Le travail c'est la liberté

Je vous y prend!

Vous pensiez que j'allais parler du camp allemand à propos duquel il s'est raconté bien des choses dont peu sont exactes?

Nenni. Je veux parler du travail, celui qui rend libre, mais comme je suis taquin, je n'ai pas pu m'empêcher ce clin d’œil humoristique.

Je veux parler plus précisément de la conception du travail qu'avaient nos ancêtres pas si lointain, celui qui consiste à produire des biens qui sont vendus au lieu de pousser des papiers ou de cliquer sur des souris.

Ce dont je veux parler, je le savais intellectuellement mais j'ai eu l'occasion de le vivre dans mes muscles, mes articulation, mes os et même ma graisse qui a fondue!

Il est facile de se laisser leurrer voire même de se leurrer soi-même en regardant des vidéos sur internet à propos de survivalisme ou de tout sujet relié. On visionne une vidéo sur une technique quelconque, on approuve, on se dit qu'on sait et qu'on peut reproduire puis on passe à la suivante.

À force de faire cela, le danger est de tout intellectualiser, tout virtualiser et tout croire facile.

Sauf qu'on ne réalise pas tout ce qu'il faut faire, préparer, savoir ou avoir appris, avant d'entreprendre une chose et de pouvoir la faire correctement.

Quelques semaines avant mon boulot de cet été, je suis allé donner un coup de main à mon ami Éric (dont je parle souvent) à retirer et installer de la clôture à vaches. Et nous avons regardé son pâturage de quelques hectares après une matinée à retirer des branchages, des arbres tombés et toutes sortes d'obstacles et nous avons conclu que nos aïeux, ceux qui arrivaient dans une forêt et en faisaient des champs, étaient de surhommes. Sans machinerie, à force de bras, de bœuf ou de cheval, ils dépierraient et désouchaient des surfaces considérables sans rechigner car pour eux, c'était une question de vie ou de mort: un arpent de plus défriché, c'était un arpent de plus de pâturage ou de cultures donc plus de nourriture l'année suivante.

Plus de nourriture l'année suivante, c'est plus d'autonomie et plus d'autonomie, c'est plus de liberté.

Voilà pourquoi le travail, c'est la liberté. À condition bien sûr qu'on travaille pour soi et non pour autrui.

Mais même si on travaille pour autrui, il y a la liberté en bout de ligne car certains boulots essentiels ne peuvent être accomplis que par de la main d’œuvre, qu'elle soit qualifiée ou pas. Ceux qui n'auront pas la capacité ou le savoir-faire ou même simplement les outils manuels quand l'énergie sera chère ou rare ne seront pas employés.

Dans tous les cas, négliger les réalisations matérielles concrètes et se contenter de regarder les autres faire sur youtube, c'est un bien mauvais départ. 


Commentaires

"le travail c'est la liberté " Ça ne viens pas de1984 ça ?
Vic Survivaliste a dit…
Il ne me semble pas, pour ma part ça vient de la devise à l'entrée du camp qui se traduit plus exactement par "Le travail rend libre".
Anonyme a dit…
Salut Vic

Ça fait du bien de revoir tes vidéos.

Ça me blesse toujours, quand tu fais une allusion sur les camps. Mon oncle y a trouvé la mort, il était bourré, il est tombé du mirador.

Dan
Anonyme a dit…
Sympa la vidéo.

Avocats, traders, courtiers vont avoir du souci à se faire.
Je fais tous les travaux autour de ma maison moi-même, question d'économie et l'envie d'apprendre.
Désolé d'apprendre la perte de ton job, que l'avenir te sois propice.
Vic Survivaliste a dit…
Ha ha ha Dan!

J'imagine qu'il bouffait aussi des petits fours?
La Fourmi a dit…
Très beau sujet Vic.
Ta nouvelle approche philosophique du travail me fait bien plaisir... Mais je te souhaite de retrouver une acticité pro., proche de ce que tu faisais auparavant... Je sais bien que le travail physique n'aide pas à la réflexion...
Plein de bonne choses pour toi et ta famille.
Sincères salutations.
Vic Survivaliste a dit…
T'en fais pas La Fourmi, ça reviendra :)
Marc Desmeuzes a dit…
Complètement d'accord avec toi Vic : aussi bien pour l'article dont je pourrais reprendre les phrases que la vidéo ! C'est certain que le monde baigne dans le virtuel : ce n'est pas la vraie vie. Je pourrais en donner des exemples lorsque d'une vieille friche dans laquelle on ne pouvais même plus rentrer, j'en ai refait sur plusieurs années un verger de 2000 m2.
Cela peut s'appliquer aussi au travail intellectuel, le vrai, pas les zozos ! Etre bon en théologie, en philosophie, en sociologie, en économie, etc ... ça suppose aussi beaucoup de travail de recherche, de réflexion, etc ...
Pour terminer avec l'enseignement dans l'Evangile de Saint Jean qui va bien avec la vrai travail, la vraie vie : "la vérité vous rendra libre".
Bonne rentrée à tous et à toutes et bonne continuation à toi Vic ! Bonne chance aussi !
Marc Desmeuzes a dit…
Pour info, je maintiens mon niveau d'alerte à 3,5 comme annoncé il y a plusieurs semaines. Rien ne s'arrange et dans beaucoup de domaines les tensions s'accroissent. Je sens l'oligarchie mondialiste prête à en découdre. Bien amicalement. Marc

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