Il n'y en aura pas pour tout le monde...


Jusqu'à présent, notre planète peut nourrir facilement les 7 milliards d'habitants qu'elle compte et même au delà.

Les règles économiques font que cette nourriture n'est pas accessible à tout le monde: ceux qui en gaspillent sont malades de leur alimentation, ceux qui n'en ont pas sont aussi malades de leur alimentation.

Le fait est que nous pourrions monter jusqu'à 10 milliards d'humains pour peu que nous puissions assurer une répartition équitable des ressources alimentaires.

Sommes-nous en surnombre? Je n'ai pas de jugement là dessus.

Je sais que nous, en Occident, n'avons pas besoin d'enfants car nous avons un système de sécurité sociale qui pourvoit, plus ou moins bien, aux besoins de ceux qui sont trop vieux ou malades pour gagner leur croute.

Ce système encourage les ménages à faire des familles moins nombreuses puisque la qualité de vie n'est pas déterminée par le grand nombre de bras dans la famille mais au contraire le faible nombre de bouches à nourrir et de cerveaux à éduquer.

Je sais aussi que dans les pays en développement la richesse, c'est le nombre d'enfants qu'a une famille.

Plus il y a d'enfants, plus il y aura de production faite par la famille et plus il y aura de revenus qui iront garnir les goussets du père. 

Les pays en développement ont une grande natalité puisqu'ils ont besoin de main d'oeuvre en l'absence d'un système social qui prend en charge les vieux.
Tous ces gens bouffent. Le monde développé bouffe mal et trop, le monde en développement mal et trop peu. 

Jusqu'à présent, depuis le XXème siècle, les disettes et les famines n'ont eu lieu que parce que l'Homme les avait causées ou parce que l'Homme les a laissé se développer. L’Ukraine dans les années 30, famine provoquée. Biafra, Éthiopie, famines qui auraient pu être évitées mais qui ne l'ont pas été. 

Il y a de quoi nourrir tout le monde à l'heure actuelle. La répartition des richesses alimentaires, c'est une autre affaire, mais il y en a bel et bien pour tout le monde.

Nous produisons énormément de bouffe parce que nous avons une industrie chimique et biochimique qui dopent les rendements des terres cultivées. Que celle-ci ne puisse plus produire ou ne puisse plus être distribuée et c'est la catastrophe!

Et si nous la vivions, cette catastrophe: que ce soit un effondrement technologique dû à un cataclysme ou à une crise économique majeure et universelle, il n'y en aura pas pour tout le monde. Et ça peut aller très vite!

Imaginez si le pétrole n'est plus transporté ni distribué, si l'électricité devient difficile à produire, si les pièces, les véhicules, les équipements ne sont plus livrés faute de moyens de transport... Et si l'industrie chimique dont nous dépendons pour les rendements agricole cessait ses activités?

Les surfaces en culture actuellement seront tout de suite réduites du tiers ou de la moitié car les engrais et les pesticides, fondements de l'agriculture moderne, ne seront plus disponibles. Dès lors,
  • il faudra revenir à la technique de la jachère afin de permettre aux sols de régénérer leurs nutriments, ce qui diminue le nombre de m2 de terre cultivables chaque année
  • certaines terres qui ne sont pas vraiment propices à l'agriculture et ne qui fournissent du rendement que parce qu'elles sont engraissées chimiquement et protégées par les pesticides; seront simplement abandonnées
  • les récoltes seront réduites par la vermine et les insectes qui étaient auparavant contrôlés par les pesticides
  • le carburant, indispensable au fonctionnement de la machinerie agricole ne sera plus disponible ou trop onéreux et l'usage de cette machinerie extrêmement restreint
  • la distribution des récolte, qui nécessite des camions, des trains, des élévateurs, sera elle aussi grandement affectée

Bien que nous produisons largement plus que nos réels besoin, tous pays confondus, la diminution de nourriture disponible créera une énorme pression sur la population et non seulement les plus pauvres mourront de faim mais aussi les populations les plus riches connaîtront la famine et la mort.

De là l'importance de développer non seulement nos réserves de nourriture mais nos moyens d'en produire, à l'échelle familiale. Les potagers à l'arrière des maison c'est bien mais ce n'est qu'un début.
Si nous devons évacuer les villes en masse pour défricher, cultiver et récolter, encore faut-il savoir comment faire! 

Bien sûr un tel scénario catastrophe est presque improbable. Rappelez vous pourtant qu'en 2008, le prix des denrées a atteint des sommets à cause de la hausse du prix du pétrole. On ne parle même pas de rareté, on parle de bête mouvement de l'économie et de spéculation massive sur l'énergie. Et le même mouvement reprend, avec de graves incertitudes économiques en Amérique du Nord et en Europe... Ça promet...

Les réserves alimentaire font un temps. Mais après?

Visons la simplicité et l'autonomie!
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Commentaires

Les potagers à l'arrière des maison c'est bien mais ce n'est qu'un début.
Si nous devons évacuer les villes en masse pour défricher, cultiver et récolter, encore faut-il savoir comment faire!

Sortir tout le monde des villes/balieu ne sera pas la solution. Il va, au contraire, falloir cultiver toutes les terres disponibles en villes, les pelouses d'entreprise, le terre plein du boulevard, ect. Juste la région de Montréal s'est développer sur une terre meilleure terre arable du Québec, il serait folie d'abandonner cette belle ressource sous prétexte qu'il y a trop de béton...
Victor Nettoyeur a dit…
Ouais tu as bien raison mais j'ai l'impression que la force de l'habitude, l'inertie naturelle et le droit de propriété vont parler plus fort que la raison.

J'anticipe un gros temps de réaction avant que ça commence à bouger, si une telle situation se présente bien entendu!
Ça peut aller assez vite merci, fais juste une petite recherche sur les victory garden durant la guerre mondiale... Il y a de l'espoir!
Anonyme a dit…
3 conseils qui ne coûtent pas chers :
- Plantez des arbres fruitiers le plus rapidement possible...Il faut plusieurs années avant que les rendements deviennent conséquents mais une dizaine d'arbres peuvent fournir 50% de l'alimentation annuelle d'une famille entière quasiment sans rien faire !
- Devenez végétarien dés maintenant ou contentez vous de la viande que vous pouvez vous même produire. le plus facile étant les oeufs, les poulets et les lapins qui peuvent être nourris par vos surplus de production éventuels.
- Apprenez dés maintenant à faire vos semences et à les stocker....C'est bien plus complexe (un livre sur le sujet sera vite rentabilisé) que de simplement cultiver les légumes avec les semences des autres....Et on peux apprendre à faire ça même sur un balcon
Capausoleil
Victor a dit…
Très judicieux conseils Capausoleil!

Et puis ça ne fait jamais de mal d'être autonome et de produire ses propres fruits!

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