentaires de 6 mois et de maîtriser au moins une discipline [comme les premiers soins, la mécanique, l'agriculture, l'élevage, la sécurité], fixe des conditions subsidiaires qui découlent ou dépendent de la condition centrale et qui de ce fait sont compatibles car non-concurrentes.

En revanche un groupe qui exige d'être survivaliste (condition centrale), végane (condition centrale) et anarcho-capitaliste (condition centrale), vient par avance de se tirer dans le pied car elles sont susceptibles de devenir concurrentes. Ce serait comme de demander à une personne d'être catholique, en faveur de l'avortement et de prôner l'athéisme d'État: un jour l'une ou l'autre de ces condition entrera en conflit avec l'une des autres et comme chacune est une condition centrale qui ne découle d'aucune autre condition, il y aura une condition qui devra primer. Seulement, la condition centrale que vous choisirez ne sera pas nécessairement la condition centrale que les autres membres du groupe choisiront. Alors le groupe sera animé par des luttes intestines d'influence et finira par éclater.

Le choix de camarades

Les choses simples sont les plus claires et les plus stables.

1) Vous voulez fonder un groupement survivaliste? Fondez un groupement survivaliste et uniquement survivaliste. 

2) Définissez clairement les conditions subsidiaires et évaluez leur nature subsidiaire très attentivement. 

3) N'y faites entrer que des survivalistes qui n'ont pas d'autres loyautés personnelles qui risqueraient d'entre en conflit avec les objectifs du groupe.

4) Mesurez l'engagement des membres de manière complète et régulière.

5) Sélectionnez des gens qui sont prêts à agir (acheter une terre ou l'exploiter, se préparer via des activités de groupe, partager ses connaissances avec les autres, etc.)

6) Restez humble et centré sur les objectifs de votre organisation: si vous êtes un groupe survivaliste, vous devriez augmenter votre autonomie et non préparer une intervention dans une hypothétique révolution.

Quel degré d'intimité devriez-vous avoir ou développer avant d'accepter des gens dans votre groupe? Simplement`le degré nécessaire pour vous assurer de leur sérieux et de leur engagement. Vous pouvez ne pas beaucoup connaître une famille et pourtant tomber sur des gens suprêmement loyaux envers leur groupe d'adoption, parce que c'est dans leur nature et dans leur personnalité.

Il n'y a pas de miracle, il n'y a pas de recette magique, il n'y a que l'action, la mise à l'épreuve des liens et les relations interpersonnelles sur le temps long qui assurent le succès d'un groupe. Après, que ça devienne réellement un clan ou que ça n'en porte que le nom, ce n'est pas très important.


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