Point de vue survivaliste sur le lobby anti-armes

 Point de vue survivaliste sur le lobby anti-armes




Les médias en général font campagne en faveur du contrôle des armes de différentes manières, notamment par le temps d'antenne accordé à ceux qui sont contre le fait que les citoyens honnêtes puissent posséder des armes.

Aux USA, la couverture contre et pour les armes est de l'ordre de 8 contre 1! Pour chaque minute consacrée à la défense des armes aux mains des citoyens, huit minutes sont consacrée au bannissement ou au contrôle des armes.

http://newsbusters.org/blogs/nb/2016/06/22/exploiting-orlando-nets-advance-anti-gun-agenda-8-1

J'ai lu il y a peu un article écrit par le journaliste Patrick Lagacé: Derrière les guns, un lobby.

Cet article parle de la facilité d'obtenir des armes à feu aux USA.

Déjà le titre est trompeur. Derrière la question des "guns" aux USA, il n'y a pas un lobby, il y a avant tout un droit fondamental enchâssé dans une Constitution: Le 2ème Amendement

Dans les médias, on parle souvent du "tout puissant lobby de la NRA", en omettant de préciser que si ce lobby existe, c'est qu'il en existe d'autres (au pluriel) pour désarmer la totalité de la population et laisser le monopole des armes à feu à l'armée, à la police et aux criminels.

Qui plus est, l'écrasante majorité des médias, y compris et surtout chez les grandes sociétés et les réseaux, se fait l'avocat du "contrôle des armes à feu". Temps d'antenne pour temps d'antenne, les gens qui veulent désarmer la population sont très largement gagnants, de l'ordre de 8 contre 1 aux USA et probablement plus ailleurs en Occident! Cela est fait de manière insidieuse, pour conditionner les esprits. Par exemple: Radio-Canada nous passe, dans les "nouvelles internationale", un article titré "un enfant de 4 ans meurt d'une balle à la tête en Iowa".




Il n'y a pas à dire, c'est digne de figurer dans les nouvelles internationales. Cela affecte le sort des nations et l'équilibre du Monde et surtout, cela a énormément d'incidences sur la vie des canadiens qui se fient à cette chaîne... Mais cela a surtout pour effet que l'attention est portée sur les victimes inutiles d'accidents avec les armes à feu mais pas sur les vies qu'elles sauvent: à chaque année, il se produit entre un million et demi et deux millions et demi d'événements impliquant la manipulation ou l'usage d'une arme à feu par des citoyens honnêtes à des fins défensives.

Et enfin, les médias canadiens traitent la question des armes aux USA comme si c'était exactement la même chose ici, avec les mêmes enjeux et les mêmes dangers, comme si les villes canadiennes connaissaient la même criminalité qu'aux USA.

En réalité, les médias envoient constamment le même message: "il faut désarmer la population", tout en omettant de préciser qu'il faut montrer patte blanche pour posséder légalement une arme à feu, que les règles d'entreposage des armes à feu au Canada sont parmi les plus strictes et sont faites pour créer un délai de 15 à 30 secondes entre le moment où on décide de sortir une arme de son rangement sécurisé et son utilisation effective. Qu'évidemment, les armes et les munitions étant sous clé, il est impossible aux enfants d'y accéder.

Mais revenons à notre mouton, Patrick Lagacé.

Il interroge un expert en tueries de masse, Frédéric Lemieux, un professeur de George Washington University, docteur en criminologie, diplômé de l'Université de Montréal.



Quand cet éminent docteur en criminologie a voulu tester les procédures d'acquisition d'une arme, il a dû répondre à quelques questions: 

« Une des questions était : avez-vous une maladie mentale ? Mais personne ne vérifie si vous dites vrai. Au Canada, si je veux une arme, il y a une enquête, ils vont aller voir ma conjointe, mon ancienne conjointe… » Source

Et c'est encore faux. Au Canada, si vous voulez une arme, vous présentez votre permis au vendeur et il vous vend une arme après avoir vérifié qu'il est toujours valide. L'enquête, elle, très extensive et rigoureuse, est faite au moment de demander ou de renouveler le permis, ainsi que de manière sporadique à tout moment parmi un pourcentage des gens qui possèdent un permis de possession et d'acquisition d'arme à feu.

Une fois que vous avez un permis, cela signifie plusieurs choses: vous avez passé à travers un long processus qui commence par un cours de sécurité, un examen écrit sur la législation et la sécurité et un examen pratique de manipulation, l'envoi du formulaire de demande de permis, une enquête de sécurité (antécédents criminels et médicaux), une enquête auprès de vos proches et la délivrance finale du permis si rien n'accroche. 

Il y aurait par ailleurs une rumeur de règle non-écrite selon laquelle les instructeurs qui donnent les cours de sécurité peuvent black-bouler un appliquant au permis s'ils ont des doutes. Un simple appel de leur part empêcherait la délivrance du permis.

Les mécanismes de sécurité sont multiples, efficaces, sérieux, rigoureux et en cas de doute, les autorités policières viennent saisir les armes rapidement ou empêchent la délivrance du permis, c'est selon le cas.

Accessibilité


L'achat d'une arme au Canada dure moins de 15 minutes si vous possédez le permis et que le vendeur du magasin est rapide à remplir le registre de vente ainsi qu'à obtenir la confirmation que votre permis est valide.

De personne privée à personne privée, c'est plus rapide encore.

Pourtant, en proportion, il n'y a pas beaucoup de tueries de masse au Canada alors qu'il y en a beaucoup aux USA. En Suisse, si une personne sur deux possède une arme — plus qu'aux USA — on y trouve en revanche encore moins de tueries de masse au pro-rata de la population. Toujours en proportion, les canadiens possèdent à peu près autant d'armes à feu que les citoyens des USA. Le problème des tueries n'est donc pas relié à l'accessibilité.

"Le bon gars avec une arme"


Frédéric Lemieux, PhD, ajoute:


Il m’explique avoir décortiqué 142 cas de tueries de masse, principalement aux États-Unis. Conclusion : aucune de ces tueries n’a pu être stoppée par le proverbial « bon gars avec un gun » qui s’adonnait à être sur place et qui a pu tuer le tireur fou, à la Bruce Willis. « Le bon qui tue le méchant, c’est une fantaisie issue d’un film hollywoodien. » Source

Bien sûr et c'est tout à fait vrai. La raison? Toutes les tueries de masse, et c'est factuel, se produisent dans des guns free zone, des endroits où la loi interdit le port d'une arme à feu ou encore dans des pays où les citoyens n'ont pas le droit de porter une arme.

Donc il est vrai de dire qu'aucun bon gars avec une arme n'a arrêté une tuerie de masse, car les bons gars avec une arme ne portent pas leur arme dans une gun free zone, parce qu'ils sont des bons gars et qu'ils respectent la loi.

Tout ce qu'il dit est donc vrai, sauf si évidemment on fait abstraction du fait que les tueurs de masse sont tués par des bons gars qui portent une arme et une plaque de policier.

Sauf aussi le fait que les tueurs de masse crétins qui s'essaient dans des zones où les armes peuvent être légalement portées, sont tués par des "bons gars avec un gun"  avant que le nombre de leurs victimes les qualifient comme tueurs de masse et que leurs tirs ne deviennent "une tuerie de masse".

Car une tuerie de masse, c'est:

(...) un acte qui consiste à assassiner plusieurs personnes pendant une courte période de temps1. Selon le FBI, les tueries de masse sont définies comme quatre meurtres ou plus survenant pendant un événement particulier sans répit entre les meurtres. Source 

Mais poursuivons, c'est de mieux en mieux!
Frédéric Lemieux évoque alors les tueries de la Navy Yards (12 morts, en 2013) et de Fort Hood (13 morts, en 2009), commises dans des bases militaires de Washington et du Texas. « Il ne manque pourtant pas d’armes, sur les bases militaires. » Source

Il ne manque pas d'armes sur les bases militaires mais celles-ci, ô surprise, ne sont pas accessibles sans raison valable (déploiement interne pour cause de sécurité ou exercices de tirs au champ de tir). Les militaires n'ont pas non plus le droit de porter des armes personnelles sur des bases militaires.

Sur les bases militaires, seuls les policiers militaires portent des armes, car ce sont en fait des gun free zones donc des lieux parfaits pour les tueurs de masse.

Ma propre expérience militaire m'a appris que les exercices de tirs sont des cauchemars pour les officiers en charge. Autorisations après autorisations, trajet du convoi d'armes donné aux autorités, récupération des armes dans une voute et des culasses dans une autre voute, signatures, approbations, attente, vérification des numéros de série, décompte des armes, décompte des culasses, surveillance du tir, surveillance des munitions, surveillance des armes, surveillance des tireurs par un officier avec pistolet à la ceinture avec directive d'abattre un soldat qui serait dangereux, redécomptes... 

Encore une fois, le chercheur dit la stricte vérité factuelle mais se garde bien d'expliquer les causes car elles viendraient confirmer la cruelle vérité qu'il désire occulter pour des raisons probablement idéologiques: les tueries de masse se produisent là où les gens sont désarmés...

Conclusions


Les citoyens honnêtes sont tellement honnêtes que dans les juridictions où ils ont le droit de porter une arme, ils s'en abstiennent dans les zones où les armes à feu sont prohibées par la loi! Parce qu'ils sont honnêtes et respectent la loi.

Le désarmement des populations fait partie d'un agenda mondialiste (et des politiques officielles de l'ONU) et ne sert qu'une fin: prévenir des insurrections.

Après tout, Jacques II d'Angleterre n'a-t-il pas fait désarmer les protestants de son pays, soit 19 personnes sur 20? Jacques II était catholique et de ce fait impopulaire.

Après tout, les bourgeois de Paris n'ont-ils pas armées les masses populaires pour prendre la Bastille et n'ont-ils pas rachetées ces armes dans la semaine suivant la chute de la Bastille, de crainte qu'ils ne s'en servent un jour contre eux?

Un gouvernement qui ne craint plus son peuple le pressure et l'écrase. Un peuple qui est armé ne craint pas son gouvernement et le gouvernement ne le pressure pas ni ne l'écrase. Regardez la belle démocratie française, qui qualifie d'extrême-droite un parti centriste (le FN) et qui démonise ses adversaires politiques, par manipulation d'information, directives policières et censure.

Quant à la police censée protéger les citoyens... N'oublions jamais ceci: la police est là pour chercher, traquer, arrêter et coffrer les suspects après la commission d'un crime, jamais avant. La police nous protège rarement contre les actions criminelles. Ses rôles, ce sont 1) d'intervenir après pour arrêter les criminels et, si elle est rapide et efficace, 2) de dissuader les actions criminelles par sa capacité de répression. Car rappelons-le, ce n'est pas la durée des peines qui dissuade l'action criminelle: c'est la certitude d'être pris...

Combien d'heures a-t-il fallu avant que les forces policières n'entrent dans le Bataclan, déjà? Si quatre ou cinq citoyens avaient porté une arme dans le Bataclan, le bilan des morts aurait-il été aussi élevé?

Si, comme nos constitutions le mentionnent partout, nous avons le droit à la vie, comment se fait-il que nous n'ayons pas les moyens pour la défendre efficacement contre ceux qui eux, ont les moyens nécessaires pour menacer la nôtre?

Nous, comme survivalistes, sommes particulièrement sensibles à tout ce qui touche l'autonomie et la question du port d'arme pour les citoyens honnêtes doit être revue.

Lecture complémentaire: Le délire pacifiste





Commentaires

Joel Deplanque a dit…
Bonjour Vic,
Très bon article, toujours bien documenté.
Sachant que le pays où les gens sont le plus armés est la Suisse et que les tueries de masse y sont inexistantes il est aisé de constater qu'il n'y a pas de rapport entre les taux de possession d'armes et la criminalité. On n'y est pas non plus dans les quartiers nord de Marseille...
Je pense que cette criminalité de masse est la résultante du mode de vie américain, surtout de la pression que les gens réduits à de simples consommateurs subissent dans leur vie quotidienne. Une société déshumanisée souffrant d'une absence de soupapes de sécurité pouvant constituer autant d'exutoires où se décharger de son agressivité...
Lorsque je vivais en Union Soviétique Québecoise, j'ai été surpris de constater que chaque problème rencontré, aussi menu soit-il renvoyait toujours au système et son carburant déifié, à savoir le dollar passant loin avant la personne. Et l'individu isolé par les carences en termes de communication, la dictature de la pensée et du politiquement correct se trouve irrémédiablement acculé au constat amer de son impuissance. Je me souviens qu'en tant que journaliste au Pontiac (Royaume des décisions sur coin de table), poser une question était considéré comme un acte de rébellion. Au meilleur des mondes tout est déjà prévu, pensé... Les Stones chantaient déjà : "Well, what can a poor boy do except to sing for a rock 'n' roll band ? Cause in sleepy London town there's just no place for a street fighting man". Aux USA la problématique est encore plus marquée et les gens pètent carrément les plombs. Pour moi il est évident que les Nord-Américains ont réussi là où les Soviétiques staliniens ont échoué. Le criminel de masse, c'est le système et son dollar monnaie assassin !
Une arme n'est pas dangereuse en soi. Le tocard à la vue basse qui la manipule peut l'être. Quant à savoir si Mr John Brown a vraiment besoin d'un AR 15 pour protéger sa famille consumériste et sa cabane à crédit, la réponse est à mon avis non.
Alors que les yankees commencent par regarder ce qui dans leur système est de nature à secréter des tueurs de masse.
Mon analyse apparaitra simpliste. OK, mais c'est dimanche...
Anonyme a dit…
Salut Vic, Joël

Il y a 5 ans, j'aurais traité Vic de malade mais c'était il y a 5 ans...
Retirer les armes à une population est absolument anti-démocratique, je ne dis pas que tout le monde doit pouvoir être armés
Si vous saviez le bordel qu'il peut y avoir dans ma propre famille parce que je possède quelques bricoles, je suis automatiquement mauvais, violent, parano et j'en passe mais nous vivons dans un monde violent et ce n'est pas moi qui a fixé les règles, bien sur que j'aimerais vivre avec des anarchistes et pacifistes de gauche comme Brassens mais si c'est pour se taper Joey Starr et toute la clique !!!
Mais pour en revenir à l'article et bien d'abord merci, ça met de l'eau à mon moulin quand on me cherche et comme je suis un sanguin, je n'ai pas toujours les arguments, il est vrai que le blog m'a permis d'en mettre en short plus d'un.
Beau et bon boulot Vic.

Joël qu'est-ce que tu veux dire quant à J.Brown et son AR 15 ? une arme n'est pas seulement pour se protéger mais passer un bon moment avec les potes. Je n'ai pas saisi !!!
Joel Deplanque a dit…
Bonjour à tous,

Daniel, ce que je veux dire ?

Tout simplement qu'en temps de paix le citoyen lambda n'a pas besoin d'une puissance de feu colossale pour défendre sa cabane.
Je sais que les frapadingues sont aussi des citoyens à part entière et ayant le droit légitime d'être protégés et d'assurer eux-mêmes un bon niveau de protection.
Ce n'est pas parce qu'il est possible de s'amuser avec une arme que ça en fait un jouet. Il y a beaucoup de gens ne possédant pas un minimum de "sagesse" auxquels il ne sera pas raisonnable de confier une puissance de feu qu'ils ne sauront pas maitriser.

En tant qu'armurier je faisais des refus de vente quasiment quotidiens. Soit parce que le client me faisait part d'intentions inavouables (tuer sa frangine) ou pour des motifs débiles (je vis en forêt et les jaguars ou anacondas sont dangereux...). C'est du VÉCU ! Cette politique commerciale bien qu'imparfaite a sauvé plusieurs vies. Une mauvaise analyse du profil client m'a fait vendre des armes qui ont tué au moins à trois reprises. Une dans l'heure suivant l'achat, le type étant mécontent que le gars l'hébergeant lui ait refusé l'accès à la douche... Une autre qui a servi au client pour se suicider (et en plus, je lui avais fait crédit. LOL...).

Il faut dire que j'avais une clientèle assez particulière. Il fallait voir les profils ! Une "certaine catégorie de Personnels" comme on dit à la CGT...

J'ai vu l'effet inverse, à savoir un paquet de braves mongols m'ayant acheté un pistolet à grenailles ou gomm cogne se sentir invulnérables. Ces tocards s'aventuraient dans des quartiers où ils n'avaient jamais osé pensé mettre les pieds auparavant. Partis sur le front, les pauvres revenaient sur le cul...

Donc un individu faiblard des neurones qui sera porteur d'une arme dont il ne maitrise pas la puissance pourra être amené à faire des conneries. La question du profil du porteur se pose donc. Se pose aussi celle de la proportion de la riposte, sinon c'est l'escalade et la mère au foyer se retrouverait avec des bombes à neutrons à portée de main. A un moment il faut dire stop.

Au Canada le système de stockage fait qu'avant de rendre une arme opérationnelle un délai d'une minute est nécessaire. Les psychologues ont estimé que c'était le minimum nécessaire pour calmer un coup de sang et réfléchir de façon plus posée. Évidemment, en cas de braquage, une minute, c'est long et la psychologie...

Franchement Daniel, si tu avais un voisin un brin fatigué du bulbe, serais-tu rassuré de le savoir possesseur d'un AR 15 ?
Anonyme a dit…
Joël tu as vécu dans la jungle ! il y a les jungles urbaines O.K, tu cites des cas d'écoles, presque tous les types que je connais et qui possède des bricoles, n'ont vraiment pas envie de calibrer quelqu'un, on ne se paie pas une arme dans cette optique et même dans un accrochage tu ne sors pas ton arme.
Un gars fatigué, n'a pas besoin d'une arme à feu, un bout de bois suffit, en toutes franchise, tu as pris pris des cas extrêmes ?
Joel Deplanque a dit…
Daniel, je comprends parfaitement ta logique. La jungle chlorophyllienne est pour celui qui la connait un peu bien moins dangereuse que l'urbaine ! Bien sur que personne - à part quelques excités, frustrés, fanatiques ou déséquilibrés - ne souhaite tuer quelqu'un !
Tous ces gens que nous pouvons qualifier de normaux constituent la majorité de la population et vivent paisiblement. Le problème reste que ces personnes ordinaires peuvent en quelques fractions de seconde se retrouver confrontés à une situation extraordinaire !
Tu parles de situations extrêmes OK, mais celles-ci sont toujours la résultante d'un contexte auquel on peut être amené à s'adapter. En Guyane, la situation extraordinaire est à chaque coin de rue, peut te débouler dessus à chaque instant. Alors tu t'adaptes, t'équipes, acquiers des réflexes, des automatismes, modifies ton comportement, peux réduire ou supprimer des étapes dans l'analyse du risque. Au risque de devenir "idiot", de défourailler prématurément. Ça devient risqué et tu peux toi-même devenir un risque pour autrui. Comme les surhommes n’existent qu'à Hollywood nous avons quitté le pot de pus guyanais pur des zones réputées plus calmes. Il m'a fallu plusieurs mois de paix québécoise pour intégrer ça et ça m'a fait l'effet d'une douche froide : qu'étais-je donc devenu ?
Rassure-toi, tout n'est pas perdu ! Quand je pense qu'un procureur de la ripoublique, le cul avachi dans la graisse se permet de juger d'une réponse non proportionnée à l'attaque, etc. je renais un peu...
Un ami de Guyane nous a rendu visite au Québec et nous sommes allés dans un supermarché. A la caisse il s'en est fallu de très très peu qu'il n'allonge un coup de poing au brave gars rangeant ses achats dans des sachets, croyant que le jeune voulait les lui embarquer...
Depuis notre arrivée au Québec en 2004 nous n'avons pas d'armes. Nous y avons été victimes d'arnaque par des organismes dits de développement et avons tout perdu. Comme quoi il n'y a pas que les armes qui sont dangereuses... Bah ! La vie continue au soleil sud-américain auquel crois-moi il est très facile de s'adapter ! Sans taxes, sans gel, sans neige, sans trop d'insécurité. Et avec des fruits tropicaux, de la vraie liberté et des gens adorables !
Marc Desmeuzes a dit…
La possession d'armes à feu j'ai toujours beaucoup de mal à l'expliquer à ma propre famille. Dès qu'il y a une tuerie aux USA ils disent toujours la même chose : "il faudrait interdire les armes à feu" ...
Des fous il y en aura toujours, hélas.

Et à chaque fois je réponds, quand je réponds ...
"Imaginez une femme seule avec ses enfants comme c'est souvent le cas dans notre société américaine ou française". Les criminels iront forcément cambrioler et attaquer et tuer s'il le faut, cette femme et ses enfants sans aucune défense."
"Imaginez si cette femme était reconnue pour avoir des armes à feu, croyez-vous qu'on l'attaquerait ? Non, peu probable et même si on l'attaque elle sera capable de se défendre !!!"

Donc, avoir des armes à feu c'est réduire considérablement le risque d'être attaqué pour cambriolage ou autre. Et si on est attaqué c'est une assurance de pouvoir se défendre au mieux.

Si on supprime les armes à feu pour les honnêtes gens, les truands, les criminels eux, auront toujours la possibilité de s'en procurer : il n'y a pas besoin d'aller aux USA, on sait le business clandestin des armes à feu des truands dans les zones de "non droit" comme on dit ... !

En clair, interdire les armes à feu aux honnêtes gens et laisser les truands et criminels continuer clandestinement à avoir beaucoup d'armes à feu c'est accroître à coup sûr la criminalité et mettre les honnêtes gens en très grand danger.
Bien sûr qu'il y a la police en ville et la gendarmerie ailleurs, en France, mais la police ou la gendarmerie ne peut pas toujours intervenir à temps et en France actuellement la police et la gendarmerie ont actuellement d'autres choses à faire avec l'état d'urgence.

Voilà, je remercie Joel et Daniel pour leurs contributions et bien sûr Vic !!!
Portez-vous bien. Marc.
PS : en écrivant ceci j'écoute Vic et je suis d'accord mais alors d'accord à 100% sur l'idéologie mondialiste qui pousse à désarmer les honnêtes gens pour pouvoir mieux les contrôler (c'est comme pour le contrôle de l'argent, on parle de plus en plus de supprimer l'argent liquide et de supprimer les chèques) pour mettre les peuples en esclavages !!! Vic, tu as raison de citer Pierre Hillard où je suis complètement d'accord avec lui sur beaucoup de choses et notamment son analyse parfaite du mondialisme. A+
Joel Deplanque a dit…
Bonjour Vic, Marc,

"si vis pacem para bellum... Seuls les esclaves sont désarmés... Là où les armes sont interdites, seuls les hors-la-lois ont des armes".

Tu prêches à un convaincu, adversaire farouche de toute réduction des libertés individuelles et du droit à se protéger soi-même ainsi que sa famille ou autrui. Sur le principe de base, aucune objection donc. Pour autant...

Partant du principe que et sachant que tout citoyen a droit à se protéger et à être protégé, la question est de déterminer :

N'importe qui peut-il posséder, porter et utiliser des armes ou ceci doit-il faire l'objet d'une réglementation ?
Des limites légales d'accession aux armes, à leur détention, port, stockage, utilisation sont-elles souhaitables ?
Qui doit déterminer la destination des dites armes ? Sur quels critères ?
Le niveau d'armement maximum auquel peut prétendre le citoyen lambda.
Sous quelles conditions et modalités ce droit peut-il être validé ?
Quels éléments seraient susceptibles de refuser ou retirer les droits de détention et/ou port d'armes à ce citoyen lambda ?

Éternel problème du où commencent les limites...

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