Tomahawk- le Fasthawk: présentation et améliorations

Le tomahawk est une vieille arme issue des Premières Nations d'Amérique et qui a rapidement été adoptée par les colonisateurs et les occupants. Son vient vient de la langue algonquineoto:mahùk, et signifie renverser ou frapper.

C'est une hachette maniable à une seule main dont la tête est composée d'un côté d'une lame très effilée, somme toute assez mince et pas très longue pour une hache et une saillie plate ou pointue de l'autre côté, ou rien du tout, selon les modèles.

On imagine toujours le "Peau-Rouge sanguinaire", généralement un Apache tiens, poussant des cris stridents en brandissant son tomahawk. En fait, les européens vivant en Amérique l'ont aussi adopté rapidement. Plusieurs armées l'ont d'ailleurs intégré à l'équipement doté au fil du temps.

Le tomahawk est essentiellement une arme de guerre. Il est conçu pour blesser, couper, enfoncer des crâne et lacérer la peau. Les premières têtes de tomahawks étaient en pierre ou en bois (panache) d'orignal. Pour couper du bois ce n'était pas très efficace même si le bois d'orignal est extrêmement robuste car il ne pouvait pas rester affûté très longtemps. Son usage premier était donc la guerre.


La fameuse "hache de guerre", c'est un tomahawk. Certains tomahawks servant de hache de guerre étaient creux et contenaient un foyer de pipe sur la tête de la hache, du côté opposé à la lame évidemment. La hache de guerre était déterrée et plantée dans un arbre ou un poteau pour la durée de la guerre et lorsque celle-ci prenait fin, on fumait le "calumet de la paix" c'est à dire qu'on retournait la lame vers le sol, transformant ainsi un objet de guerre en un objet de paix. La symbolique est puissante!

Polyvalent, le tomahawk peut frapper d'estoc, de taille et même être lancé. Il peut aussi être utilisé comme grappin et parer les coups portés contre soi, comme un mini-bouclier en quelque sorte.

La civilisation occidentale n'a pas inventé quelque chose de similaire au tomahawk. Il y avait bien des haches de guerre, des francisques, des haches vikings et bien d'autres types de haches conçues pour tuer mais aucune n'a les attributs et la polyvalence du tomahawk.

La force du tomahawk

Son manche accentue l'effet de levier lors de la frappe et sa lame très effilée et somme toute assez petite (de 5 à 10 cm) pénètre assez facilement et profondément dans sa cible. L'effet de levier combiné à sa petite lame produit une pression d'impact très élevée.

Outil de survie 

Le tomahawk intéressera le survivaliste à plus d'un titre. 

D'abord, c'est une hache. Une mauvaise hache mais tout de même une hache. Une hachette fait du bien meilleur boulot, cette dernière coupera au départ un peu moins bien que le tomahawk mais elle gardera son tranchant en état beaucoup, beaucoup plus longtemps.

On peut s'en servir pour produire de petites éclisses de bois, un peu comme une machette le ferait. Pas aussi bien qu'avec une machette mais c'est possible.

Il peut aussi servir à équarrir et... vous l'avez deviné, pas aussi bien qu'une hache à équarrir!

Si vous n'envisagez pas le tomahawk comme étant aussi une arme, un bon couteau à lame robuste et une hachette vous permettront de faire tout cela plus efficacement. Bien sûr, le tomahawk un outil polyvalent et une personne perdue en foret pourra se débrouiller avec cet objet mais il n'excelle a aucune des tâches utiles en survie. Sauf peut-être à tuer puis débiter un animal.

Sa polyvalence le qualifie toutefois pour faire partie d'un EDC de sac à dos, y compris un EDC de sac à dos qu'on porterait en ville. Ne pas exceller ne signifie pas être inutile: il fait le boulot, c'est tout.

Sa pointe de perforation lui permet d'entamer la tôle et de fracturer des vitres. Cela peut être très utile pour accéder à des gens dans une voiture accidentée ou pour pratiquer un trou dans une cloison d'immeuble. 

Arme blanche pour survivaliste

Le tomahawk a été développé comme arme de guerre et c'est à titre d'arme qu'il prend pleinement son sens.

Un tomahawk dit "tactique" comprend une tête ayant d'un côté une lame de hache et de l'autre une pointe de perforation.

La lame coupante est conçue de manière à certes couper mais aussi à former deux pointes acérées. Ainsi on peut frapper comme avec une hache en se servant du fil de la lame mais on peut pousser avec la pointe supérieure et perforer ou tirer avec la pointe inférieure de la lame et ce faisant, aussi perforer. 

L'autre extrémité de la tête, la pointe, défonce, disons le clairement, des crânes sans qu'il ne soit nécessaire d'y appliquer une force herculéenne.

Un exemple?




D'une extrémité à l'autre, la tête du tomahawk peut faire de 20 à 25 cm de long, tête avec laquelle on peut parer, bloquer ou rediriger des coups qui seraient portés contre nous.

Modifications

Le manche du tomahawk qu'on vient d'acheter offre rarement une prise en main satisfaisante. Bien sûr ils sont tous perforés à l'extrémité afin de permettre l'installation d'une dragonne mais c'est nettement insuffisant. Il suffit d'avoir les mains moites ou carrément mouillées ou encore de porter des gants à surface lisse et glissante et on perd rapidement beaucoup d'assurance à la manipulation.

Parallèlement à cela si on veut en faire un outil de survivaliste on doit lui adjoindre quelques éléments qui vont lui donner plus d'utilités.

Alors, voyons la prise en main du Fasthawk, le petit tomahawk tactique de SOG.

Améliorer la prise en main

Le Fasthawk vient avec un manche rainuré et c'est nettement insuffisant. Les rainures sont même un inconvénient pour qui désirait enrober son manche d'une paracorde avec un strider weave ou un autre motif.

J'ai donc étudié la question et je suis arrivé à la conclusion que des bandelettes de caoutchouc amélioreraient considérablement la prise en main.

J'ai donc utilisé des ranger bands (prochain article). Les militaires seront familiers avec cet objet puisqu'ils en utilisent régulièrement.

J'ai donc enroulé plusieurs bandes autour de la section poignée du manche. Chaque bande fait deux tours et doit donc se croiser. J'ai utilisé les rainures de la poignée pour y mettre les bandes dans leur section non-croisée et les croisement se trouvent tous du côté droit de la poignée, soit sous mes doigts.

La prise en main en est considérablement améliorée. Considérablement!

Paracorde

Maintenant comme tout bon survivaliste l'a appris, il est de bon ton d'ajouter de la paracorde au manche. 

J'ai un ton léger quand j'en parle mais ne vous méprenez pas: je considère la paracorde comme étant sinon indispensable, au moins importante. La paracorde nous permet par exemple de brêler un brancard de fortune, de maintenir des attelles en place ou même de réaliser un garrot. Ce ne sont que quelques usages possibles. C'est dire à quel point cette corde est utile.

Donc sur mon manche j'ai enroulé environ 3 m. de paracorde. J'aurais pu en mettre davantage car il y avait assez d'espace pour cela.

Là encore mes ranger bands ont été utiles. Cette fois-ci j'ai découpé deux bandes de chambre à air de vélo d'environ 3 cm.

Le début de l'enroulement de ma paracorde se situe près de la tête du tomahawk, là pas de problème, j'ai pu bloquer ma corde par l'enroulement comme vous le verrez dans la vidéo. Cette section est recouverte par une ranger band de 3 cm.

Par contre la fin de mon enroulement n'a pas été fixée par un noeud. Cette extrémité est plutôt maintenue en place par un ranger band. Il sera facile et rapide de déplacer la bande de caoutchouc et de dérouler ma paracorde si j'en ai besoin et dans l'intervalle, elle tient très bien en place. 

Les deux ranger bands sont suffisamment larges pour être utilisées comme bandage de pression au dessus d'une blessure au bras sans toutefois scier la peau ou bloquer la circulation du fait de leur largeur. 

Tout doit servir!

Cet enroulement de paracorde dans la section supérieure du manche en augmente le volume, bien évidemment. L'effet recherché (et obtenu!) est d'assurer une meilleure prise en main pour les ouvrages précis de coupe avec le fil de la lame, comme par exemple si l'on veut enlever une fine couche de bois en poussant plutôt qu'en frappant.

Finalement, j'ai rajouté une dragonne en paracorde. Rien de bien sorcier.

Si-bas se trouve une présentation d'un tomahawk: le fasthawk et la manière de le modifier afin de le mettre à sa main.


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