Le survivaliste face aux journaloperies merdiatiques

Il ne s'agit pas d'examiner dans ce billet les réponses à faire aux journalopes quand ils parlent de survivalisme. En premier lieu ils n'écoutent pas, en second lieu ils ont leur histoire à passer la vôtre ne les intéresse pas et enfin, ils ne donnent jamais la parole qu'à qui ils veulent bien.

Le propos de cet article est plutôt de parler du positionnement des survivalistes face aux merdias, aux journalopes qui les peuplent et aux "informations" qu'ils véhiculent. 

Nous le savons tous les merdias ne sont pas une source d'information fiable.

Cela s'est vérifié par nos observations personnelles, par nos analyses et plus rarement, par une expérience d'interaction avec un média et vécue personnellement.

Pute ou chômeur?

Pour les survivaliste peut-être plus que pour les normaux, l'information est critique. Mais voilà, l'information pertinente, utile et vraie est plutôt rarissime à travers les merdias traditionnels.

Citons Alain Soral, encore une fois: "Un journaliste c'est une pute ou un chômeur". C'est à dire qu'un journaliste employé par un merdia doit produire du contenu en ligne avec la politique éditoriale du merdia sous peine d'être mis au chômage. Les journalistes ne sont pas libres d'aborder les sujets qu'ils veulent ni de les traiter comme ces sujets se présentent.

Croyez-moi, mon expérience personnelle peut en témoigner. Je n'ai rencontré qu'une seule journaliste qui a traité honnêtement le sujet et ma personne à travers toute ma vie publique de survivaliste et mes centaines d'interactions avec eux. Et la présentation de son reportage, faite par un journalope, est venue tenter de saloper son travail honnête.

Oui il en existe des journalistes honnêtes mais ils sont rares.

En toute honnêteté, outre les contraintes de format, les journalistes font en général un travail passable et pas systématiquement mensonger. Mais ce n'est pas là la base de leur boulot.

Conditionnement des masses

Le vrai rôle des journalopes c'est le conditionnement des masses et leur adhésion à des idées ou à des courants dominants.

Il est regrettable de le dire mais c'est néanmoins vrai: la très grande majorité de la population n'a pas d'esprit critique, ni même de malice suffisante pour penser qu'on leur ment ou qu'on distorde les faits pour faire passer soit une idéologie, soit un point de vue, soit une position.

À preuve, la campagne systématique dans tous les merdias qui crée un climat à travers lequel on fait  équivaloir arabe = terroriste, ou musulman = terroriste.

Attention ici: on peut, à titre d'européen, i.e. de causasien blanc d'ascendance chrétienne issu d'une civilisation chrétienne, être critique face à une immigration non-européenne ou une immigration non-chrétienne et craindre légitimement pour la composition future du tissu social ou pour la paix sociale dans l'avenir. En effet, des conflits de valeurs surviennent fatalement entre gens issus de cultures différentes, à plus forte raison de civilisations et de religions différentes. Cependant il n'est pas nécessaire pour cela de démoniser à mots couverts toute une population et de l'assimiler à des terroristes potentiels.

Conditionnement des masses

Le même phénomène se retrouve à travers plusieurs autres thèmes abordés fréquemment par les merdias: dette, économie, crime, moralité publique, avec évidemment la désignation incontournable de quelques ennemis de l'État ou des valeurs nationales.

Idem, quand une guerre se prépare, et je suis assez vieux pour avoir connu les deux guerres du Golfe et le travail merdiatique des mois qui ont précédé, on assiste invariablement à une préparation des masses via les merdias et leurs journalopes. On a assisté à la même chose avec l'Irak, l'Afghanistan, plus récemment la Syrie et la Libye: il y a le Bien, il y a le Mal, les merdias défendent le Bien et condamnent le Mal, justifient l'action du Bien contre le Mal, et ainsi de suite.

Rares sont les journalistes qui accepteront de perdre leur boulot par soucis de vérité ou de justice. Alors ils relaient les mensonges.

N'allez pas confondre l'opposition des merdias à un gouvernement, comme récemment la quasi-unanimité des merdias contre Stephen Harper et le Parti Conservateur du Canada, avec l'exercice d'un contre-pouvoir en lutte contre la "tyrannie". Les merdias peuvent se retourner contre un gouvernement ou au contraire l'encenser ou, plus souvent, jouer le chaud et le froid. Jamais par contre ils ne questionneront ou ne remettront en question le régime, bien au contraire car ils en sont les piliers. 

Vous avez des doutes? Lisez cet article de l'ombudsman de Radio-Canada expliquant les motifs reliés au rejet d'une plainte contre une émission dont l'animateur a résolument décidé d'exclure les climato-sceptiques de son plateau. Quand on ne veut plus entendre un point de vue propre à un groupe de cherchers, on cesse d'appeler ça de la science et on renomme ça de la politique, ce faisant on cesse de faire de la science et on fait soi-même de la politique.

C'est cela qui nous informe...

Qui possède quoi?

Les merdias sont toujours la propriété de quelqu'un ou d'un groupe. Il devient intéressant de vérifier l'identité des propriétaires des grands groupes de presse et des merdias d'un pays.

Là, on va vers des surprises! Banques, Industrie de l'Armement, sociétés de capitaux reliées à la finance, toutes des organisations qui ont intérêt au maintien de l'ordre établi.

Cela c'est sans parler des pays qui subventionnent massivement la Presse en échange d'un appui ouvert aux politiques nationales et gouvernementales. 

Les autruvalistes

La solution de beaucoup de survivalistes consiste à jouer l'autruche, c'est à dire à se priver d'informations et à ne croire que ce qu'ils voient ou touchent de leurs propres yeux. C'est un peu simpliste comme réaction et c'est surtout se priver d'indices critiques à cas de pépins.

Bref, ils ne savent rien, le peu qu'ils ont vient de que ce qu'ils entendent et ça produit généralement des perceptions vraiment pauvres et étroites de la réalité.

Les alter-valistes

D'autres en revanche deviennent anxieux de ne pas pouvoir voir venir les choses et tout en ignorant les grands merdias menteurs, se tournent vers les merdias alternatifs auxquels ils prêtent des vertus souvent démesurées.

Wikistrike et autres organisations similaires ne fournissent pas d'informations. Ils fournissent des rumeurs, des conclusions construites à partir d'autres informations et de supputations, ou des opinions sur un vague fond factuel.

Il existe des organisations comme Égalité et Réconciliation, Réseau Voltaire, quelques agrégateurs de nouvelles comme Drudge Report ou Rense qui fournissent une information qu'on ne trouve généralement pas ailleurs, en tout cas pas aussi rapidement.  Sauf Drudge Report qui ne publie que des titres avec des liens conduisant à des articles de sources très variées, les autres que je viens de citer ont une approche éditoriale qui les conduit à publier des informations et des analyses dans les domaines qui les intéressent mais jamais en détournant le sens des informations citées.

Les vari-valistes

Il y a ceux qui enfin pigent un peu partout de l'information afin d'en tirer non pas une information factuelle mais une ambiance informative, qui s'apparente un peu à l'état des quantas en physique quantique: on peut connaître leur direction ou leur position mais jamais les deux en même temps.

Cela rend la compréhension détaillée des choses plus difficile mais ça permet en revanche de saisir les grandes lignes, les grands orientations et les grands mouvements.

Les analy-varistes

Enfin, les analy-varistes eux se nourrissent à toutes les sources d'informations mais en les traitant différemment selon sa source et l'intérêt que cette source à de faire valoir ou non une valeur ou un point de vue.

C'est un travail long et ardu mais c'est aussi le meilleur moyen d'obtenir un portrait plus ou moins juste de la situation.

Équilibre

Il ne s'agit pas de s'équilibrer en se donnant un peu de mensonge, un peu d'exagérations, un peu de supputations, un peu d'opinions et un peu de faits avérés, pour peu qu'on soit capable de reconnaître ces derniers. Car tout convaincu que nous soyons de nous donner de l'information juste et réelle, ultimement nous ne pouvons pas mesurer le degré d'exactitude des informations auxquelles nous prêtons foi.

Avec beaucoup d'analyse et peu d'émotion, on peut en arriver à déterminer le contenu de ce que je qualifierais de nébuleuse d'informations à partir desquelles on peut tirer une conclusion générale, déduire une direction générale et comprendre un portrait général justes sans pouvoir aller dans le particulier précis.

Cela est particulièrement vrai quand on intègre "l'information" des merdias de masse dans nos analyses, qui eux nous indiquent toujours la ligne de pensée orthodoxe à observer. C'est donc un instrument précieux pour savoir comment on souhaite nous voir penser et pas nécessairement une indication du vrai ou du faux.



Commentaires

Anonyme a dit…
Salut Vic

Je crois que tu mets trop de cœur dans ton travail.
Les politiques et les merdias ne sont plus écoutés par grand monde, ce sont des moulins à paroles.
Dans mon entourage, plus personne ne croit en leurs boniments
L'émission qui devait passer hier soir, " des paroles et des actes" a été déprogrammé, ce n'était pas dans l'intérêt des chaines TV que Marine Le Pen s'exprime, sauf pour l'audimat.
Bonne chance pour ta rencontre avec M. Prescott et si tu peux faire une vidéo...
Vigrid a dit…
Bonjour Vic, encore un super article !
Je me reconnais dans pas mal de points, surtout quand tu dis que le seul intérêt des médias de masse est de nous faire comprendre la ligne de pensée qu'on aimerait nous voir adopter.

Il y a aussi un point que tu n'abordes pas, c'est le bruit. Nous vivons à l'ère de l'information, ce qui nous permet d'échanger ici-même, et de nous renseigner à plusieurs endroits... mais la conséquence néfaste, c'est que l'information pertinente est toujours noyée sous un bruit de pollu-information, et qu'elle est souvent sous-relayée... Se renseigner est donc possible, mais prends beaucoup de temps...

Vigrid
ben a dit…
Les politiques et les medias restent des moulins à paroles.

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