Analyse survivaliste de l'incendie à Fort McMurray

 Analyse survivaliste de l'incendie à Fort McMurray

 

Récit des événements au 7 mai 2016



Fort McMurray, Alberta, Canada. Capitale de l'industrie des sables bitumineux, localité au revenu moyen le plus élevé au Canada, maisons les plus chères du Canada, cette ville était un rêve de capitaliste, de spéculateur et d'employés qui, s'ils acceptent de travailler dur et sans être trop regardants sur les conditions, peuvent devenir millionnaires en quelques années.
 

Fort McMurray est à 400 km au nord d'Edmonton,
la capitale de l'Alberta.

Mais ça, c'était avant.

Au moment d'écrire ces lignes, il ne reste plus âme qui vive dans cette localité (sauf les autorités) car elle a été frappée d'un ordre d'évacuation obligatoire. Au 7 mai 2016, en soirée, 1600 bâtiments avaient été détruits par les flammes.


Le feu de forêt de forte étendue (1500 km2 au 7 mai 2016 en soirée) a ravagé la région et s'est dirigé vers l'agglomération de Fort McMurray. Au 7 mai 2016 au soir, on estime qu'il doublera de superficie dans les prochaines 48 heures.

Image satellite prise le 3 mai
Les efforts intense de lutte contre l'incendie avec des équipes au sol, des hélicoptères et les « bombardiers d'eau », les fameux CL-215 que les français appellent "les Canadairs", n'ont pas permis de contrôler l'incendie gigantesque. Des renforts provenant du Québec, de l'Ontario et du Nouveau Brunswick, notamment.


Une partie des évacués de Fort McMurray a d'abord trouvé refuge dans le village d'Anzac à quelques dizaines de kilomètres de Fort McMurray.

La solidarité se manifeste fortement, spécialement
dans le monde anglophone où elle est culturellement valorisée.
Ici des bénévoles accueillent et dirigent les évacués.

Mais comble de malheur Anzac a aussi dû être évacué, menacé qu'il était par le même incendie. Heureusement on n'y déplore que peu de bâtiments détruits.

Cet incendie de forêt constitue une des plus grave catastrophes naturelles en terme d'effets sur les humains en ce qu'il a détruit plusieurs communautés dont une partie d'une ville-fétiche, Fort McMurray. L'État d'Urgence a même été proclamé ce qui en général dispense les sociétés d'assurances d'indemniser les victimes des événements quand les dommage surviennent après sa proclamation, invoquant un Act of God. C'est pourquoi, notamment, le premier ministre du Québec ne l'a pas proclamé en 1998 pendant la Crise du Verglas.

Ceci étant dit, il n'est pas nécessaire de faire l'inventaire précis et à jour des dommages puisque le but de ce billet n'est pas de dire à quel point les sinistres sont dévastateurs. Cela, tout le monde doté d'un peu d'entendement le sait déjà. L'objectif de ce billet n'est pas non plus de faire peur aux gens, la peur est une émotion et ceux qui me connaissent savent que je m'adresse à la raison plutôt qu'à l'émotion.

Non, la finalité, c'est de dégager des leçons et des enseignements de la réalité de tels événements.

Évacuation improvisée


Une situation d'urgence comme celle-ci offre un avantage: un feu de forêt, à moins de survenir dans la cour arrière, donne un préavis de danger de plusieurs heures voire plusieurs jours.

Malgré cet indéniable avantage — un accident industriel, une attaque terroriste, un tremblement de terre ne préviennent pas — la très grande majorité de la population a dû évacuer en catastrophe, sans plan ni préparation préalables.

Leçon numéro 1 — À défaut d'avoir déjà un plan pour un événement particulier,
dès que survient une situation qui risque de nous affecter concrètement,
il faut anticiper qu'elle peut dégénérer et commencer à s'y préparer.
 


L'Alberta est un territoire immense et en dehors de ses deux grandes villes, Edmonton et Calgary, le reste du territoire est assez peu dense en terme de population. Qui plus est, il n'y a qu'une seule route praticable par les automobiles, l'autoroute 63, qui relie Fort McMurray au reste de la province.




Notez la quantité de véhicules immobilisés sur cette photo. C'est le résultat de pannes mécaniques, d'accrochages et d'accidents routiers mais surtout de pannes d'essence. Les imprévoyants ou les tard-préparés n'ont pas pu remplir leur réservoir, soit parce que les pompes à essence ne fonctionnaient plus, soit parce que les réservoirs des stations-service étaient vides au moment de leur départ.

Selon l'inspecteur Kevin Kuntezki de la Gendarmerie Royale, la plupart des gens qui n'avaient pas évacué leur résidence n'avaient pas les moyens de partir.

 Leçon numéro 2 — avoir une quantité d'essence suffisante en tout temps
si on prévoit évacuer, le cas échéant, par véhicule moteur.

 Leçon numéro 3 — Sécuriser par avance un moyen d'évacuation au casoù vous ne possédez pas vos propres moyens d'évacuation. "Par avance", ça veut dire maintenant, avant qu'un événement dangereux ne se manifeste.

 Leçon numéro 4 —  Même si on ne possède pas de véhicule, posséder une quantité
d'essence peut « payer » notre passage chez ceux qui ont
un véhicule mais qui n'ont pas suffisamment d'essence.


Sur la photo ci-haut, les policiers distribuent de l'essence aux automobilistes imprévoyants mais cela n'est possible que parce que ce n'est qu'une population de 60,000 personnes qui évacue une ville.
Les voitures immobilisées constituent une entrave à la circulation, ce qui rend l'évacuation plus lente et cela fait consommer davantage d'essence aux autres automobilistes.

Leçon numéro 5 — La quantité d'essence consommée pour aller du point A au point B 
sera plus élevée, parfois beaucoup plus élevée qu'à la normale, à cause du trafic intense, des entraves et des aléas routier, sans oublier les détours imprévus en cas de routes fermées. Il faut en tenir compte avec la leçon numéro 2.


Vivres et eau


Distribution d'eau aux évacués

Beaucoup d'évacués n'ont rien apporté en terme d'eau et d'aliments. Cela est dû à l'impréparation des évacués ou à la panique au moment de partir.

N'ayant rien avec eux, ils doivent compter sur la collectivité ou l'État pour être nourris et approvisionnés en eau.

Mais voilà, si personne ne peut pourvoir à ces besoins vitaux, que se passera-t-il? Si la collectivité et l'État sont tellement débordés ou désorganisés qu'il n'y a plus de volontaires ou de ressources, que feront les évacués qui n'ont rien préparé?

Ils devront improviser: boire l'eau des lacs et des rivières (probablement polluée par l'exploitation pétrolière de la région de Fort McMurray) et/ou aller vers les rares habitations pour demander/prendre massivement de l'eau potable.

Leçon numéro 6 — Quand on évacue, que ce soit vers une destination connue ou inconnue, proche ou lointaine, on doit au moins emporter de l'eau donc des contenants (et/ou des filtres à eau si on vit dans des régions où l'eau est abondante) et de la nourriture en suffisance pour plusieurs jours.

Aller où?


Évacuer un lieu sans avoir de destination préparée, c'est l'assurance de passer un jour du statut d'évacué à celui de réfugié.

La situation de Fort McMurray est particulière parce que la majorité des gens qui y vivent s'y trouvent temporairement. Une bonne moitié de sa population n'est pas native de l'Alberta et la majorité des habitants de Fort McMurray originaires de l'Alberta ne sont pas de la région. C'est une ville d'exploitation des ressources donc avec un fort roulement de population. Les gens y viennent travailler et s'enrichir quelques années et repartent avec leur pactole.

Dans ces conditions, il est normal que les évacués n'aient pas de famille à proximité et n'aient donc pas de proches aidants chez qui évacuer. D'où les besoins massifs d'hébergement pour les évacués.


Un centre d'hébergement pour évacués. Beaucoup sont logés
aussi « chez l'habitant », des volontaires qui offrent leur toit aux évacués.

Heureusement, 80,000 personnes sur une province qui compte 4 millions de population, ça se voit mais ce n'est pas une charge démesurée et les infrastructures, surtout du côté d'Edmonton (400 km) et de Calgary (750 km) suffiront amplement. 50% des habitants évacués proviennent de l'extérieur de l'Alberta et il est probable qu'ils retourneront vers leur région d'origine, ce qui abaisse le fardeau des autorités locales.

Quant à ceux, et ils sont très nombreux dans le milieu survivaliste, qui se disent, « bah! en cas de problème j'évacue dans la forêt »... c'est la forêt le problème, ici, ducon! 

Leçon numéro 7 — Toujours préparer une destination à l'avance et confirmer préalablement avec les gens sur qui on compte qu'ils sont prêts à nous recueillir en cas de pépin.

Ceux qui n'ont pas de destination préparée passent d'évacués à réfugiés, comme on passe de Charybde en Scylla...

Quoi amener?

 


Les gens qui se sont préparés adéquatement en constatant la progression des incendies de forêt sont beaucoup moins pris au dépourvu.

Sur la photo ci-haut, une famille d'évacués se sont déplacés en Pick-Up dont la boite a été remplie de matériel. Derrière, on aperçoit le bateau de plaisance familial pris en remorque.

Au premier regard on peut juger futile l'emport de ce bateau, surtout qu'il augmentera de beaucoup la consommation d'essence. En réalité, c'est une initiative futée. Le bateau offre aussi un espace de stockage important, de sorte que cette famille a pu emporter vivres, eau, vêtements toutes saisons (à cette période de l'année en Alberta, c'est frais mais il peut aussi bien geler que faire +30) et équipements de camping, carburant et autres objets importants, précieux ou utiles.

En outre, advenant une détérioration telle des conditions que les routes soient fermées, cette famille pourra se tirer d'affaire par les voies fluviales ou même simplement augmenter son niveau de sécurité nocturne contre les pillards et agresseurs en prenant le large.

Leçon numéro 8 — On doit emporter le maximum d'objets utiles et de ressources, quitte au besoin à rendre le trajet inconfortable. Emportez aussi vos armes à feu avec des munitions en suffisance tant pour votre sécurité physique que pour votre sécurité alimentaire. 

Leçon numéro 9 — Une fois votre liste de matériel à emporter faite, empaquetez le tout, disposez-le dans votre véhicule et prenez-y place afin de vérifier que vos préparatifs sont optimaux et que
que tout (biens et personnes) entre bien dans votre véhicule.

Test de réalité

Ces incendies forestiers du nord de l'Alberta (Il y en a quarante au moment de publier dont 5 non contrôlés) ne sont pas un effondrement ni une catastrophe majeure à grande échelle. Quoique... Pour le moment l'effet économique est limité puisque le prix du pétrole est bas et que les activités d'extraction et de transformation des sables bitumineux étaient déjà réduites en vertu de la baisse du prix du pétrole depuis un an. Toutefois, l'économie albertaine sera effectivement affectée et il faudra en plus reconstruire.

Pour les gens qui vivaient dans cette région, c'est une catastrophe. Une catastrophe de « riches » mais néanmoins une catastrophe.

Est-il besoin d'insister sur la nécessité de faire des plans (« ce qu'on va faire si x... ») et des protocoles (« comment on va faire y si x ») pour toutes sortes de situations, en partant de la plus probable vers la moins probable?

Bien que je sois toujours très critique des évacuations systématiques des « évacuateurs précoces » qui comptent se réfugier en forêt (!) au moindre pépin, il est des cas où on n'a pas d'autre option qu'évacuer. Il n'est pas nécessaire d'avoir un kit d'évacuation hyper-léger-techno-cool à 3000$ mais simplement de prévoir le cas où nous devrons évacuer et d'évacuer en emportant avant soi un maximum de ressources, donc par véhicule si la chose est possible.

Quant aux évacuateurs précoces qui voient la forêt comme une panacée à chaque petite inquiétude, combien de temps selon-vous allez vous pouvoir y trouver de la nourriture dans une forêt de 100 km2 occupée par 10,000 autres « évacuateurs précoces »?

Et surtout, surtout, combien de temps avant qu'elle ne flambe par un des feux de camp improvisés que des évacuateurs précoces romantiques et sans préparation sérieuse voudront allumer pour y faire griller des guimauves qu'il ont jugés essentielles à leur survie?



Commentaires

Anonyme a dit…
Bon article, rien à redire...

Dan Soucy
Joel Deplanque a dit…
Excellente analyse, même si improvisée, mais l'ami Vic a de bonnes bases...

Je te rejoins sur l'aspect ponctuel et géographiquement limité de cette catastrophe. Rien de brutal non plus, un incendie de forêt se voit généralement arriver et en principe laisse le temps de s'organiser.
Ce qui me frappe dans cette histoire est au niveau psychologique. Ville riche, pour les riches, pour ceux voulant le devenir rapidement. C'est le Far-West du XXI° siècle où l'on se baigne dans le pétrole en se savonnant le dos à l'aide de liasses de dollars déifiés et bien compactes. Le rêve américain au bord d'un long fleuve tranquille... Les cabanes à plus d'un million de dollars y abritent de belles familles rassurées par un niveau élevé de confort, la certitude que cette réussite est gravé dans le marbre. Les mentons y sont volontaires, boostés par un esprit pionnier que rien ne saurait réduire. Le pétrole, l'or noir, l'huile... C'est notre ami, notre raison de vivre, la garantie qu'aucun grain de sable bitumineux n'osera gripper la machine. Tout autour du saccage du à l'extraction du pétrole, une forêt immense, rassurant écrin de verdure en cet univers pollué.
Et soudain, le feu... Cabanes, bagnoles et autres biens matériels sont réduits en fumée sous les yeux de leurs propriétaires désemparés. The american dream part en fumée et la forêt refuge devient l'ennemie.

Tant mieux si la solidarité fonctionne. Pourquoi ? Tout simplement parce qu'autour de ce brasier les moyens techniques et humains sont opérationnels et nullement perturbés par une catastrophe géographiquement localisée et de surface réduite, même si importante.

Joel Deplanque a dit…
SUITE...

Mais...

Que se passerait-il, non pas en situation d'incendie ou de séisme - par définition localisés - ou autre catastrophe naturelle, mais en cas d'effondrement du système financier ?
Adieu solidarité ! Le voisin sympa qui hier vous aura dépanné de quelques litres de carburant ou embarqué dans son véhicule pour vous aider à quitter des lieux devenus hostiles, ce voisin ne sera plus sympa, mais pourra devenir votre ennemi.
Bonjour barbarie ! Plus de monnaie dans les DAB, banques fermées, pas de station service, pas d'électricité, pas de police, pas de services de santé, rayons de supermarchés vides et de toute façon pas d'argent pour payer, etc. Votre véhicule vous permettra de faire quelques kilomètres qui ne feront que vous rapprocher d'une zone en proie à la même anarchie que celle que vous venez de quitter. Alors ?
Lisez donc le livre de Piero San Giorgio "Comment survivre à l'effondrement financier" et vous aurez un aperçu de ce qui vous attend.
Je persiste dans mon idée affirmant que ce sont les pays les plus développés qui souffriront le plus. Ben oui, passer d'une Porche Cayenne à un Solex, c'est plus difficile que troquer ce Solex pour un vélo... C'est bien pour cela que je vis dans un pays jugé pauvre (mais c'est quoi la vraie richesse ?), là où en plus, la forêt "n'est pas combustible". La densité de population y est plus faible qu'au Canada et le milieu naturel riche. Bref...

Mais l'homme ne s'enrichit que peu de ses erreurs. Aveuglé par une technologie qu'il croit infaillible, il construit en zone sismique des centrales nucléaires au bord d'océans sujets à tsunamis...
Au Québec, c'est Chalk River qui voit sa durée d'utilisation prolongée au prétexte que la médecine a besoin d'isotopes. Ça fuit bien périodiquement dans la rivière des Outaouais, mais les radiations sont invisibles et de toute façon il ne faut pas trop en parler, hein ? Faites travailler un peu votre imagination et imaginez que cette centrale vous fasse le coup de Tchernobyl...
Il construit des paquebots insubmersibles, mais le Titanic n'a coulé qu'une fois...
Etc.

Oui, le confort matériel, l'embourgeoisement sont de faux amis. Un pessimiste, c'est un optimiste qui a de l'expérience et il faut se tenir prêts autant que faire se peut. Par définition il vaut mieux un qui sait que dix qui cherchent.

J'ai prêté le livre de Piero San Giorgio à un ami qui me l'a rendu après en avoir lu les trois quarts. Je passerai ici sous silence les qualificatifs utilisés à l'attention de l'auteur. Par contre, la prochaine fois que je le rencontrerai je lui demanderai si en tant qu'habitant de Fort Mac Murray il utiliserait les mêmes mots à propos de Piero. Je n'en suis pas certain.
Anonyme a dit…
Peu importe où l'on a choisi de vivre, il faut toujours garder à l'esprit qu'aucun endroit n'est réellement sécuritaire, que l'on habite en ville, en campagne ou en forêt... D'où l'importance d'avoir un bon plan d'évacuation d'urgence (plan A, plan B et même un plan C, si vous le pouvez). Pour avoir vécu à quelques reprises près des feux de forêt, c'est dû sauf qui peut et vous devez être prêt en tout temps...

Le feu de Parent en 1995 à brûler pendant 3 semaines et à une profondeur de 20 cm dans le sol...Il était hors de contrôle... Mes installations en forêt étaient à 60 kms à vol d'oiseau au Sud-Est et il y avait environ 3 cm de cendre de tombée sur les véhicules et la couverture de nos dispensaires...

La fumée avait été perçue jusqu'à Time-Square New York... Ce feu était presque aussi gros que celui de Fort McMurray... Ça n'avait que peu susciter d'intérêt à l'époque de la part des ''merdias'', sauf pour la petite communauté de Parent ou vivaient une poignée d'autochtone et de travailleurs forestiers..., car aucun intérêt économique majeur (tel que le pétrole) comme à Fort McMurray..., sauf..., mis à part l'industrie forestière (le bois). Reportons-nous ne serait-ce que 40 ou 50 ans en arrière à Fort McMurray, ou vivait tout comme à Parent une poignée d'autochtone, je ne suis pas convaincu qu'on en parlerait autant...

Dan Soucy


Marc Desmeuzes a dit…
Vic j'ai tout de suite pensé à toi avec ces incendies immenses : j'ai pensé que tu ferais ton article et ta vidéo à ce sujet !
On en parle en France, même dans les merdias !
Il n'y a pas à dire, mais on va finir par tout détruire ...

Merci pour ton analyse !!!

Bon courage au Canada !

Marc.
Verbo a dit…
@Vic
Certains s'étonneront qu'une famille embarque même le bateau mais un bateau coûte cher, on peut s'en servir ou le revendre pour vivre sur le prix de la vente pendant des mois voire des années...

Dans le contexte actuel il faut partir avec ses richesses si on peut.
Vic Survivaliste a dit…
Étonnant, oui et non, ça dépend du moment de leur départ. Si leur départ est survenu avant la proclamation de l'État d'Urgence, alors leurs assurances domiciliaires auraient compensées la perte. Après, impossible.

Certains en profiteraient pour toucher de l'assurance à propos de biens qui ne servaient plus!

On est en présence d'êtres humains n'est-ce pas? :)
Joel Deplanque a dit…

A mon humble avis, le coup du bateau est intéressant à plusieurs titres :

- Constitue une solution temporaire intéressante en partie grâce à son aspect marginal.
- Il permet de se mettre à l'abri sur un lac à moyenne distance de Fort Mac Murray, de préférence assez vaste et donc en zone à faible densité de population.
- Possibilité de capturer du poisson.
- Bonne capacité de stockage.
- Pas d'embouteillages sur le lac.
- A l'abri des flammes.
- Peut permettre un accès rapide à des zones giboyeuses peu ou non chassées.
- Capital pouvant être revendu.

La première question débile venant à l'esprit est "Pourquoi le laisser bruler ????". Si les propriétaires ont la capacité de l'emmener ou mieux lui attribuent une destination en relation avec une préparation de type survie... Dans ce dernier cas il est permis de penser que la décision fait suite à une réflexion assez fouillée. Il serait intéressant de connaitre les motivations de ces personnes. Un cas d'école ? En tout cas, il interpelle.
Vic Survivaliste a dit…
Oh le bateau, comme je le mentionnais, c'est une excellente initiative. Quant aux motivations pour l'emporter, nous on voit des raisons survivalistes mais eux, ceux qui l'ont apporté, peuvent l'avoir fait parce qu'ils n'ont pas d'assurance, pour les raisons que toi et moi avons dites, etc. On ne peut pas savoir mais dans le contexte, effectivement, c'est une excellente initiative.
Marc Desmeuzes a dit…
Jeudi 12 mai. Plus aucune information en France sur le gigantesque incendie en Alberta ??? Une info chasse l'autre ... On a eu le cirque politique avec le 49.3 et surtout ce soir ils nous ont présenté la composition de l'équipe de foot française pour l'euro !!!
Des JEUX pour nous abrutir : Festival de Cannes, Roland-Garros, l'EURO de foot, Tour de France, J.O. au Brésil dans un pays sans tête LOL ... Mieux vaut prendre tout cela avec de l'humour ...
Portez-vous bien, c'est l'essentiel !
Il faut tenir dans ce monde où une petite oligarchie mondialiste bien connue veut détruire tout repère pour nous réduire en esclavage !
Marc.
Joel Deplanque a dit…
OK 100% Marc !
C'est une parfaite illustration de l'utilisation des dix principes de manipulation selon Noam Chomsky. Rien n'a changé depuis les Romains : Panem & circenes. Sauf qu'à défaut d'être Romains nous e sommes même pas Italiens.
Les écoles sont devenues de parfaites usines à bourrins, nivelant par le bas. Il en sort une génération d'abrutis complets et d'irrécupérables dégénérés. Des tocards juste bons à pianoter sur leurs tablettes, allergiques au moindre effort, incultes, mais qui veulent tout le meilleur, tout de suite et sans efforts. Les nanas sont sexualisées très jeunes et se font exploser le nénuphar par le premier gigolo qui passe. Ca confond liberté et libertinage, ça n'a que des droits et aucun devoir. Bref, toute cette viande grise est du parfait gibier de la proche dictature qu'ils ne voient pas arriver.
Le gigantesque incendie en Alberta ? Ils s'en foutent comme de leur première liquette, leur intérêt premier étant la prochaine partie de baballe.
Si leurs membres respirent l'intelligence, mais s’essoufflent vite, leurs profils sont un rêve pour les gouvernements et les oligarchies ! Manipulables à souhait, il suffit de leur jeter un os et le caniche revient vite à la niche. Mais ce système pervers voit ses limites remises en cause notamment grâce à Internet qui permet de contourner l'information officielle ! Les mains nourricières se feront mordre par ceux qu'elles auront gavés !
Ce boxon du 49.3 me semble être une comédie parfaitement orchestrée du genre "retenez-moi on je pisse partout" ! Du cinéma pour les rares gogos croyant encore en la gauche.
Bref, tout ça c'est du pipeau. L'arbre de la désinformation cachant les saletés qui se trament en silence.
La Roumanie équipée d'anti-missiles...
Quel merdia subventionné (mais néanmoins libre...) nous a informés de l'annulation de la vente de 126 Rafale à l'Inde ?
Etc.
Et pendant ce temps, dans son HLM la famille Bidochon au grand complet se pâme devant sa TV, entre une famille en or et la roue de la fortune. Papa n'a jamais travaillé, maman est caissière à la supérette du coin. L'ainé deale un peu d'herbe euphorisante. La grande fait des tournantes rémunérées dans la cave. Ben oui, faut bien se payer le dernier portable, hein ?
Le Franconnard de base n'ira jamais sous les cocotiers, il les a vus à la télé... Il ne connaitra pas non plus l'Alberta, "ça a tout brûlé là-bas...".
Putain, que je suis bien en Bolivie !
sylvain a dit…
Moi, ce qui m'étonne c'est 60 km de parcour avec un réservoir d'essence pour certains (bouchon, barrage). On va pas loin, il faut que l'abri de secours soit proche. ( source: les infos à la TV)
Joel Deplanque a dit…
La pertinence des infos de la TV...
En moyenne un plein de voiture permet de faire 600 Km. Il y avait des embouteillages, des obstacles. 60 Km me parait un peu léger. Il faudrait pour cela que ça bloque sérieusement et pendant longtemps. Je ne fais que me baser sur les images vues à la TV, étant en Amérique du sud. La TV... Tiens, je fais un peu comme les Bidochon évoqués dans mon post précédent... Enfin, je dis TV, c'était une chaine TV sur Internet. La nuance reste subtile...

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