Revue: la Samozaryadnyi Karabin Simonova (SKS)

La SKS (Samozaryadnyi Karabin Simonova) est une carabine semi-automatique d'origine soviétique, conçue en 1945 et destinée à équiper les troupes de l'Armée Rouge.


Elle a été supplantée assez rapidement par l'AK47 (hmmmmmmm!) mais est demeurée une arme d'entraînement, de troupes d'arrières et de cérémonies.

Chambrée en 7,62x39mm, elle a une bonne force de frappe mais son recul reste fort raisonnable. Son magasin fixe originel compte 10 cartouches (bridé à 5 ici, à cause de la loi canadienne).

Cette arme était conçue pour les combats à moyenne distance (200 m. et moins) et n'offre pas la précision d'une arme de chasse ou même des armes de la 1ère Guerre Mondiale (Mauser KAR-98, Mosin-Nagant, Lee-Enfield, etc.). 

Particularité: elle a une baïonnette repliable intégrée!!! 

Pour la chasse on peut sans problème s'en servir pour abattre des chevreuils et même des ours. Quant aux orignaux ça manquerait peut-être un peu de puissance et définitivement de précision pour du tir à plus longue portée, mais ça fait le boulot à moins de 100m.

La SKS a plusieurs qualités:

Comme toute arme de conception soviétique, elle peut être échappée dans l'eau, le sable et la boue et quand même continuer à tirer. Elle est extrêmement robuste et fiable.

SKS considérablement modifiée, ce qui en fait une toute autre arme
Elle peut être transformée avec une quantité incroyable d'accessoires et des pièces "after-market": crosse (repliable, Monte-Carlo, Draghunov, etc.), lunette avec monture arrière ou sur le côté, magasin détachable 5/30 (magasin de 30 balles bridé à 5), et bien d'autres détails qui font la joie des amants du "custom".

Ses munitions sont très peu onéreuses. On peut trouver facilement des munitions de surplus (illégales pour la chasse mais parfaites pour le tir à la cible) à raison d'une caisse de 1200 rondes pour moins de 200 dollars. 

Les munitions de chasses reviennent à aussi peu que 20 pour 12 dollars.
Les SKS sur le marché ont deux principales origines: Russie et Chine. Les SKS chinoises sont neuves mais moins précises et fiables que les SKS Russes, qui elles datent des années 40-50 mais ont été remises à neuf par les arsenaux russes.

Le rechargement du magasin se fait avec des clips de 10 rondes. 

On peut adapter ces clips pour qu'elles ne contiennent que 5 balles, ce qui rend le rechargement plus rapide. 

Le rechargement par clip est plus rapide que le changement de magasin, si vous avez décidé d'installer un magasin amovible et interchangeable. 

Par contre, si nous avions droit aux magasin de 30 rondes, ceux-là seraient plus avantageux  utiliser que des clips.

Quant à la cadence de tir, elle peut être élevée, cette arme prend bien la chaleur. Comme toute arme plus elle chauffe plus elle va dilater et moins elle sera précise mais au moins, elle ne bloquera pas, ne s'enrayera pas et livrera des performances égales.

Le démontage: un charme! Rapide, simple, peu d'étapes requises.

Ses défauts:

Imprécision relative pour la chasse à moyenne et longue distance.

Poids assez élevé. Le bon côté c'est que ça stabilise le tir, le mauvais c'est qu'à la longue elle peut être fatigante à porter.
Les munitions de surplus russe sont corrosives. Rien pour écrire à sa mère mais assez pour devoir s'assurer de bien nettoyer après chaque séance de tir.

Poids mort de la baïonnette, elle peut être remplacée cependant par un bipied. 

Ça ne changera pas grand chose au poids mais au moins ce poids servira à augmenter la précision de vos tir appuyés. 

Ou encore, vous pouvez simplement l'enlever.

Usure plus ou moins prononcée des pièces et du canon (dans le cas des armes soviétiques) mais encore là ce n'est pas très important.

Bilan:

En définitive, c'est une arme polyvalente qui convient à la plupart des besoins d'un survivaliste. Quant au très gros gibier relativement loin ou pour le tir à plus de 200 m, elle n'est tout simplement pas conçue pour ça. Il se peut que vous fassiez mouche, il se peut que vous manquiez. Une bonne SKS en bon état avec un bon tireur groupera dans 2 pouces à 100 verges.

Mon jugement de la bête est qu'elle doit absolument faire partie de l'arsenal du prepper, pour sa polyvalence et pour ses munitions: il est possible d'en acheter de grandes quantités à très bas prix, et celles-ci sont conçues pour justement être stockées pendant des années. 

Mes rondes de surplus de 7,62x39mm ont été produites en 1972 et je n'ai eu aucun misfire à ce jour.

Je recommande chaudement cette arme.
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Commentaires

Anonyme a dit…
Possédant moi-même une SKS soviétique, je confirme sa robustesse, sa fiabilité et sa polyvalence. Toutefois, il est très important de bien nettoyer/lubrifier le percuteur, surtout pour les SKS fabriquées après 1951.
un percuteur mal nettoyé peut provoquer des "slam fire" (la carabine tire tant qu'il y a des balles sans qu'on touche à la détente, mais ce phénomène n'est pas exclusif aux SKS).
Ça demeure l'arme à privilégier, tant pour la chasse que pour la défense personnelle.
on peut en trouver en excellent état pour 225$ et moins.

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