Les priorités dans la vie...

Dans la vie il y a des priorités, tout le monde le sait.

À cet effet vous avez aussi sûrement entendu parler de la Pyramide des besoins de Maslow?


Pour résumer, Maslow a hiérarchisé les besoins de l'humain occidental et les a synthétisés dans une représentation graphique. À la base de cette pyramide sont les besoins de base, les besoins sans lesquels la vie n'est pas possible. Plus on s'élève dans la pyramide plus les besoins identifiés s'éloignent de la physiologie pour entrer dans le domaine de la psychologie.

L'être humain, pour être heureux, doit pouvoir combler tous ses besoins.

Quid quand la réalité usuelle est bouleversée?

Les besoins restent les mêmes, seul change le contexte de leurs réalisations.

Cela signifie que les besoins du  premier palier de la pyramide, les besoins physiologiques, demeurent aussi critiques et essentiels à la vie qu'avant. Si vous ne pouvez pas vous nourrir et vous tenir au chaud, il est superflu de songer au besoin de sécurité en encore moins au besoin d'estime.

Dans le prepping, c'est la même chose. Beaucoup de gens hésitent à se préparer parce qu'ils considèrent leur vie actuelle et se voient incapables de recréer cette vie dans une réalité bouleversée par une catastrophe humaine ou naturelle. C'est prendre le problème par le mauvais côté de la lorgnette.

Ce qui compte, ce n'est pas le rosbif dominical, ce qui compte c'est de pouvoir se nourrir sainement; et tant mieux si le dimanche nous mangeons du rosbif.

Ce qui compte ce n'est pas de dépendre de la police, de l'armée ou de la sécurité civile en cas de catastrophe, ce qui compte c'est d'être en sécurité chez soi et d'avoir les moyens de rester hors de danger le temps que la crise durera.

La question sous-jacente c'est bien celle-ci:
De qui ou de quoi dois-je dépendre pour combler mes besoins, en tout temps et en toutes circonstances?
La réponse est simple, non?

La priorité c'est la vie et les moyens de la maintenir. En second lieu vient la facilitation du maintien de la vie, puis le confort à vivre et maintenir cette vie, tant dans la normalité actuelle que dans une nouvelle normalité avec des référents différents.

Qu'on soit libertarien, syndicaliste, de droite ou de gauche, humaniste, individualiste, débonnaire ou égocentrique, il demeure une constante: vous devez maintenir et protéger votre vie et celle de votre famille. Vous pouvez compter sur la Sécurité Civile en cas de pépin; vous pouvez compter sur l'État en cas de malchance dans votre vie: ce sont des options mais ce faisant vous dépendez d'inconnus pour assouvir vos besoins de base.

D'un autre côté la prospérité de l'être humain comme espèce dominante et capable d'influencer le cours de la Vie sur toute la planète tient au fait que notre espèce est collaborative: nous avons besoin les uns des autres pour survivre et prospérer. Les barrages hydroélectriques, les satellites, la farine qu'on a dans notre garde-manger, les villes et villages, tout cela vient du besoin d'autrui et de la collaboration avec autrui.

Comme espèce, nous sommes dépendants des autres membres de notre espèce. 

En revanche comme individus, nous avons intérêt à ne dépendre de personne et à ce que personne ne viennent grever nos ressources, en clair, que personne ne dépende de nous. 

Nous travaillons pour assurer notre vie et celle de notre famille, nous accumulons des réserves qui nous serviront en temps plus difficiles et nous faisons des sacrifices, parfois lourds et contraignants, dans l'espoir qu'ils rapporteront dans l'avenir. 

Selon ce point de vue, les autres sont un poids mort et une contrainte, surtout quand ils sont dans le besoin et vous dans le surplus...

Ces deux propositions, collaboration et individualisme, semblent contradictoires mais se complètent. 

En effet, une fois que vous avez comblé vos besoins de base, vous devez vous tourner vers les autres pour combler le reste des besoins et c'est là que la prospérité commence. La réalisation sociale suppose une réussite comme individu et une société pour l'apprécier.

Je viens de la région de Shawinigan et pendant mon adolescence, j'ai vu une Rolls Royce. J'étais impressionné, c'était la seule dans la région, ai-je plus tard découvert. Eh bien quand j'ai demandé à qui elle était, tous les gens savaient qu'elle appartenait à monsieur S., ingénieur et entrepreneur en construction. Il avait réussi dans la vie et il était notoire qu'il était riche. Réussite individuelle, reconnaissance sociale. 

Dans une optique survivaliste, votre réussite individuelle peut se traduire par une capacité à accumuler des surplus de ressources par votre dur labeur ou votre grande préparation. Votre accomplissement social sera réalisé par le troc ou le commerce qui vous permettra d'écouler vos surplus et à vous procurer ce qui vous manque.

La priorité, en toute chose, c'est l'autonomie, l'indépendance, la capacité à pourvoir à tous les besoins qui peuvent être comblés par soi-même. Que nous évoluions dans une société post-moderne où l'autonomie se mesure en dollars ou que celle-ci disparaisse et que l'autonomie se mesure en biens, en outils et en denrées, c'est cela qu'il faut viser, comme survivaliste.


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