lundi 21 avril 2014

Les suites de Bundy Ranch, Deux filles en liberté et libertarianisme

J'ai été réinvité à l'émission Deux filles en liberté (sur Facebook, et leur site web) cette semaine fin de parler de l'Affaire Bundy Ranch du Nevada, en compagnie des deux animatrices, Texane et Liberty Belle.


 Lien vers le podcast de l'émission: 


J'interviens à partir de la 38ème minute bien que je vous suggère de commencer l'écoute au tout début de l'émission car elles tiennent des propos intéressants. Dans ce long segment je parle des suites de l'affaire Bundy Ranch, mises en contexte et à la lumière des informations nouvelles.

J'ai bien entendu été appelé à reparler de l'Affaire Bundy Ranch et je l'ai fait en élargissant un peu le champ d'investigation, si j'ose dire.

Si vous poursuivez l'écoute après ma longue intervention, vous entendrez les animatrices discuter de "mon libertarianisme" non-avoué.

Et c'est sur ce segment de l'émission que j'aimerais commenter.

D'entrée de jeu, je ne veux pas que ce soit interprété comme si je leur adressais un quelconque blâme, ce n'est pas du tout le cas! 

J'ai aimé mes deux entrevues avec elles car pour chaque minute en onde, il y a aussi une minute supplémentaire de discussions à chaque fois passionnantes avec Texane et Liberty Belle.

Ce n'est pas une tare d'être libertarien, pas plus qu'une faute mais je ne le suis juste pas.

Je suis "gauche du travail, droite des valeurs". Ou encore gauche sociale et droite sociétale. Exactement l'inverse de toutes les sociétés occidentales, nous le verrons, et partiellement l'inverse du libertarianisme.

Gauche du travail

La gauche du travail, c'est l'organisation sociale d'une société en fonction du principe du Bien Commun et non des intérêts corporatistes. Ce sont des protections sociales, des régimes publics de santé, l'organisation étatique de ce qui peut et devrait être mutualisé.

Le Bien Commun peut heurter des intérêts individuels. Par exemple le médecin impliqué dans un lobby de privatisation de la santé n'aimera pas que les médecins soient obligés d’œuvrer dans le secteur public car cela diminue ses revenus potentiels et anticipés, surtout quand le médecin peut contrôler l'offre!

Toutefois le Bien Commun organisera ces services de santé de manière à garantir à tous un accès équitable aux soins sans que des médecins privés viennent réduire l'offre de service, donc réduire l'accès aux soins et à la prévention.

Cet exemple de médecin en lobby est tout à fait dû au hasard...

Droite des valeurs

La droite des valeurs c'est un retour tout simplement à des valeurs comme guides d'actions individuelles et collectives. La société contemporaine tourne en ridicule les valeurs puisque désormais, c'est tout pour tous, du moment que ce n'est pas criminel et que les personnes en aient les moyens. Dans nos sociétés la seule chose qui compte c'est le prix, le reste est évacué.

Or la droite des valeurs, c'est une rectitude morale des individus qui est fondée sur l'honnêteté, le travail, la famille. C'est se redonner un ciment social basé sur des valeurs certes traditionnelles mais qui permettent la résilience, la stabilité en général, la solidarité, le sens du devoir, le respect de l'autorité et la vie familiale. 

C'est réintroduire la notion du bien et du mal dans nos vies plutôt que l'actuelle notion du "je fais ce qui m'avantage". 

C'est reconnaître que la majorité constitue la norme sociale et que c'est à elle à définir les règles du vivre ensemble, plutôt que de subir l'imposition à la majorité de normes désirées par des minorités voire des minorités de minorités.

À tout cela s'ajoute une liberté concrète accrue qui n'aura plus à être restreinte par des mesures de gauche sociétale visant à uniformiser tous les êtres humains.

Mon incompatibilité fondamentale avec le libertarianisme

Je comprends que Texane et Liberty Belle puissent penser que j'ai un fond libertarien parce que je suis attaché à certaines idées propres aux libertariens comme notamment la liberté. À la différence de bien des libertariens, c'est une liberté encadrée par des valeurs morales que je défends, lesquelles doivent être implémentées par une autorité supérieure qui prend la forme d'un État.

Un être moral libre ne fera pas tout, même si théoriquement tout lui est permis, "tant que sa liberté ne brime pas celle du voisin". Non, un être moral libre se limitera volontairement dans sa liberté et ses limites seront celles de la morale personnelle et de la morale sociale.

En libertarianisme, ce qu'on définit comme étant le Bien Commun est l'état d'une société libertarienne arrivée à maturité. En d'autres termes, si on applique le libertarianisme, on aura "le Bien Commun", qui n'est autre que la "Main Invisible du Marché". Bref, on ne sait pas ce qu'on aura mais on l'appellera "Bien Commun". Pas de notion de morale impliquée, juste des droits et des libertés qui se rencontrent et s'affrontent.

Comme toute idéologie voulant créer un monde meilleur, le libertarianisme n'a somme toute que des promesses à offrir. promesses réutilisant une partie du mode de fonctionnement de nos sociétés qui, je le crains, ne fonctionne bien que pour une minorité.

Mais d'où vient le libertarianisme?

Origines

Les origines du libertarianisme sont à rechercher dans ... Les Lumières, avec le mouvement Physiocrate. Ces gens affirmaient que plus il y avait de liberté dans le commerce, plus les gens s'enrichissaient. À toutes les fois qu'on a implémentées des mesures de libéralisme dans l'Ancien Régime, sous Turgot et autres, les pauvres sont devenus encore plus pauvres et les riches se sont enrichis. Le blé qui devait circuler librement sur le marché, à un prix librement fixé, était au contraire stocké par les plus riches qui avaient les moyens de constituer des stocks et de laisser monter les prix par rareté.

C'est du libéralisme économique absolu et qui dit libéralisme absolu dit pouvoir à ceux qui possèdent le plus. La "Main Invisible du Marché qui Régule Tout" est une fiction car dans les faits le plus gros joueur dicte toujours sa loi. Dans un tel contexte la liberté des autres est illusoire.

La notion de liberté est née avant tout par et pour le commerce.

La possibilité qu'aucun pouvoir ne soit supérieur à celui de l'argent ou à celui du plus grand possédant me rebute profondément.

J'ai une aversion profonde pour Les Lumières qui sont la cause du libéralisme économique, du libre-échange généralisé, de l'uniformisation de l'être humain comme marchandise et même le précurseur direct des perversions que sont notamment l'idéologie du genre.

Ultimement, le libéralisme est, d'un point de vue religieux, satanique puisqu'il proclame l'individu comme ultime souverain au dessus de tout, érige une création humaine, la propriété, comme étant la chose la plus sacrée, comme le centre de son attention, comme le centre d'un petit univers et comme moyen d'exister et d'imposer sa volonté, au détriment d'autrui au besoin.

Donc le libertarianisme est fondé sur une idéologie économique censée enrichir tout le monde mais qui dans les faits n'a enrichi que les plus riches. Si c'était vrai il y a 250 ans, c'est encore vrai aujourd'hui. On le constate d'ailleurs de nos jours de plus en plus manifestement.

Mais bien pire, cette idéologie de liberté issue des Lumières autorise toutes les licences et détruit la notion de hiérarchie légitime, de respect et même, la nécessité de se hisser par la connaissance et la personnalité  pour devenir une bonne personne.
On voit, sur FB ou ailleurs, des gens qui n'ont pas 20 ans et qui estiment que leur opinion (même pas une réflexion, une opinion) vaut bien les réflexions d'un homme de 48 ans qui a lu DES centaines de milliers de pages de livres, qui a vécu des expériences peu communes dont certaines que je ne peux pas relater et qui a passé 3 ans à étudier le droit et 3 ans à étudier l'histoire sur les banquettes de l'Université. Ces gens sont même trop ignorants pour être convaincus par des arguments auxquels ils sont imperméables car mal équipés intellectuellement pour les comprendre. Alors ils font des professions de foi et injurient ceux qui ne pensent pas comme eux. 
Deux cent à deux cent cinquante ans de cette idéologie des Lumières nous apportent ces grands progrès de la conscience humaine: une opinion vaut bien une réflexion, une profession de foi vaut un développement intellectuel argumenté. Parce que c'est "moi" qui compte, pas ce que je fais de ce "moi" mais le "moi" en soi. L'idéologie des Lumière, c'est l'individualisme érigé en fin en soi et en but à atteindre. Et bien nous y sommes.
Les Citoyens Souverains (Freemen on the land) sont une branche extrémiste du libertarianisme qui se rendent jusqu'à l'infantilisme. Selon eux, s'ils n'ont pas personnellement approuvé une chose, cette chose ne saurait les affecter.

Selon eux, lois et règles sont des contrats desquels ils peuvent se retirer. Comme ils n'ont pas été consultés ou ne sont pas signataires de ces lois, les freemen doivent valider ces lois et s'ils ne les valident pas, ils s'estiment exemptés de les observer.

Sans vouloir leur manquer de respect, le mouvement des Citoyens Souverains est le stade suprême du nombrilisme et de l'auto-importance qu'une personne peut s'accorder.

Les libertariens ne sont pas tous ces Citoyens Souverains, loin de là. Tous les libertariens ne sont pas non plus partisans de la disparition de l'État. Par contre ils sont unanimes à trouver qu'il y a trop d'État.

Je ne suis pas libertarien

Pourquoi je ne suis pas libertarien? Parce que je n'aime pas le "nombrilocentrisme" propre à certains courants libertaires.

Je n'aime pas non plus la notion de "droits" à tout crin qu'on retrouve dans le libertarianisme et bien évidemment dans le droit-de-l'hommisme issu de la Révolution Française qui est issue des Lumières et donc qui a une souche commune.

Je préfère de loin la notion de libertés individuelles. La différence entre les deux? Un droit est opposable à quelqu'un, une liberté ne l'est pas. Un droit peut contraindre les autres à faire ou ne pas faire une chose, une liberté s'exerce par son détenteur sans qu'il puisse se substituer à la volonté d'autrui.

Un droit, ça donne le "Mariage pour tous" qui a été majoritairement rejeté par le peuple français mais qui a été promu par la minorité d'une minorité, voté par l'Assemblée Nationale et imposé au peuple français. D'accord ou pas avec le mariage pour tous, il demeure qu'un droit contraint tout le monde à donner quelque chose à la personne qui le détient. La notion de droits contredit même la notion de liberté en libertarianisme.

Le libertarianisme avec son discours sur les droits et l'individu placé au centre de tout, c'est une approche de gauche sociétale, en d'autres termes de gauche des valeurs.

Mais rien ne vous interdit d'être libertarien, vous en avez... le droit.

D'un point de vue pratique

Nous avons plusieurs exemples de sociétés sans États qui ont l'avantage d'être dans les situations suivantes:

1) Ce sont des sociétés qui avaient un pouvoir bien établi, plus ou moins fort
2) Ce sont des sociétés avec un état plus ou moins présent
3) Ce sont des sociétés qui ont connu l'abolition rapide et soudaine de leur état
4) Ce sont des sociétés qui sont reparties à zéro après la disparition de l'état.

Libye, Somalie et plusieurs autres avec dans une moindre mesure l'URSS post-effondrement partagent ces mêmes caractéristiques.

Que s'est-il passé dans ces État?

Grosso modo la même chose, à savoir la lutte de grands pour l'appropriation des ressources, des moyens de production et du pouvoir régional.

L'absence d'un état avec des moyens d'action produit toujours du chaos qui s'estompe avec le triomphe d'un des puissants en lice.

Ce n'est pas comparable dîtes-vous? Très bien.

Demain matin, nous nous entendons pour faire disparaître notre état, peu importe où nous vivons. Certaines personnes sont propriétaires de vastes terres ou d'entreprises importantes, d'autres sont salariés, d'autres sont assistés.

Tout le monde part-il à égalité dans la nouvelle donne? Bien sûr que non. Les puissants seront les seuls qui seront capables de croitre parce qu'ils possèdent les leviers économiques et ne sont pas encadrés par des règles restrictives.

C'est le libéralisme absolu. La liberté égale pour les poules et le renard. C'est un système "designé" par et pour le renard afin qu'il gagne tout le temps. Qui plus est, c'est un système essentiellement matérialiste malgré sa composante conceptuelle de liberté car cette liberté est définie par, et est au service de: la propriété.

Voilà pourquoi je n'aime pas le libertarianisme. Ce qui n'a rien à voir avec les libertariens comme individus, plusieurs personnes que j'estime et respecte sont libertariens.

Idéologies

Une idéologie c'est une construction conceptuelle d'une situation. C'est un monde idéalisé érigé autour d'une idée phare, d'un postulat ou d'une croyance, le but étant d'instaurer cette croyance et d'en faire la réalité de vie de ses adeptes.

La grande faille des idéologies réside en leur conceptualisation, justement. C'est ni plus ni moins que de vouloir faire plier la réalité du moment pour la faire coller à l'idée personnelle de ce qu'est la perfection.

Les idéologies matérialistes ont le défaut majeur que de ne tenir compte que de la matérialité des choses et laissent en plan la partie spirituelle de la vie humaine. Celle qui ne se compte pas en dollar, celle qui ne se mesure pas. Celle qui suscite l'humilité et la soumission à plus grand que lui, qu'on appelle ça la Nature ou la Divinité ou même plus platement, la "place dans l'Univers".

Survivalisme

Le survivalisme est-il une idéologie?

Le survivalisme ne prétend pas expliquer ni ordonnancer la société ni ne propose un système politique.

Je crois que ça règle la question!


dimanche 13 avril 2014

L'affaire Bundy Ranch, une générale pour miliciens et fédéraux

Ces dernières semaines une situation somme toute banale s'est développée au Nevada, US, en une crise sans précédent opposant We, the people, au pouvoir central états-unien, c'est à dire le gouvernement fédéral. Cette crise s'est soldée par la défaite du gouvernement fédéral états-unien qui n'a pas voulu risquer un affrontement qui aurait probablement, littéralement, mis le feu aux poudres.

Mise en contexte

Cliven Bundy
Cliven Bundy (#Bundyranch sur Twitter) est un rancher (éleveur) du Nevada dont la famille habite ce ranch depuis 1870.

Depuis leur établissement sur place en 1870, les Bundy comme bien d'autres familles du Nevada ont utilisées des terres pour faire paître leurs troupeaux devenues éventuellement terres publiques et propriété du gouvernement fédéral états-unien.

Plus de 80% du territoire du Nevada est de nos jours public land. Ces public land sont des parcs nationaux, des parcs publics, des aires protégées et des pâturages pour les éleveurs.

Il existe une très longue tradition d'élevage dans l'Ouest US et de nombreux films ont représenté cette tradition, bien que de manière très folklorique la plupart du temps.

Ces terres publiques sont gérées par le Bureau of Land Management (BLM).

En 1993 le BLM a décidé «de protéger une espèce de tortue», la tortue du désert, en modifiant les règles d'accès aux terres publiques pour les troupeaux. C'était la raison invoquée. Ce n'est probablement pas la vraie raison et nous verrons pourquoi.

Depuis lors les Bundy ont cessé de payer la redevance au BLM pour leur utilisation des terres publiques par leurs troupeaux. Les motifs: ce sont ses ancêtres mormons qui ont développées ces terres et non le gouvernement fédéral et la seule redevance qu'il accepterait de payer, ce serait au Clark County (une juridiction régionale) et non au BLM.

Il ajoute:
“Years ago, I used to have 52 neighboring ranchers,” he said. “I’m the last man standing. How come? Because BLM regulated these people off the land and out of business.”
Traduction: «Il y a bien des années, j'avais 52 voisins ranchers comme moi. Je suis le dernier homme debout. Pourquoi? Parce que le BLM a conduit ces gens à la faillite et et hors de leurs terres».

Les raisons pour refuser de payer la redevance au BLM sont donc politiques. Bundy comme bien d'autres se méfient du Big Government qui règne au loin et qu'ils considèrent étranger. Ce courant de pensée est très répandu dans les États US de l'ouest. Ces gens sont profondément attachés à leur terre mais aussi aux valeurs inscrites dans la Constitution US et celles liées à leur histoire. Ce sont des conservateurs, souvent très religieux, qui sont peu sensibles aux arguties juridiques et qui veulent protéger leur mode de vie. Ce sont des red necks, surnom employé ici de manière descriptive et non péjorative.

Cette redevance, après 20 ans d’arrérages et d'intérêts, se chiffre autour du million de dollars. 

Après des années de débats juridiques et quelques décisions judiciaires rendues contre Cliven Bundy, le BLM a décidé il y a quelque semaines de passer à l'action. Il a fermé l'accès à des zones de terres utilisées par les troupeaux de Bundy et il a saisi 300 têtes, majoritairement les siennes, afin de les revendre pour payer les redevances dues.

Et c'est là que les choses ont commencées à dégénérer.

Mobilisation contre les "feds"

Le fils Bundy attaqué par le chien lâché par les agents
Pour faire court, un convoi du BLM a été bloqué par le fils de Bundy et qui, refusant de laisser passer les camions, a été agressé par un chien policier lâché sur l'homme par un agent. Bundy fils s'est défendu de l'agression en frappant le chien et a été conséquemment tazé  deux fois.

La population locale a commencé à manifester son hostilité à ces "étrangers" et le BLM a évidemment fait venir des renforts, des agents armés jusqu'aux dents et même des blindés et des hélicoptères.

Les fédéraux ont commencé littéralement un siège de la ferme et ont établi un cordon de sécurité autour des lieux.

Dès que la nouvelle a été connue, un mouvement populaire s'est organisé pour venir en aide à la famille Bundy.

La population sympathisante s'est mobilisée pour venir l'appuyer et pas seulement que la population.

Des milices de partout aux USA ont décidées aussi de sortir en tant que milice et d'aller appuyer Bundy sur place, avec armes et bagages.

Aux USA il est légal pour les citoyens de s'organiser en milices de volontaires, de s'entraîner et de disposer d'armes modernes. Ces milices sont généralement très conservatrices et extrêmement méfiantes du gouvernement fédéral.

En haut: Sniper et spotter du BLM tenant en joue
les protestataires
En bas: Sniper et spotter miliciens en position de tir vers les
forces paramilitaires du BLM.
Ces miliciens se sont déployés autour des forces du BLM.

Quand il a été su que des snipers du BLM avaient été déployés pour intimider des protestataires, les miliciens ont aussi déployés les leurs.

Les protestataires ont été regroupés par les agent du BLM dans des "First Amendment Areas", des zones de liberté d'expression. Le  1er Amendement de la Constitution US garantit la liberté d'expression mais ne fait aucune mention de territorialité.

Or, en délimitant une zone dans laquelle les gens pouvaient exercer leurs droits et pas ailleurs, on consacre du même coup l'idée que les droits constitutionnels ne sont pas valides partout et en tout temps sur le territoire US mais seulement aux endroits que les autorités désignent. Cette mesure a été validée par la Cour Suprême des États-Unis...

Hier, 13 avril 2014, devant l'escalade en cours, le BLM a littéralement fait une reddition sans conditions. Il a levé le siège et accepté de rendre tout le bétail.

Le Sheriff du Comté de Clark, Douglas C. Gillespie, a en effet annoncé que le BLM se retirait, remettait tout le bétail saisi à son propriétaire et acceptait même que les bêtes puissent retourner paître comme avant sur les terres en question! Statu quo ante.

Les supporteurs de Bundy se sont alors dirigés vers les agents du BLM afin de libérer les troupeaux captifs, ce que voyant le BLM a fait savoir qu'il allait tirer à vue sur ceux qui tenteraient de libérer les bêtes.

Le Sheriff a calmé le jeu et la tension à baissée.

La crise est terminée. We, The People 1 - Gouvernement fédéral US 0.

Questions en suspend

Pourquoi ce retrait humiliant pour les agents du gouvernement? Officiellement c'était pour rétablir la paix et éviter les pertes civiles. Ce n'est pas du tout dans la ligne de pensée normale de ce gouvernement.

Il court toutes sortes de rumeurs dont l'évincement des fermiers locaux pour faire de la fracturation en vue d'extraire du pétrole du sol (aux USA, les gens sont propriétaires du sous-sol comme de la surface). C'est plus que plausible puisque le BLM vient de récolter 1,27 millions de dollars en redevances de bails de concessions de fracturation hydraulique!

En 2012, la Chine, à travers des prête-noms locaux, voulait installer un réseau de panneaux solaires afin de produire de l'électricité sur ces mêmes terres.

Il semble donc possible et plausible que le BLM ait agi pour le bénéfice d'intérêts privés et au détriment des locaux.

Observations

À propos des USA, on parle beaucoup des milices (toujours qualifiées d'extrême-droite) et du conservatisme des états-uniens du centre du pays. Néanmoins on ne les a jamais vues à l’œuvre dans un affrontement direct et à découvert face aux troupes fédérales, avec un risque élevé de violence.

C'est maintenant chose faite. De très nombreuses milices et de très nombreux miliciens ont répondu à l'appel. Les milices patriotiques ont prouvées qu'elles avaient la volonté et la capacité de mobiliser leurs troupes et de répondre à l'appel.

Bien sûr elles se sont déjà opposées aux forces de l'État, comme à Phoenix pendant les événements d'Occupy:


Mais elles faisaient plutôt de la dissuasion que de l'intervention.

Cette fois-ci c'est différent: on sentait la résolution des citoyens-miliciens de même que celle des citoyens armés et à cheval venus prêter main-forte aux Bundy.

Il n'est pas étonnant que les feds aient reculés et cédé le terrain, malgré la loi qui leur donnait raison et deux jugements de cour qui leur donnaient droit et légitimité, juridiquement parlant, d'agir comme ils ont agi.

Il est plus que probable que des ordres venus d'en haut, de très haut, soient arrivés pour les sommer de se retirer. Cet incident est en effet venu tester la résolution des patriotes états-uniens, c'est à dire les fidèles de la Constitution. Force est de constater que les patriotes et les milices ont tenu le coup en étant prêts à tirer les premiers coups de feu de la 2ème Révolution Américaine.

Le retrait fédéral, sage dans les circonstances, démontre que le gouvernement des États-Unis n'est pas prêt à livrer une guerre civile qui commencerait par un mouvement sécessionniste rapide et brutal après des affrontements armés et sanglants. Il n'y est pas prêt car il n'est pas certain du tout de la gagner et plus encore, une guerre civile viendrait ruiner totalement et le dollar, et les approvisionnements des USA, et son statut de Superpuissance capable de dicter ses volontés sur toute la planète.

N'oublions pas que les États ont des Gardes Nationales, des armées d'État équipées souvent des surplus désuets des forces armées, navales et aériennes US mais composées de patriotes ayant servis dans l'armée US. Ces Gardes Nationales pourraient très bien être mobilisées contre des agents fédéraux qui viendraient régenter d'un peu trop près les affaires intérieures des États.

Une chose est certaine, le 13 avril 2014 est une date importante dans l'histoire US et elle fera tache d'huile, sans l'ombre d'un doute.

MISE À JOUR 2014-04-14:

Il semble qu'au Texas on vive aussi le même genre d'agissements du BLM qu'au Nevada:
http://gopthedailydose.com/2014/04/11/not-just-nevada-blm-land-grabbing-90000-deeded-acres-in-texas-too/

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Récapitulatif des événements par David Knight, correspondant d'InfoWar


Le survivalisme pour les femmes

Note préliminaire

J'ai commencé à écrire cet article il y a plusieurs semaines et avant d'avoir lu Femmes au bord de la crise, de Piero San Giorgio

Voilà bien longtemps que je voulais écrire sur le sujet et la sortie de ce livre m'a incité à finalement me commettre.

Il se peut que je touche des sujets mentionnés dans ce livre, ou l'inverse, que je tienne des propos similaires à ceux qu'on y trouve, ou l'inverse, que j'aie des positions similaires ou opposées.

Connaissant Piero comme auteur et comme ami, je sais qu'il ne fait jamais de travail bâclé et qu'au contraire ses écrits sont toujours extrêmement  bien fouillés et documentés.

Ayez seulement en tête que vous lisez ici un article et par conséquent, ce n'est pas le medium approprié pour faire de longs développements.

Après avoir rédigé cet article je lirai Femmes au bord de la crise et je ferai dans les semaines à venir une revue de ce livre.

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Le survivalisme tel que généralement représenté exerce une très faible attraction sur les femmes. À moins de chercher des informations sur le survivalisme, le homesteading (la vie de Base Autonome Durable ou BAD), la préparation, les informations qui touchent spécifiquement les femmes (la "littérature féminine") n'en parlent pratiquement pas, d'où les faibles possibilités qu'ont les femmes d'entrer en contact avec le survivalisme contemporain. Tout ce qui reste c'est l'idée que les médias mainstream en font: des trucs de red necks du Mid West états-uniens, avec des bunkers et des armes qui débordent des entrepôts.

Dans un tel contexte les femmes ont peu accès à de l'information sur le survivalisme et quand elles y ont accès, elles sont rebutées par l'image qui s'en dégage.

C'est tout à fait normal. Cela tient à nature de la femme comme à celle de l'homme. Attention ici: on aborde des généralités qui, je tiens à le préciser, supportent parfaitement bien des exceptions. 

Postulats

Contrairement à ce qu'on tente de nous faire croire à travers les médias et les groupes de pression, les hommes et les femmes ne sont pas pareils et il existe des sujets, des façons de faire et de penser, des approches qui touchent exclusivement ou principalement les hommes et des sujets, des façons de faire et de penser, des approches qui touchent exclusivement ou principalement les femmes.

Question "philosophique": l'homme et la femme sont-ils égaux? S'il ne sont pas pareils, ils ne sauraient être égaux. Hommes et femmes ont leurs forces et faiblesses respectives. S'ils ne sont pas égaux en revanche ils sont aussi importants l'un que l'autre, et cette importance est, à bon escient, constitutive d'égalité juridique.

Examinons ces inégalités complémentaires.

L'homme est généralement plus visionnaire (donc rêveur) que la femme. Il se projette plus facilement dans des situations fictives et envisage donc plus facilement des choses qui n'existent pas encore, que ce soient des inventions ou des situations.

La femme quant à elle vit davantage dans le concret, dans le réel. Elle est plus tournée vers le bon fonctionnement des choses actuelles réelles.

L'homme "objectivise" les choses, c'est à dire qu'il lui est plus facile de contempler une situation de loin, sans s'inclure alors que la femme les "subjectivise", c'est à dire qu'il lui est plus facile de se situer et de se positionner avec sa réalité dans une situation qu'elle envisage. 

L'homme veut plus, la femme veut mieux. Dans l'achat d'une maison, l'homme regardera plus les potentialités alors que la femme s'attardera à l'état réel des lieux et ce qu'elle peut faire avec cet environnement. La femme a besoin de cohérence donc de stabilité, l'homme de possibilités.

Précisions importantes: on a longtemps présentées les femmes comme étant des êtres irrationnels alors que des deux sexes, ce sont elles qui sont plus axées sur la cohérence! Il serait temps de remettre les pendules à l'heure.
Anciennement l'homme blanc occidental de bonne famille était le cadre de référence et tout ce qui s'en éloignait était médiocre. La femme était conséquemment un homme diminué, donc médiocre. Mais ça c'était avant. Depuis qu'on a compris que l'homme et la femme pensent, ressentent et envisagent les choses différemment, il est enfin possible de disposer de deux échelles de "mesures", ayant chacune ses axes propres, donc de légitimer la pensée masculine ET la pensée féminine.
Le mouvement féministe, surtout chez les radicales, tente d'inverser les choses et d'instaurer une échelle unique de comparaison qui soit féminine. C'est aussi stupide et idéologique que dans les temps anciens où c'était l'homme bien né qui était l'étalon de mesure.

Un couple, une famille qui fonctionne bien, c'est un couple ou une famille qui agit de concert et pour cela, il faut une volonté commune et l'accord des deux. On ne va nulle part quand on ne va pas dans la même direction.

Voilà les bases de ma réflexion, lesquelles sont fondées sur mes observations, mes lectures, mes recherches et mon expérience.

Non la femme n'est pas un petit oiseau qui piaille des choses insignifiantes et non, l'homme n'est pas un adulte immature qui agit comme un enfant qui se croit invincible.

Le faible attrait du survivalisme chez les femmes

Les bases ayant été posées, regardons l'attrait du survivalisme chez les femmes.

Le survivalisme attire traditionnellement moins les femmes au premier abord en ce qu'il est généralement dans la projection (pessimiste) vers l'avenir. On se prépare à une catastrophe naturelle. On se prépare à une crise économique. On se prépare à une épidémie. Tout cela est hypothétique et bien peu en adéquation avec la réalité du moment. Qui plus est ce discours survivaliste très années 1950 ou 1960 ne parle de que compenser la détérioration de nos modes de vie par des expédients. On échange la maison pour un bunker. Pas très attrayant pour les femmes.

On peut être convaincu qu'un jour un astéroïde dévastateur frappera la Terre. Ça s'est déjà vu plusieurs fois dans le passé. Toutefois les probabilités que ça arrive à l'échelle d'une vie humaine sont minimes et pourtant il y a plusieurs survivalistes (très majoritairement hommes!) qui s'y préparent.

Pour la femme qui allaite son bébé par exemple, ça ne soulève absolument aucune passion: elle est davantage préoccupée par son enfant avec qui elle a une relation quasi-fusionnelle que par un gros caillou qui peut-être un jour nous frappera, ou pas. L'enfant est là, dans le présent, et il doit boire, il doit être dans des couches propres et il doit être en santé. Le caillou attendra, la réalité concrète commande.

La femme qui n'a pas encore eu d'enfant envisagera souvent le moment où elle en aura un et se révèle elle aussi généralement assez peu sensible à l'argument de l'astéroïde. Elle préfère appréhender sa vie présente et sa suite immédiate.

Je grossis les traits mais c'est tout de même conforme aux différences de conception de la vie selon les sexes.

Il y a pourtant des femmes survivalistes

Oui! car elles sont tombées sur une définition intelligente du survivalisme, qui allie à la fois projection dans l'avenir et cohérence avec le présent.

Il s'agit du survivalisme comme démarche de développement et de maintien de l'autonomie. Ce survivalisme, parfois appelé prepping ou "néosurvivalisme", allie la projection dans l'avenir et la sécurité du maintenant pour maintenant et plus tard.

Ce survivalisme contemporain met l'accent sur l'adaptation du mode vie afin de réduire la vulnérabilité face aux défaillances des systèmes de support et non la simple mise en place de plans de secours une fois que les situations perturbantes sont arrivées.

Il n'est plus question d'expédients pour "quand ça arrivera". Il est question d'aménager la vie actuelle, son confort, ses facilités, pas de les sacrifier. Car n'oublions pas une chose essentielle: les questions pratiques sont l'apanage des femmes. Si la vie des premiers colons peut faire rêver les hommes, les femmes elles demanderont si la machine à laver est comprise dans la cabane en bois rond au fond des bois, car l'homme n'aura généralement pas d'abord pensé à "des questions aussi superficielles". En survivalisme c'est la même réaction.

Le survivalisme contemporain axé sur l'autonomie prône la vie "survivaliste" c'est à dire le plus autonome possible en tout temps et sans attendre d'événements perturbateurs. Cette vie "survivaliste" ne fait pas abstraction du confort et des facilités d'approvisionnements de toutes sortes, elle les maintient et mieux encore, les sécurise. Un mode de vie prévoyant qui assure le nécessaire pour maintenant et pour demain, voilà aussi qui parle aux femmes.

Plus les années passent plus les gens réalisent la fragilité de nos systèmes. Les femmes n'y font pas exception car elles sont majoritairement les premières à constater la rareté grandissante de la nourriture, les prix plus élevés des denrées, la détérioration de la qualité de aliments, la cherté grandissante de la vie.

Fanfaronnades et vulnérabilités, mais ça c'était avant

Les hommes, c'est connu, aiment crâner. Contrairement à ce qu'on pense, ce n'est pas seulement pour impressionner les filles, c'est aussi pour se définir et surtout s'obliger à agir comme ils s'en vantent quand ils crânent. Un homme qui ne prétend jamais être capable d'affronter un criminel ne se sentira pas obligé de le faire le moment venu. Par contre celui qui le dit, se sentira obligé de passer par dessus sa peur et d'agir pour être en conformité avec ce qu'il dit de lui-même. Ces crâneries sont en fait une construction de l'identité masculine.

D'un autre côté il est de bon ton de nos jours pour une femme de prétendre pouvoir se passer des hommes. En fait, elles ne peuvent le dire que parce que nous vivions dans des environnements sécuritaires et bien approvisionnés. Les femmes sont beaucoup moins portées à la violence brute ou aux affrontements. Que la situation sécuritaire ou économique se détériore et bien des femmes n'oseront plus sortir seules.

L'ancienne forme du survivalisme, la forme originale, mettait beaucoup l'emphase sur "j'ai et je défends". La version contemporaine en revanche est fondée sur bien d'autres facteurs et d'autres valeurs dont la production alimentaire préalable à "la" catastrophe, le réseau social, l'échange des surplus, l'entraide, la coopération et bien évidemment l'autonomie familiale.

Si l'ancienne forme de survivalisme rebutait les femmes la nouvelle au contraire leur parle car elle fait une place importante voire centrale à plusieurs dimensions féminines, dont beaucoup de côtés pratiques et de choses concrètes.

Mais plus que tout ça, elles se sentent à leur place dans le modèle contemporain du survivalisme. Et quand je dis "à leur place", je ne sous-entends pas "à la cuisine". Elles se sentent à leur place dans l'ordre des choses, elles sentent que le survivalisme bien compris s'adresse à elles.

Messieurs

Je reçois à chaque mois une ou plusieurs questions de la part d'hommes survivalistes me demandant des trucs pour amener leur femme, conjointe, petite copine, à s'intéresser au survivalisme et à y investir du temps.

Présentez-leur le survivalisme contemporain!

Ma femme était très réticente face à la Préparation et si elle me laissait aller sans tenter de me décourager, elle n'en voyait pas fondamentalement le besoin. Puis...

"Bon, d'accord, des réserves de nourriture à longue conservation, ce n'est pas du gaspillage puisqu'on va la manger quand même."

"Bon, d'accord, stocker de l'essence ce n'est pas perdu, ça peut servir si on se retrouve encore dans une crise comme celle du verglas".

"Bon d'accord, une arme à feu c'est pas mon truc mais si ça peut lui plaire, c'est un loisir comme un autre". Plus tard: "eh mais c'est cool, en plus je touche ma cible à chaque coup!"

Après toutes ces années, ma femme ne se qualifie toujours pas de survivaliste mais elle ne manque pas une occasion de m'indiquer qu'elle a pensé à quelque chose qui améliorerait notre préparation. Pas survivaliste, ma femme? Ya right!

Elle n'est pas survivaliste comme moi, elle l'est comme elle.

C'est cela qu'il faut retenir.

Nous avons même entre nous notre blague d'initiés: quand je veux acheter du matériel survivaliste un peu onéreux, je lui en parle et elle me répond souvent "d'accord mais ça vaut x paires de chaussures pour moi!". 

J'en profite pour ajouter que même si beaucoup de féministes et de gauchistes épidermiques me méprisent et me haïssent avec la plus grande énergie, m'accusent de vouloir retourner les femmes à la cuisine, voire d'être un phallocrate batteur de femmes, etc., dans les faits, je suis un homme macho tel que défini par Alain Soral soit:
Gros con pitoyable dont on a dit depuis trente ans tout le mal possible, mais aussi : mâle pudique à l'ancienne qui respectait sa mère, protégeait sa femme et se sentait responsable de ses enfants, soit le contraire de la demi-fiotte actuelle, si fragile et toujours à sa propre écoute, dont les femmes avouent avoir de plus en plus de mal à se satisfaire...
Je reconnais être cela et plus: je suis aussi le cuisinier en titre de la maison qui prépare 90% des repas familiaux, ma femme n'a jamais lavé le plancher une seule fois (ou peut-être une fois mais certainement pas deux), je lave mes vêtements moi-même, je ne donne pas le bain à mes enfants mais j'ai initiée mon aînée aux armes à feu quand elle avait quatre ans et demi, sous étroite supervision évidemment mais je veux qu'elle apprenne à se défendre. Quant aux dépenses d'acquisition, je demande toujours à ma femme car nous avons un compte conjoint et que notre argent c'est l'argent de la famille, pas le mien ni le sien propre. Idem pour les grandes décisions familiales qui sont prises conjointement ou pas du tout. C'est la famille qui est impliquée, c'est la famille qui décide, enfin, les personnes en charge de cette famille. Oui j'exerce du leadership dans notre famille, c'est dans mon tempérament et dans ma nature, mais ma femme a un droit de véto. Parce qu'elle est une personne, parce qu'elle partage sa vie avec moi et qu'elle est la mère de mes enfants.

Survivalisme au féminin

Ça n'existe pas, pas plus qu'il n'existe de survivalisme "au masculin". Le survivalisme actuel fait part égale aux besoins et aux préoccupations typiques de l'homme et de la femme et c'est ce qui fait sa force: son équilibre. On voit par ailleurs aux USA une multitude de blogues survivalistes très intéressants et très populaires qui sont tenus par des femmes.
Il est normal pour les hommes de s'intéresser aux aspects du survivalisme qui touchent plus les hommes. Toutefois ce n'est pas ainsi que vous attirerez des femmes dans le survivalisme.

Quant aux femmes qui sont venues au survivalisme d'elles-mêmes malgré les odeurs et les apparences de testostérone, chapeau, vous êtes des visionnaires parce qu'il n'est pas facile de dépasser les apparences. 

Maintenant, répandez vos convictions, les femmes doivent aussi se "survivaliser".