Entretien avec Le Vieux Broussard, Joël Deplanque

 Entretien avec Le Vieux Broussard, Joël Deplanque




Cette semaine je nous offre à tous du bonbon: un entretien avec Joël Deplanque dit « Le Vieux Broussard », un Français né en 1950 qui en 1984 a quitté la France Continentale pour le petit paradis qu'était alors la Guyane Française.

Joël Deplanque, « Le Vieux Broussard »

Il y a passé 20 ans, période pendant laquelle ce paradis s'est transformé en enfer par l'effet d'une part d'un afflux de "réfugiés"  fuyant un conflit entre narcotrafiquants au Suriname voisin, d'autre part la reprise de l'orpaillage, dont une grande partie est illégale. Cette activité a attiré une autre forme de clandestins organisés, d'origine brésilienne cette fois, dont la présence importante dans les forêts guyanaises a créé des zones de non-droit, au vu et au su de l'Administration qui s'accommode de la situation en l'ignorant.



D'un pays sans grande criminalité, de cordialité, de confiance envers son prochain, où on quittait sa maison le matin sans qu'on juge nécessaire de verrouiller notre porte, on s'est retrouvé avec une criminalité répandue, une violence fréquente, omniprésente et cruelle, sur fond de trafic d'or, de corruption endémique et d'assistanat généralisé.

Oui, la Guyane a connu un effondrement et il ne lui manque plus que l'étiolement de l'État pour que le chaos soit généralisé.

Le Vieux Broussard, un homme drôle mais les deux pieds sur terre, sait qu'un effondrement plus vaste et généralisé arrive et pour cette raison il est en train de développer un projet immobilier de BADs en Bolivie, où il vit maintenant. Et, ma foi, si ce n'était pas de ma jeune famille, je serais très tenté de m'y installer.

Photo d'une partie du domaine où se situera le réseau de BADs

Joël a écrit plusieurs livres, des romans mais aussi un manuel reconnu de vie dans la forêt amazonienne, utilisé officieusement par les forces spéciales françaises en entraînement en Guyane.


Et, entre autres choses, il s'est même permis de jouer aux explorateurs et aux découvreurs!






Joël a accepté que je partage son adresse courriel. Si vous avez des questions en rapport avec son projet de BAD ou ses livres, vous pouvez le contacter via cette adresse: mjdeplanque[remplacer-arobas-par-@]gmail.com.

Comme promis dans la vidéo, voici sa fameuse recette de caïman papillote!



Commentaires

Marc Desmeuzes a dit…
Exceptionnel !!! Merci à Joël Deplanque et à toi Vic ! Bonne continuation à tous !
Vic Survivaliste a dit…
Merci Marc, avec un invité comme Joël, c'était garanti que ça allait être intéressant.
Adonis a dit…
Super témoignage un personnage qui mérite d'être connu moi qui cherche à quitté la France la Bolivie me semble en effet très bien comme destination. Et merci Vic pour encore une fois de plus se partage.
Joel Deplanque a dit…
Allons droit au but et faisons simple ! En toute modestie et au vu de vos commentaires élogieux, je vous propose de suggérer ma canonisation auprès des instances ad hoc...
OK pour la Bolivie, pays très diversifié et me semblant répondre parfaitement à ce que nous recherchons. En tout cas, je l'ai trouvé ! J'avais pensé à l'Argentine, mais après plus amples informations nous n'avons pas opté pour cette destination.
Avec son niveau de vie le plus élevé d'Amérique du sud la Guyane attire la racaille des pays voisins. Embourbée dans ses concepts humanitaires, elle ne peut traiter comme il se devrait les problèmes générés par une délinquance de type sud-américaine.
Rassurez-vous, ça arrive bientôt sur l'hexagone ! Il me semble même que c'est bien entamé. Patience...
Marc Desmeuzes a dit…
Joel Deplanque, la situation en France à tous les niveaux (je ne vais pas énumérer la liste serait trop longue ...), à mon humble avis, est au bord du CHAOS ou guerre civile ! Les mondialistes veulent détruire les nations, et particulièrement la vieille nation française chrétienne, et pour cela une "bonne" guerre civile ou "bordel" généralisé leur conviendrait parfaitement. Comme le disait Michel Drac dans sa conférence de fin 2014 "Vive la faillite" (humour) il y a des moments où on se demande si nos dirigeants ne font pas exprès d'être nuls ... C'est vrai avec les politiques (délitement rapide de l'autorité), de grands chefs industriels (voir comment Areva en est arrivée là pilotée par Anne Lauvergeon) et même ... s'il n'y a pas une épuration entre-eux avec la mort il y a deux ou trois ans du PDG de Total, Christophe de Margerie alors que son avion atterrissait à Moscou et a heurté un ... chasse-neige ???
Je ne sais même pas si ça va tenir jusqu'aux prochaines élections l'année prochaine ... Quand l'autorité politique au pouvoir d'Hollande et des siens se délite à ce point et est la risée de tout le monde (y compris et surtout de son propre parti PS) et celle (LR) qui cherche à les remplacer pour faire la même politique mondialiste avec presque plus de candidats à leur primaire que d'adhérents, tout ça sent la fin d'un régime, mais pour le remplacer par quoi ? Pour l'instant ma seule réponse ça serait le CHAOS. Et ça ne déplairait pas aux mondialistes de voir les français se battre entre eux et la France plus bas que terre. Nous n'en sommes pas encore là mais il faut s'y préparer et ne pas faire la politique de l'autruche comme je le vois souvent tout près de moi "Oh mais ça fait 30 ans que tu dis ça !". Je réponds que ça fait 30 ans que je le dis, mais que dans les faits la situation générale du pays s'est constamment aggravée ... Quant à une date je suis nul !!! LOL Bonne continuation à tous et essayez de ne pas rester seul face à des événements graves : seul on ne tiendra pas. Il y a bien dans nos familles, amis, voisins, des personnes sûres en qui vous pouvez avoir confiance. Je sais ce n'est pas simple mais il faut savoir ce que l'on veut et faire effort sur soi pour ne pas se soumettre. A bientôt et encore merci à Vic et Joël Deplanque ! Marc.
Anonyme a dit…
Bonjour a tous.
Un très bel ou en tous cas honnête état des lieux sur la Guyane que je connais pour y vivre depuis quelques années...
Je rajouterais que si monsieur Deplanque était repasse par la Guyane plus récemment il y aurait vu une situation encore pire que celle qu'il décrit car en plus des surinamais et des brésiliens il faut aujourd'hui ajouter les Guyanien (tres violents), haitien, domminicains... chaqu'un avec ses spécialisées (et pas que culinaires).
La guyane ne tiens que par les aides de l'etat et l on vois ici les limites du systeme...
Le département a d'ailleurs eut du mal a payer les RSA des derniers mois de 2016...
Sinon la Guyane est encore un magnifique endroit pour qui se donne les moyen de sortir des sentiers battus j'ai d’ailleurs ici l’occasion de faire un clin d’œil a monsieur Deplanque pour les magnifiques chutes qu'il a découvert et que j'ai eut l'occasion de voir il y a peu ...
Anonyme a dit…
Salut Vic, Joël, tout le monde

Personnage intéressant et vidéo intéressante, ce qui me gêne un peu est le fait de vouloir quitter son pays ? D'abord très peu pourrons le faire pour X raisons, et on ne quitte jamais son pays, on le défend comme on défend son peuple.
Joël tu as quitté l'hexagone depuis une trentaine d'année ? tu n'as plus les mêmes attaches.
C'est un peu le même discours qu'à eu cette famille de survivaliste Français que j'appelle les "Tuches" et qui encourage à aller sur Lisbonne mais bien entendu, tu m'es bien plus sympathique que cette famille "redneck".
Partir c'est quand on a pas grand chose à défendre, je ne sais plus si c'est toi ou Vic qui le dit dans la vidéo mais on devient bien plus vindicatif quand on possède.

Verbo Lyriko a dit…
Merci beaucoup Joel et Vic!

La canonisation n'est pas suffisante, vous etes déjà un Saint puisqu'avec vos livres vous avez sauvé des vies de gens perdu dans la foret...
(on est reconnu Saint au bout de deux miracles minimum)
Et avec un Pape originaire d'Amérique latine c'est du gateau...

Blague à part merci Joel d'avoir fais une chaine you tube:

https://www.youtube.com/channel/UCSXZmZLn5FaPLC2JcVnL4FA

Je vous souhaite à tous réussite et bonheur pour votre projet.
Joel Deplanque a dit…
Bonjour et merci à tous pour vos commentaires,
A Marc je répondrai qu'hélas, la situation en France (et même bien au-delà) est en train de se détériorer gravement. J'ai quitté la France en 1984 et donc à une époque où ça allait encore "bien". Mes motivations étaient plus la découverte qu'une quelconque fuite.
A Daniel, je dirai que si la Terre est ronde c'est pour qu'on puisse en faire le tour... Partir, je ne crois pas que ce soit par manque de choses à défendre, mais plutôt par le besoin de vivre autre chose, sortir de la routine. Une partie de la réponse se trouve sans doute dans ce fabuleux poème de Jean RICHEPIN intitulé "Les oiseaux de passage" dont je ferais bien mon hymne. Le contexte mondial en pleine dégradation pousse désormais à prendre les devants et à tenter de se positionner dans un concept assurant autant que faire se peut un maximum de sécurités (alimentaire, physique, etc.).
Et puis finalement, dans tous ces voyages, déplacements, déménagements, n'est-on pas sans se l'avouer à la recherche de soi-même ?
Verbo... Le jour de la saint Joël (13 juillet) au lieu d'allumer un cierge, bois plutôt un coup à notre santé à tous... LOL
Gadje a dit…
Bonjour à tou(te)s,
Je suis également parti en Guyane lorsque j'avais 23 ans de 1998 à 2001, je bossais dans la sylviculture à cette époque. J'ai vécu en forêt du côté de Maripa puis sur haut Inini et pour finir du côté de Crique Saï durant 3ans. J'ai bien sillonné tout cette région déjà bien travaillée par les garimp. Je suis également allé sur le Litani, la Ouaqui, la Tampok... jusqu'au Jari même, puis les Atachi bakba, les Tumuk humak et autres mont Itoupé. Puis j'ai commis la même erreur que toi Joël, je suis rentré en métropole, pour un mariage et je suis resté "collé" en France. J'y ai fondé ma famille mais pas un jour ne passe sans que je pense à la forêt et au fleuve. Il parait que la situation s'est encore aggravée question insécurité depuis la dernière fois que j'y ai emmené ma femme (en 2004).
Ça fait rudement plaisir de lire quelqu'un qui à connu le paradis vert dans sa plus douces période. Peut être même connaissons nous des personnes en commun.

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