La résilience - Par Léandre

La RÉSILIENCE

ou

L'évaluation de votre vulnérabilité

 
Article rédigé par notre collaboratrice

Léandre



Afin de mieux vous préparer et surtout de savoir quoi préparer, il est important de déterminer pourquoi vous vous préparez. 

L’évaluation de votre vulnérabilité met en évidence votre incapacité ou votre inaptitude à résister ou à répondre à la manifestation d’une catastrophe.

  1. Observez votre environnement et déterminez les circonstances périlleuses potentielles et leur importance.
  2. Évaluez votre vulnérabilité selon différents facteurs.
  3. Déterminez le seuil qui distingue les situations acceptables et celles qui ne le sont pas.
  4. Évaluez votre degré de préparation.

1) Circonstance périlleuse

C’est un phénomène naturel ou une activité humaine susceptible d’occasionner des pertes de vie humaine, des blessures, des dommages aux biens, des perturbations sociales et économiques ou une dégradation de l’environnement.

L’importance d’une circonstance périlleuse se mesure selon:
  •     l’intensité,
  •     la probabilité,
  •     la localisation,
  •     la durée,
  •     la soudaineté,
  •     la prévisibilité,
  •     l’étendue possible,
  •     la vitesse d’évolution,
  •     le mécanisme de destruction et le potentiel destructif,
  •     le niveau de perturbation du fonctionnement d’une collectivité,
  •     la dimension temporelle (été-hiver, jour-nuit).

Mais quelles sont ces circonstances?

Reliées à la nature terrestre
  • Les inondations de toutes sortes (crue d’un plan d’eau, grandes marées, refoulement et stagnation du réseau d’eau pluviale, ruissellement, marées de tempête).
  • Les mouvements de terrain (affaissement de sol, chute de pierres et de blocs, glissement de terrain, érosion).
  • Une météo extrême (ouragan, tornade, foudre, orage et vent violent, sécheresse, vague de froid et de chaleur).
  • Tempêtes (neige, verglas, pluie, grêle), brouillard intense, incendie de forêt, séisme, tsunami, chute de météorites.
  • Infestation et contamination d’origine naturelle, épidémie, pandémie, changement climatique, orage magnétique.

Reliées à la nature humaine:
  • Désordres sociaux (émeute, pillage, grève générale, troubles politiques, crise économique, menaces terroristes).
  • Pénuries (alimentaire, de carburant, de médicament).
  • Pannes électrique et de communication.
  • Incendie majeur, pollution, dégradation de l’environnement, changement climatique, rupture de barrage, effondrement de structure (comme les ponts…).
  • Accidents industriels (explosion, fuite ou émission de matières dangereuses, incendie).
  • Accidents de transport, chutes de débris provenant de l’espace.
  • Accident nucléaire et émission radioactive.
  • Résurgence d’événements passés à grande échelle (comme le 11 septembre)

2) Facteurs de vulnérabilité

La vulnérabilité prédispose des personnes, des biens, des réseaux, des infrastructures, des activités, des services, des écosystèmes à subir des préjudices ou des dommages.

Facteur physique :  
Densité de population, qualité des infrastructures (ponts, voies publiques), dépendance aux réseaux de services essentiels (électricité, eau potable, etc.), proximité du domicile (riverain, secteur industriel, etc.).

Facteur familial : 
Âge et mobilité physique, besoin de soins ou de médicaments, solidarité, qualité de vie de base.

Facteur environnemental : 
Historique des sinistres passés, milieu saturé, dénaturé ou déjà pollué qui réduit la capacité d’absorber et de résorber la manifestation d’une catastrophe.

Facteur social : 
Disponibilité des ressources humaines, efficacité des mesures d’urgence, historique des interventions passées.

3) Le seuil de tolérance


C’est ce qui détermine les différentes étapes de votre plan d’urgence. Les critères peuvent être d’ordre :

Technique : 
Votre capacité d’intervenir sur les risques par une préparation adéquate pour en réduire l’importance. Inclus le niveau de vulnérabilité, la perception du risque (expérience personnelle, degré de confiance dans les institutions, temps écoulé depuis le dernier événement, sentiment de maîtrise personnelle face à la situation, etc.

Opérationnel : 
Lorsque la situation s’aggrave et menace d’altérer et de rendre inopérant votre plan d’évacuation ou d’intervention. L’approvisionnement, l’effondrement imminent des structures sociales établies, les systèmes de protection civile, de santé, de premiers répondants débordés et en rupture, l’état des routes et des ponts.

Environnemental : 
Les conséquences sur le milieu naturel, incapacité du milieu à absorber et/ou résorber, historique des sinistres, etc.

4) Votre degré de préparation
  • Vous avez un lieu de rassemblement en cas d’évacuation.
  • Vous êtes en mesure de vous reloger dans une résidence alternative (chalet, parenté, amis, etc) en cas d’évacuation.
  • Votre domicile est préparé pour y vivre sans service pendant une semaine : chauffage d’appoint, nourriture, eau, besoins particuliers (enfants, minou et pitou), mesures de sécurité, plan d’urgence et d’évacuation pré-établi.
  • Vous avez une trousse d’évacuation pour survivre au minimum 3 à 5 jours dans une résidence alternative.
  • Vous avez une trousse d’urgence pour l’automobile.
  • Vous avez sûrement une trousse de 1ers soins…
  • Vous avez de l’argent liquide à la maison ou des denrées échangeables.

Lors d’une catastrophe, d’autres aspects comme la cohésion sociale d’une communauté, les occasions d’affaire, peuvent subir des contrecoups. Il est donc important d’effectuer les achats nécessaires avant qu’une catastrophe n’intervienne. Sachez que certains n’hésitent pas à vendre plus cher du matériel en temps de crise et que le matériel peut aussi se raréfier.

Léandre

Commentaires

Loup Espiègle a dit…
L'évaluation de votre vulnérabilité

L'article est bien conforme au titre, un bon dégrossissement du sujet !!

C'est cool que vous repreniez le terme résilience, ça pourrait devenir l'appellation francophone de la preparedness. :-)
Victor a dit…
Oui en effet, excellent article de Léandre.

Preparedness, je traduirais par "état de préparation", résilience fait plus référence à la capacité de guérir, se reconstruire, de retomber sur ses pattes comme les chats. Mais d'un autre côté "état de préparation" c'est moche comme expression.

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