deux-mille-fucking-douze... (le survivalisme et 2012)

2012, et alors?


2012 ou 2013 ou 2020, le survivaliste n'a pas de dates.

Car le survivaliste qui se respecte se prépare pour aujourd'hui même ou demain, pas plus loin. Il ne sera peut-être pas prêt aujourd'hui ou demain mais il y travaille.

La folie de 2012, c'est le reflet de l'angoisse des gens qui craignent l'avenir. C'est parce qu'ils ne sont pas préparés! Plus particulièrement, c'est parce qu'ils croient que se préparer ne donne rien. Mais c'est vrai: 1000$ en armes à feu, 1000$ en bouffe, 2000$ en matos, c'est deux voyages dans le Sud ça!

J'ironise mais il y a quand même un fond de vérité.

Mais au delà de l'ironie, il y a une cruelle vérité: les gens ne se préparent pas parce que ce n'est pas à eux de le faire, les autres (gouvernements, organismes, ONU, armée, sécurité civile) sont payés pour les protéger. Ce qui est vrai, j'en conviens. Mais l'autonomie alors? La capacité de se débrouiller seul, comme des grands?

Au début, lorsque je parlais de prepping avec ma conjointe, ça l'angoissait. L'angoisse des catastrophes à venir, l'angoisse de la perte du mode de vie, etc.

Avec les mois, à force de lui casser les oreilles (!), elle a perdu de son angoisse et s'est même mise à penser prepping; elle me donne des idées maintenant et pense à des choses auxquelles je n'ai pas pensé.

Que s'est-il passé? Elle a réalisé que ne pas se préparer n'éloignait pas les risques pas plus que ça ne les rapprochait. En embarquant progressivement dans la pensée "prepping", elle s'est "empowered" comme disent les anglo, elle s'est donnée du pouvoir sur les événements hypothétiques.

Elle est maintenant prête à apprendre le tir à la carabine, elle veut tanner les peaux que j'aurai chassées, elle commence à s'intéresser à la nourriture, l'eau, les équipements. Ce qui l'a aidée à s'intéresser, c'est le dutch oven que j'ai ramené un soir après le boulot: elle adore les équipements de camping!

Et c'est ça le point: s'intéresser à un aspect de la préparation pour ensuite élargir. Le survivaliste n'est jamais prêt à son goût mais il est prêt quand même. Pour certains ça commence avec l'attirance pour le pouvoir de vie et de mort que procurent les armes à feu. Pour d'autres c'est le camping, ou l'apprentissage des techniques ancestrales, ou même le sentiment d'appartenir à une communauté. Puis on prépare un autre aspect, puis un autre, puis on achète une terre, on l'aménage, etc.

2012? C'est une blague! Ça se peut que ça chie, pas parce que ce sera 2012 mais parce que ce sera une catastrophe de plus dans longue liste des catastrophes qui ont grevé le développement de l'humanité.

Mais nous serons prêts!!! :) Print this post Imprimez ce billet

Commentaires

Anonyme a dit…
Ya t'il moyen de te contacté pour echangé car au quebec les adepte du survivalisme se font tres rare.
Victor Nettoyeur a dit…
Ce commentaire a été supprimé par un administrateur du blog.

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