Question # 3 - Instruction des enfants survivalistes en K2KK - 24 déc 2016

Instruction des enfants survivalistes en K2KK

 



Mes amis, bonjours,

Normalement j'aurais dû poster ce billet le 25 décembre, qui est un dimanche. Mais voilà, le 25 décembre c'est Noël alors par déférence pour cette fête, je met en ligne 24 heures d'avance.

J'en profite pour vous souhaiter à chacun d'entre vous un Joyeux Noël.


Cette semaine, je consacre mon billet à une question reçue.

Il s'agit de l'instruction des enfants survivalistes en K2KK.

Instruction et éducation se confondent souvent, spécialement dans nos écoles contemporaines qui ont de plus en plus pour mandat d'éduquer nos enfant à notre place.

Mais ici on parle bien d'instruction. Je commence évidemment par parler d'instruction mais je dévie — volontairement — sur un domaine qui relève à la fois de l'instruction et de l'éducation et que je considère plus critique, au point de vue sociétal, ethnique et même civilisationnel, que tout le reste.

Je vous laisse donc avec la question et ma réponse en vidéo.

Encore une fois, Joyeux Noël et paix sur terre aux hommes de bonne volonté. Pour les autres: PAS DE PITIÉ! ;)


Question:


Réponse en vidéo




Commentaires

Marc Desmeuzes a dit…
Une fois de plus bien d'accord avec toi Vic. Oui, gardez les bons livres, toujours ! Ne pas désespérer, jamais. Notre "culture" moderne a quasiment tout laissé tomber de notre civilisation chrétienne de toujours (d'avant le brigandage de Vatican II) alors en cas de rupture de la normalité, la désagrégation voire disparition de la culture moderne sera une très bonne chose : on pourra remettre, petit troupeau que nous serons, les choses à l'endroit ! Oui, cela sera très dur et si nous n'y arrivons pas, Dieu y pourvoira !!! Allez, haut les Coeurs !!! JOYEUX et SAINT NOËL à toi Vic et à tous ceux qui croient que le Christ est vraiment né pour notre rédemption et notre salut éternel !!!
Marc
Joel Deplanque a dit…
Bonjour tout le monde et meilleurs vœux !

Oui, l'instruction et la connaissance lorsqu'elles restent d'un niveau n'atteignant pas des sommets scientifiques sont assez simples à transmettre et/ou à acquérir pour peu que l'élève dispose de facultés correctes.

Pour la culture il en va tout autrement. Celle-ci est bien plus la résultante d'une imprégnation que d'un apprentissage. Elle nécessite donc à la fois du temps et une immersion active dans un milieu donné. La vie est une école à temps complet, surtout dés que l'on s'extrait de la routine. Que l'on change de milieu et un nouvel apprentissage est nécessaire. Avec le temps ces nouvelles connaissances acquises deviendront culture. C'est un peu comme lors de l'apprentissage d'une langue : vient un stade où l'on commence à penser en celle-ci. Un nouvel antécédent culturel est né, même si comme l'affirme le proverbe africain "un bout de bois pourra passer plusieurs années sous l'eau, mais ne deviendra jamais un crocodile". La porosité culturelle a donc des limites, notamment celles que fixent l'autre en termes d'acceptation. J'ai vécu en Afrique et ne me suis jamais senti Africain. Vingt ans de Guyane n'ont pas fait de moi un Guyanais. Pas plus que dix ans de Québec ne m'ont pas transformé en Canadien et que le temps que je passerai en Bolivie ne fera de moi un Bolivien. Chacun a ses racines solidement implantées dans le creuset initial. Toute nouvelle culture ne fera pas disparaitre et ne se substituera pas à l'ancienne, la maternelle, mais constituera une corde supplémentaire à l'arc personnel. Je pense que disposer de plusieurs est bénéfique et pourra même s'avérer salvateur pour le survivaliste devant migrer en zone jugée moins dégradée et au cœur de laquelle il pourra mettre en œuvre les connaissances acquises lui permettant de s'en sortir.

Je ne me fais pas plus long et communique plus avant une expérience québécoise.
Joel Deplanque a dit…
Premiers amis Québécois.

Nous avons entendu parler d'un élevage de cerfs du côté de YYY et nous y rendons. C'est le début du printemps et les premières gammes de vert s'installent sur le Québec. Notre Jeep s'arrête dans la cour d'un résumé du Canada : plusieurs bâtiments de bois dominent un océan de collines boisées. Au centre de ces constructions, une maison d'habitation comme l'enfant que j'étais aurait aimé la dessiner tant elle est la réplique exacte de mon rêve de jeune peintre.
Une cheminée fumante...
Une construction traditionnelle, tout en bois...
Des murs de solides équarris...
Une grande femme mince d'une cinquantaine d'années s'approche, souriante. C'est Nathalie, suivie de Jacques, son mari. Je descends de la Jeep.
- Bonjour Madame, vous parlez français ?
Elle semble à la fois surprise et soulagée.
- Oui...
- Ouf ! Ce sera plus facile qu'en anglais... Nous sommes des Français installés au lac Lawless. On nous a dit que vous élevez des cerfs rouges ... Ce serait possible de regarder ?
- Oui, bien sûr...
Retraités, ils ont eu un coup de cœur pour cette ferme et se sont lancés dans l'élevage du cerf. Nous visitons les lieux et prenons de nombreuses photos. Une centaine d'animaux nous regardent, dont Buck, un magnifique mâle aux bois en velours. Un grand terrain pentu et couvert d'une pelouse s'étend entre la maison et les parcs.
- Vous aimez les champignons ?
- Oui, mais on ne les connait pas...
- Regardez ceux-là...
Le sol est couvert de cariollettes .
- C'est bon ?
- Laborieux à ramasser parce que tout petit, mais très parfumé, onctueux et délicieux en sauce...
Joel Deplanque a dit…
Je lis dans son regard que Nathalie n'est pas vraiment rassurée. Jacques non plus. D'ailleurs, qui pourrait l'être à la vue de deux étrangers débarquant sans crier gare, et affirmant que ces champignons que nous avons l'habitude de traiter à la tondeuse à gazon ou que nous piétinons sans égards, sont des sommets de la gastronomie ? La moindre des choses est de marquer une pause, de ne pas s'emporter...
Je prends un champignon et le mange tout cru. Nous sommes alors invités à en ramasser autant que nous le souhaitons, ce qu'il n'y a pas lieu de répéter. Nous marchons sur une véritable mine !
Ce premier contact, simple, mais déjà cordial évoluera en amitié vraie. Hélas pour les cariollettes dont les pousses seront désormais surveillées de près... Tout comme les cèpes de Bordeaux poussant en quantité un peu partout, et dont un éventuel coup de pied en passant constituait jusqu'alors la seule marque d'attention qui leur était témoignée. Nous connaitrons dans cette maison des instants rares, et j'y retrouverai dans la chaleur de ces murs de vieux bois, une ambiance me rappelant mes années en Limousin. Je me souviendrai toute ma vie d'une soirée de Noël au cours de laquelle Nathalie ira chercher plusieurs épais livres de chansons anciennes. Les textes y sont parfois annotés à la main.
L'émotion sera au rendez-vous, et la larme à l'œil menacera lorsque je retrouverai des airs du vieux folklore français. Nous passerons les livres en revue, les chanterons en chœur, sans fioritures. Je mesurerai l'impact d'une traversée de l'océan au constat de quelques variantes dans les textes. Les deux fils de Nathalie et Jacques sont là. Ils ont le même âge que nos enfants. Et l'ambiance... Un grand sapin lourdement chargé de décorations, un poêle à bois délivrant silencieusement son confort, le temps qui passe trop vite. Nathalie se révèle une cuisinière hors-pair, une maîtresse de maison attentionnée, amoureuse de bons plats qu'elle prépare avec amour. Ce sera chez eux que je retrouverai la France que j'ai aimée. Devoir traverser l'Atlantique pour ce faire, quelle tragédie ! Nous ferons en leur compagnie un voyage de cinq semaines en Europe, passant d'un lieu à l'autre, de famille en amis, de l'Andalousie au Limousin.
C'est ça aussi le Québec !"

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