Le survivalisme repose sur une vertu

Le survivalisme repose sur une vertu





Je ris, littéralement, dans ma barbe quand j'entends des gens parler d'idéologie survivaliste!

La plupart du temps c'est évidemment pour dénoncer cette idéologie matérialiste (cathos intégristes), cette idéologie capitaliste (gauchistes), cette idéologie d'extrême-droite (merdias) et j'en passe.

Or le survivalisme n'est pas une idéologie.

Idéologie: Une idéologie est un système prédéfini d'idées, appelées aussi catégories, à partir desquelles la réalité est analysée, par opposition à une connaissance intuitive de la réalité sensible perçue. 

Bien sûr, des idéologies peuvent conduire au survivalisme ou au contraire en éloigner les adeptes. Des croyances religieuses peuvent avoir les mêmes effets. Ça ne transforme pas pour autant le survivalisme en idéologie.

Peu importe le cas de chacun, ce réflexe merdiatique de qualifier le survivalisme d'idéologie, d'idéologie de droite, d'extrême-droite, d'ultra-droite ou de « lézeurléplusombredenotrehistouâre », a un effet inhibiteur chez beaucoup de survivaliste et les fait se refermer sur eux-même. Ils n'en parlent donc pas de peur d'être stigmatisés car souvent ils n'ont pas l'argumentaire nécessaire pour lutter contre les opinions des spécialistes de la communication et du conditionnement des masses que sont les journalopes.

Le magazine La Vie fait partie du groupe Le Monde,
propriété de Pierre Bergé (mariage pour tous),
Xavier Niel et Matthieu Pigasse


J'espère que ce billet vous donnera de la matière à répondre et de là, que ceux qui sont inhibés puissent s'ouvrir aux autres et ainsi trouver des semblables eux-aussi inhibés.

Vertu cardinale du survivalisme


Le survivalisme bien compris repose sur une vertu cardinale: celle de la prévoyance. Le survivaliste équilibré sera prévoyant plutôt que 1) paranoïaque face à toutes les possibilités ou 2) monomaniaque face à une type bien précis de catastrophe.

C'est cette prévoyance qui l'amènera à se questionner sur les failles possibles de nos systèmes contemporains, en alimentant ces questions de ses impressions, de ses connaissances et de ses observations.

Entendons-nous: si un événement est possible, voire fortement possible ou même probable, l'anticiper et s'y préparer ne relève pas de la paranoïa mais de la prévoyance. En revanche se préparer à un événement improbable et uniquement à cet événement, n'est pas un signe de prévoyance mais peut-être d'équilibre mental en péril.

C'est ainsi qu'envisager un effondrement global en 2016 est autrement plus raisonnable qu'en 1950, au sortir de la guerre, avec du pétrole dont on ne pouvait pas prévoir la fin et une confiance niaise généralisée en l'avenir. Je dis niaise car je regarde 1950 depuis 2016, vous l'aurez compris.

La prévoyance est reliée à l'autonomie


La prévoyance, le mot le dit, c'est faire une projection dans l'avenir à travers une pluralité de scénarios, établir quels seront nos besoins à ce moment selon telle ou telle situation, et préparer notre esprit, nos savoirs et savoir-faire et l'aspect matériel requis.

Ainsi on peut envisager successivement le scénario R.A.S., celui de l'effondrement économique sectoriel, civilisationnel, planétaire, celui d'une inondation, celui de la perte d'emploi, celui de la maladie chronique ou très longue, celui de la guerre mondiale ou de la guerre nucléaire, il n'y a pas de limites autres que celles de nos capacités à imaginer.

De cette manière, peu importe ce qui arrivera ou n'arrivera pas, le survivaliste est prêt à agir et à déployer ses plans. Il n'aura besoin de personne pour lui dire quoi faire, comment le faire et pourquoi le faire car il est autonome. La prévoyance concrétisée par des actions génère de l'autonomie, c'est aussi simple que ça.

Aussi, ne laissez plus parler d'idéologie survivaliste, ça n'existe pas, c'est une invention des journalopes. Parlez de votre vertu de prévoyance qui vous conduit à vous projeter dans l'avenir et prendre des mesures appropriées à chacun des scénarios envisagés.

Cela relève de la même démarche que le cadre intermédiaire qui contracte une assurance-vie au bénéfice de sa famille: projection dans l'avenir, examen de scénarios possibles, constat que la famille sera grandement diminuée financièrement et signature au bas du contrat d'assurance-vie.

Où est l'idéologie dans les deux cas? Nulle part.

Là où il y a idéologie...


Ce n'est donc pas dans la prévoyance elle-même qu'on trouve de l'idéologie mais dans la direction qu'on entend donner à notre préparation si notre anticipation nous fait conclure qu'une fois la société abattue, il faudra la reconstruire et que nous voulons lui imprimer une direction précise. Dès lors, on sort du strict domaine de la préparation, qui est toujours à l'échelle d'un individu, d'une famille nucléaire, recomposée ou élargie, ou un groupement d'individus, formel ou non. Ce n'est toutefois pas la prévoyance qui est en œuvre mais bien la notion personnelle du "vivre ensemble" et de la Chose Publique, totalement indépendante du survivalisme.


Un exemple concret, moi.

Je suis indépendantiste depuis l'âge de 21 ans et je suis devenu il y a quelques années un royaliste (français) après avoir été depuis presque toujours républicain, par opposition à cette monarque étrangère qui règne sur notre peuple. Ma « conversion »  s'est produite précisément durant une conversation avec Pierre Hillard en route de Montréal vers Québec, sur l'autoroute 40 passé Donnacona, pour être précis; donc quelques années après que je sois devenu public comme survivaliste.

Il est indéniable que je suis passé d'une idéologie à une autre. Voulez-vous me dire ce que le survivalisme est venu faire dans mes préférences pour l'avenir des canadiens-français, mon peuple, et du Québec, ma patrie? Mais absolument rien!

En contrepartie, que je sois royaliste ou républicain n'affecte en rien ma préparation, issue de ma prévoyance.  Je serais gauchiste ou communiste que ça ne changerait pas non plus l'impulsion de prévoyance que j'ai eue pour préparer les aléas de la vie et ceux de l'avenir. Gauchiste, je demanderais aux autres de payer mais ce serait néanmoins ma préparation issue de ma prévoyance. ;)

Ne laissez donc personne affirmer que le survivaliste est un système politique, une idéologie, une manière de voir le monde. C'est une démarche personnelle d'autonomie qui repose sur une vertu, la prévoyance. Et vous l'avez, cette vertu. Pas « eux ».



Commentaires

Anonyme a dit…
Salut Vic

Cela fait longtemps que je n'emploie plus le terme survivaliste, je lui préfère "citoyen conscientisé ou prévoyant".
Il est vrai que les médias nous font souvent mauvaise presse, ils ont la faculté de manipuler.
On trouve également plusieurs sortes de survivalistes et c'est là que le bât blesse, peu font d'efforts, si tu fouilles un peu sur les forums francophone, c'est souvent assez déconcertant, des posts à l'infini pour savoir comment optimiser la 22 et souvent pour défendre quoi ?
Je trouve qu'en France, on est loin du survivaliste à la recherche d'une réelle autonomie et quand une figure médiatique ou publique s'en approche, on le descend et descendu par qui ?
On ne peut en vouloir à ceux qui pense que le survivalisme est une idéologie, c'est l'époque qui veut ça.
J'ai beaucoup aimé ton billet, je lis toujours ce que tu rédiges et j'imprime quand c'est technique.
Bonne soirée.
Vic Survivaliste a dit…
Oui j'ai remarqué qu'en France, c'est assez, disons, particulier. Chez nous on se garde une petite gène face aux gens qui sont publics mais chez vous, ouf! La moindre petite chose (et son contraire) est montée en épingle et pas juste un peu.

Quant aux forums, il y a les vieilles cliques qui sont là depuis longtemps et qui n'ont pas aimé que des gens arrivent de nulle part (et de l'étranger, ce qui n'arrange rien) et qu'ils se soient fait connaître rapidement, comme Vol West, Piero, moi dans une moindre mesure.

Alors fatalement tout ce que nous disons est mauvais, inadapté, ridicule, parce que ce n'est pas eux qui le disent.

De plus, en France vous avez l'évacuïte, maladie qui porte à tout envisager sous l'angle de l'évacuation systématique. Rassure toi au Québec nous avons le syndrome du coureur des bois, des gens qui pensent qu'on hérite génétiquement du savoir faire de nos ancêtres coureurs des bois et qui se figurent qu'en cas de pépin ils n'ont qu'à aller chasser, eux et les 500,000 autres qui pensent comme eux, pour 200,000 cerfs et 100,000 orignaux et qui n'ont même jamais vu un ours ou un cerf en dehors du zoo...

Alors si en plus on doit laisser dire des mensonges sur nous afin de les éloigner d'un réel savoir utile...
Anonyme a dit…
Salut Vic

J'ai aussi remarqué qu'en France, les survivalistes aiment les scoops, ils vont entendre une chose, la diffuser, la répéter, sans se donner la peine de faire de réelles recherches quant à la véracité de ce qu'ils entendent, écrivent ou publient.
Actuellement sur un forum francophone, on peut lire un post, qu'un gars à ouvert et qui s'intitule " projet de loi sur la légalisation de la pédophilie"
C'est une vidéo sur le net ou Marion Sigaut nous met en garde contre une déclaration des droits sexuels de l'IPPF,(L'International Planned Parenthood Federation), document estampillé ONU.
Personnellement j'ai beaucoup Madame Sigaut, elle dit des choses intéressante.

Il faut se donner la peine de lire les échanges qu'il y a eu à ce sujet.
On en arrive à écrire n'importe quoi.
On lit même que N-V Belkacem aurait dit dans une émission que " les enfants n'appartiennent pas à leurs parents mais à l'Etat ???
Madame Belkacem n'a jamais dit une absurdité de ce genre, c'est une phrase de Laurence Rossignol " les enfants appartiennent à l'Etat", c’était pour faire comprendre que les enfants n'étaient pas la propriété des parents et que de ce fait, les parents ne pouvaient pas obliger les petites filles à porter le voile.
C'était une émission sur la laïcité.

Quand on se dit survivaliste, on fait attention à ce que l'on écrit, on fait des recherches, aujourd'hui on a les moyens.
Une personne s'intéressant au survivalisme, fait vite machine arrière quand elle lit des trucs pareils.
Pour être crédible en France les survivalistes on beaucoup de travail.
Vic Survivaliste a dit…
Il y a souvent envie (besoin?) d'attirer l'attention et se se montrer au centre des choses. Si on a de la réelle info exacte, pas de problème. Sinon, c'est con, ça induit les gens en erreur et ça discrédite le porteur du message. Pire: ça désensibilise tout le monde et quand une réelle horreur survient, les gens disent "ouais, ouais" et passent à autre chose.

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