La Sécurité Civile au Québec


La Sécurité Civile au Québec

ou

Ce qui est prévu par les autorités pour vous soutenir lors d’une catastrophe

Article rédigé par notre collaboratrice, Léandre 

Lors d’un sinistre mineur ou majeur, c’est la Croix-Rouge qui intervient pour combler les besoins essentiels des sinistrés. C’est une aide temporaire d’urgence et de base qui consiste à offrir l’hébergement, l’habillement, l’alimentation, des couvertures et des trousses d’hygiène et de premiers soins, lorsque le domicile est devenu inhabitable. 

Les services de la Croix-Rouge visent donc les besoins de premières instances.

Alors que les sinistres mineurs n’affectent, en général, que quelques individus, les sinistres majeurs touchent un plus grand nombre de personnes, forçant parfois l’évacuation d’une partie de la population.

La Croix-Rouge intervient alors pour ouvrir des centres d’hébergement d’urgence et offre, en plus de l’aide temporaire d’urgence de base, le service de réunion de famille dispersée par une catastrophe. Des ententes sont signées préalablement entre autorités municipales et Croix-Rouge afin d’être en mesure de préparer et de prévoir d’avance le matériel d’urgence destiné à une intervention ultérieure.

L’engagement * de la Croix-Rouge consiste (si vous n’avez pas de couverture d’assurance pour le sinistre) :
A) À évaluer les besoins et dispenser les services aux sinistrés dans un délai de douze heures après que la Croix-Rouge ait été avisé du sinistre.
B) À dispenser les services aux sinistrés dans les 72 heures suivant le début du sinistre.
C) À offrir les services de base pour une période de 72 heures seulement. Mais peuvent être prolongés selon la gravité du sinistre.
Malgré les engagements prévus par les autorités, vous ignorez réellement dans quelle mesure et à quel moment la Croix-Rouge peut intervenir.

Vous êtes donc responsable de vos besoins essentiels, les premiers 72 heures suivant un sinistre ainsi qu’au-delà de la période offerte par la Croix-Rouge. La Croix-Rouge stipule que vous devez pouvoir compter sur vos propres ressources le plus rapidement possible.

Ainsi, pendant la crise du verglas en 1998, des centres d’hébergement sont restés ouverts pendant plusieurs semaines pour soutenir des sinistrés incapables de regagner leur domicile ou de se re localiser.

Chaque situation catastrophique est unique et génère des imprévus qui viennent (ou qui peuvent venir) entraver l’efficacité des interventions auprès des sinistrés. 

Vous devez donc considérer que les possibilités suivantes vont se manifester, inévitablement :

  • Les intervenants provenant de la région touchée doivent se sécuriser eux-mêmes et leur famille avant d’être en mesure de se déployer sur le terrain.
  • Les infrastructures endommagées ou complètement détruites rendent difficiles l’accès aux zones sinistrées et causeront soit des délais, soit une impossibilité temporaire dans l'acheminement du matériel lourd et des ressources complémentaires.

  • Le déploiement d’intervenants provenant de régions épargnées demande une organisation logistique qui va s'étendre dans le temps. Plus l'organisation est lourde, plus il faudra de temps.

En conclusion

 

Qu’ils soient causés par des phénomènes naturels, des défaillances technologiques ou des accidents, les sinistres majeurs peuvent causer de graves dommages aux biens individuels et collectifs, affecter la stabilité sociale et réduire l’accès aux services publics.

La responsabilité de combler ses besoins essentiels revient, au final, à chaque personne, afin de s’assurer que l’aide d’urgence soit au rendez-vous, au moment où vous en avez besoin, lorsque la situation catastrophique se présente et lors de la période de rétablissement.

Une bonne préparation permet d’atténuer ou diminuer les dégâts et inconvénients occasionnés par un sinistre et renforce la capacité d’intervention de l’individu et de sa famille en période de crise.

Une préparation à plus long terme, voir l’auto suffisance sur une période minimum d’un mois, assure une qualité de vie et un équilibre certain jusqu’au rétablissement complet des services publics (électricité, voirie, eau potable, etc.).

Les différents paliers de gouvernement, les organismes comme la Croix-Rouge proposent tous une trousse d’urgence 72 heures. Ce n’est pas suffisant au regard de ce qui s’est passé lors de la crise du verglas en 1998 et les différentes inondations survenues au Québec ces dernières années dont en Montérégie, au printemps 2011.

Les événements passés, au Québec et ailleurs dans le monde, nous enseignent qu’une préparation à plus long terme ne doit pas être réservée à quelques individus adeptes d’une mode mais bien un moyen d’assurer ses besoins essentiels dans un contexte de climat imprévisible et d’une économie mondiale actuelle incertaine.

Léandre

* Extrait du cahier « Formation, services aux sinistrés, Niveau 1 » octobre 2007, Croix-Rouge Canadienne

Commentaires

Printfriendly

Articles les plus consultés