Les (non) survivalistes dans le blizzard

Les (non) survivalistes dans le blizzard




Les 14 et 15 mars derniers, un blizzard s'est abattu sur le sud du Québec. Rien d'extraordinaire. Nous en avons souvent. Celui-ci était particulièrement intense, laissant jusqu'à 60 cm de neige au sol en moins de 12 heures.

30, 50 ou 60 cm, ce n'est pas la quantité en soi qui affecte les conditions de vie des gens mais bien la rapidité avec laquelle la neige s'accumule. Cette fois-ci, ça dépassait les capacités de déneigement des routes.

Le bilan macabre s'élève à sept morts (au 19 mars 2017 @ 18h00), dont deux hommes enfermés dans leur véhicule enlisé et enseveli sous la neige à moins de 400 pieds (125 m.) d'une habitation.

Nous avons assisté au blocage de l'Autoroute 13 à Montréal, blocage qui a immobilisé 300 véhicules pendant plus de 12 heures. Ce qui est particulier à cet événement, c'est que les autorités ont fait preuve d'une incompétence crasse, causant des délais inacceptables dans l'organisation et le déploiement des secours.

Deux grandes leçons


Il y a deux leçons à tirer de ces événements. Les autorités ont failli à leur devoir et les individus n'étaient pour la plupart pas préparés.

Soyons réaliste: il est entendu que lors des tempêtes majeures, la capacité de déneigement des routes est moindre que la capacité d'enneigement de la tempête de sorte que la neige s'accumulera et que les routes seront moins bien dégagées. On ne peut s'attendre à rouler sur une chaussée sèche lors d'une chute de neige.

Dans le cas de l'affaire de l'A-13, une conjonction de failles a créé une situation jamais vue. L'entrepreneur chargé de l'entretien n'aurait pas respecté les conditions de son contrat (et ce ne serait pas la première fois selon les commentateurs) et il en est résulté des sorties d'autoroute enneigées et finalement l'enlisement puis le blocage de l'autoroute, immobilisant 300 véhicules.

À cela s'ajoute une grande déficience dans la gestion de la crise. Les automobilistes bloqués ont évidemment appelé les services d'urgence (911) pour les aviser de leur situation. Le service 911 a acheminé les informations au Service de Police de la Ville de Montréal (SPVM) qui les a transmises à la Sureté du Québec (SQ) parce que les autoroutes sont sous sa juridiction, une SQ qui s'est... assise dessus et n'a rien fait.

Donc double faillite des autorités, dans l'entretien de l'état de la route et dans la réponse à une crise avec un potentiel théorique élevé de fatalité.

De leur côté les automobiliste ne sont pas mieux lotis collectivement. Ce blocage a duré 12 heures et la majorité d'entre eux sont restés dans leur véhicule à attendre d'être secouru... dans une zone urbaine, à proximité d'un aéroport ouvert 24h sur 24, à moins de 1 km de commerces et d'habitations.

« Nous aurions pu mourir » se sont-ils exclamés après, en parlant des 12 heures pendant lesquelles ils n'ont rien foutu pour se mettre en sécurité.

La grande majorité d'entre eux dépendait du moteur de leur automobile et de leurs vêtements d'hiver de ville pour se tenir au chaud.

Très peu avaient une couverture ou une bougie. Très peu savaient comment réagir au froid dans un contexte comme celui-là. Très peu ont même eu le jugement de se mettre à l'abri dans un endroit sécuritaire quand ils ont constaté que la situation ne faisait que se détériorer et sans que le Ministère des Transports du Québec (MTQ) ni les services d'urgence n'intervinssent pendant de si longues heures.

Quelques arpents de neige


L'infâme Voltaire disait de la Nouvelle France que ce n'était que quelques arpents de neige. Oui, c'est un des attributs du Québec: des conditions hivernales difficiles. On semble l'avoir oublié, chez nous. Ce n'est pas parce que nous avons le chauffage central et un très efficace système de déneigement des routes que l'hiver n'existe plus. Une partie importante des effets hivernaux est masquée par notre technologie et les gens se laissent en général illusionner par la capacité de la société québécoise à continuer de fonctionner normalement malgré les conditions météorologiques parfois éprouvantes.

Oui le MTQ n'a pas fait son boulot, oui la SQ a failli lamentablement mais cela n'excuse pas non plus les gens de s'être laissés se mettre en péril sous prétexte que les secours tardaient.

Et c'est là que l'esprit survivaliste entre en jeu.

La première règle en cas de difficultés appréhendées, c'est d'éviter de s'exposer quand c'est possible.

La seconde règle, si on doit y aller, c'est de se préparer non pas à s'y jeter à la grâce de Dieu mais à une dégradation de ces conditions: il ne faut pas qu'envisager que c'est difficile mais que ça va aller, il faut anticiper que ça peut aller très mal et prévoir en conséquence.

Cette préparation, elle est mentale et matérielle.

La partie mentale doit être dans un premier temps analytique et nous rendre capable de nous projeter dans une situation dégradée. Cette projection révélera nos failles et nos lacunes et dans un second temps nous montrera la direction à suivre pour réduire les risques ainsi que, au besoin, acquérir les connaissances et les objets dont nous avons besoin pour surmonter la situation.

La partie matérielle, qui vient après l'analyse et la projection, consiste à se munir du matériel nécessaire à notre survie pour le cas où nous serions pris dans une situation réellement dégradée.

Si on doit s'exposer à une tempête de neige et au risque d'être enlisé de longues heures, il faut préparer un minimum de matériel pour maintenir la chaleur corporelle.

Voici un exemple (et pas un modèle).

Dans nos véhicules familiaux, nous avons toujours:

  • des briquets jetables type Bic (inutilisables si le gaz qu'il contient est à moins de zéro Celsius), 
  • un briquet toute-température (Zippo), 
  • deux lampes de poche, une avec pile au lithium et une autre avec une pile alcaline avec une pile de rechange pour chacune d'elles,
  • deux contenants d'eau en acier inoxydable, vide ou plein (que je peux mettre directement sur le réchaud pour faire chauffer de l'eau ou fondre de la neige), l'un sert à faire fondre de la neige ou à puiser de l'eau non-traitée et l'autre à l'eau propre.
  • un filtre à eau
  • un tomahawk
  • une baïonnette de Mosin-Nagant (allez savoir pourquoi! non sérieusement elle peut servir de pieu, de marchepied si enfoncée dans un arbre et de défense contre les animaux agressifs, etc.)
  • une bougie 12 heures
  • un réchaud au gaz
  • une cartouche de gaz
  • une couverture de laine 80% pure, 20% synthétique
  • des outils divers de réparation automobile
  • une bâche qui peut recouvrir le véhicule
  • des gants de travail isolés
  • un kit premiers soins
  • une pelle
  • une aide à la traction (des bandes de roulement traction aid)
  • des câbles de survoltage 
  • un kit pour siphonner un réservoir
  • de l'huile moteur 
  • du liquide lave-glace
  • une feuille de carton de bonne dimension, repliée (qui sert d'isolant thermique)
  • et divers autres équipements 

Quand je suis allé à Québec il y a quelques semaines, il faisait très froid. Je portais mon traditionnel chapeau Outback et des chaussures confortables (je suis du genre à marcher dehors par -15 avec mon parka ouvert, sans bottes, sans gants et sans écharpe, je ne suis pas frileux) mais j'ai pris soin d'amener aussi mes bottes en feutre garanties -40 C, mes gants les plus chauds, une écharpe, un cache-cou, mon chapeau de fourrure et une deuxième couverture de laine.

C'est trop? C'est trop quand rien ne va mal. C'est suffisant quand on reste enlisé dans la neige pendant des heures.

Des réactions dégénérées


Au fait, que vont faire les automobilistes enlisés sur l'A-13 pendant 12 heures? Ils... poursuivent le gouvernement pour leur expérience traumatique!

Évidemment je n'ai aucun moyen de savoir si quelques-uns parmi eux en ont tiré LA leçon qu'ils devaient en tirer: se préparer à affronter les difficultés seul, sans assistance extérieure. Mais, vous savez quoi? Je n'ai pas beaucoup d'espoir pour eux.

Quand on doit se déplacer, le réflexe survivaliste de base est de se demander ce qui peut aller mal et comment on peut mitiger les risques. Il ne s'agit pas d'amener un kit chirurgical ou une unité de chauffage mobile au diésel, simplement de se donner des moyens d'action pour le cas où on en aurait besoin.

Considérations inutiles mais bon...


Sachez que l'écrasante majorité de la population est logée à la même enseigne, que se soit sur la route ou à la maison: ces gens n'ont absolument aucune préparation pour le cas où leur environnement usuel se dégraderait. Bien sûr ils ne sont pas tous cons: beaucoup d'entre eux se débrouilleront avec les moyens du bord et ça ira tant que ça ira, c'est à dire pas très longtemps... D'autres n'auront que leurs larmes pour pleurer et ne réaliseront même pas leurs possibilité de débrouille avec ce qu'ils ont avec eux, tellement ils sont habitués à ce qu'on pense pour eux.

Une chose est certaine, c'est que dépendre des services d'urgence de l'État n'est pas une stratégie gagnante parce que dans le meilleur des cas, c'est une autorité extérieure qui décide pour vous de ce qui vous convient et à quel moment on vous sécurisera; dans le pire des cas les autorités arriveront trop tard, quand bien même la machine est bien huilée et efficace. On a vu les 14 et 15 mars 2017 que ce n'était pas toujours le cas.

Il ne s'agit pas d'attaquer l'État et ses institutions pour une fois où ça va mal et d'en faire une règle générale. Ce n'est pas le but. Ce n'est même pas utile. Il existe des organisations, notamment la Sécurité Civile, qui sont extrêmement utiles en cas de désastre et ces organisations sauvent réellement des vies.

Le survivalisme ne sert pas à attaquer l'État ou à démontrer qu'il est inutile — ça ce sont des idéologues libertariens qui instrumentalisent le survivalisme — mais à permettre à ses adeptes de pouvoir se passer des secours extérieurs, étatiques ou institutionnels, quand une situation d'urgence se présente.

Cela sert deux fins: en étant autonomes dans une situation d'urgence, vous n'attendez pas une aide indispensable puisque vous vous êtes pris en charge immédiatement, sans délais et avec des moyens parfaitement adaptés à vos besoins; ensuite vous libérez des ressources pour d'autres qui en ont réellement besoin et permettez ainsi aux secours de leur parvenir plus rapidement.

Même si nous sommes préparés et autonomes, ce serait une erreur de mépriser les gens qui sont coincés dans une situation qui nécessite de l'assistance. Beaucoup d'entre eux n'ont pas les moyens de se préparer, beaucoup d'entre eux n'ont pas les capacités physiques de se préparer et beaucoup d'entre eux n'ont pas les capacités intellectuelles de se préparer (i.e. projection dans l'avenir, hypothétisation, analyse, décision).

La meilleure chose que nous, survivalistes, pouvons faire, c'est de continuer à se préparer et aider les gens réceptifs à réaliser leur vulnérabilité et leur enseigner les moyens d'y remédier.

Remerciements aux contributeurs qui m'aident financièrement:


FG
J.

Julien
Dan Sullivan
Ainsi qu'aux autres tipeurs et donateurs.



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Commentaires

Marc Desmeuzes a dit…
100% d'accord avec toi Vic !
J'ajoute que j'espère que beaucoup de français liront ton texte très clair et écouteront ta vidéo CAR en France nous attendons TOUT ou presque de l'Etat.
Pour nous français on attend de la grande Maman-Etat. C'est vraiment spécifique à la France. Les français ne sont pas plus bêtes que les autres mais cela tient à son histoire et il faut essayer de changer cette mentalité.
Gros travail !
Porte-toi bien Vic !
Marc.
Joel Deplanque a dit…
Merci Vic pour cette vidéo frappée du sceau du bon sens.
Événements dramatiques s'il en est, mais révélateurs de notre époque poussant à l’insouciance. C'est le problème de tous les pays où sévit l'État-Providence. Le citoyen y vit dans un cocon. Le système qui pense à sa place l'a peu à peu déconnecté des réalités de Dame Nature et l'homme baisse la garde. Adieu fruits de saison, bonjour truites ou volailles-portion et Ô combien rassurants étalages débordant d'exotismes colorés… La notion de saison disparait jusque dans les rythmes biologiques naturels et l'espèce humaine se vautre avec délice dans un niveau confort inconnu dans l'histoire.
Oui mais… Il faut sortir de temps en temps et le petit grain de sable peut s'immiscer dans le débat sans autorisation préalable…
Là encore, ce que d'aucuns qualifieront de pessimisme pourra avoir des vertus salvatrices ! En fait, le pessimiste sera un optimiste ayant de l'expérience. En France je vivais en montagne et donc sous des conditions climatiques quasiment québécoises. Forestier, j'étais bien plus sur le terrain que face à l'écran d'un PC. Dans mon 4x4 j'avais toujours une touque (bidon étanche) contenant du matériel me permettant de tenir le coup en cas de situation dégradée.
La confiance dans les organismes de déneigement… Chaque année en juillet / aout, la TV nous pond des reportages chocs. On y voit des chasse-neiges rutilants, des agents suréquipés et ayant envie d'en découdre avec les éléments déchainés. Combinaisons super bien brossées, ils balancent des ordres dans leurs walkietalkies. On est en aout, dehors le goudron fond au soleil et nos kamikazes cherchent l'ombre et traquent bien plus la boisson fraiche que la congère. Quelques mois plus tard, c'est la première gelée blanche et la France est au tas. Manque de sel, erreur des services météo, cas exceptionnel, inconnu des statistiques… Vers Noël, la France stupéfaite découvrira qu'en décembre, il peut neiger. Si si…
Vingt ans de Guyane. RAS. Ensuite dix ans de Québec. Un nouveau un bidon et du matos adéquat en permanence dans le 4x4. Le Québécois possède bien plus que le Français une "culture hiver". Et pour cause.
Retour au chaud, en Bolivie cette fois.
Aller, un peu d'humour dans ce triste monde… Il y a de cela une quinzaine de jours, notre groupe de quatre septuagénaires bien décidés, tous anciens de Guyane et habitués de la vie en jungle partent pour une partie de pêche. D'un commun accord… Deux fois 355 km de quad sur une piste pourrie histoire de se caler les rognons et en plein soleil sans protection (les nombreuses aventures tropicales passées ont tanné nos cuirs). Balade en pirogue. Nous dormirons à même le sol (ça fait jeune) en forêt. Nourriture assurée par un calibre douze. Comme prévu, notre professionnalisme a parlé et les résultats sont à la hauteur de nos espérances :
Insolation.
Déshydratation.
Fortes douleurs articulaires au réveil.
Refroidissement suite à petite pluie Ô combien agréable sur le chemin retour...
Nous avons cherché tout ça en conscience et l'avons obtenu. C'est bien la preuve que lorsque l'expérience se cumule à la bêtise admise et consentie, le poids des ans peut gagner. Rassurez-vous : entre un cachet et un grog, nous nous marrons ! Il ne manquerait plus qu'on chiale !

Lyriko a dit…
C'est quand même blizzard que certains ne se préparent pas là bas.
Alors qu'ils ont des montagnes de neige qui leur tombent dessus tous les ans, ici a Paris, tous les transports (routes, tramway, train, et certaines rames de métro) seraient coupé avec autant de neige.

Il y a quelques années il a fait -10 degrés a Paris avec un peu de neige et les bus, tramways avec certains métros ne passaient plus.

Ici nous ne sommes pas du tout préparé a un événement climatique grave
Joel Deplanque a dit…
Oui tu as raison, c'est même très "blizzard"...

La réglementation sait anticiper les risques en imposant les pneus neige à partir du 15 décembre. Quand ils ont sorti cette (encore nouvelle) loi, ça m'avait fait râler, mais force est de constater qu'elle est très utile.
Le climat québécois est de type nordique sévère. Rien à voir avec les conditions hivernales moyennes connues en France. Au Québec les grands moyens sont utilisés contre la neige et les voies ouvertes à la circulation sont la plupart du temps parfaitement allables (terme québécois VALABLE). Les opérations de déneigement se déclenchent automatiquement et suivent des protocoles rodés. En France, le temps que le sous-chef comprenne l'ordre du chef qui arrive en retard parce que la batterie de son talkiewalkie est à zéro, ben les tracteurs des agriculteurs ont déjà sorti les automobilistes du bas-côté. Devant leur porte, les nanas en talon-aiguille ont fini de balayer la neige avec un plumeau et de toute façon, la météo annonce du beau et chaud. A Marseille, on déneige au Pastis...
De toute façon en France, sauf en montagne, les accumulations de neige ne justifient pas l'investissement dans du matériel lourd de déneigement.

Pour ce qui est du Québec, la neige, on connait. Si la France connaissait sur son territoire un épisode de blizzard tel que celui évoqué dans ce sujet, ce serait des milliers de morts qui seraient à déplorer. Tout est conçu pour lutter contre le froid et se protéger de ses corollaires (vent, accumulations), notamment les constructions. A signaler le niveau de confort élevé de ces maisons traditionnelles en bois. Absolument fabuleux. Il y aura toujours hélas, des exceptions qui confirment la règle. L'habitude face à un risque n'élimine pas toujours le danger et "tant va la cruche à l'eau qu’à la fin, elle se casse". Qu'un léger détail soit modifié dans une situation connue et ce peut être le drame. Une situation normale et donc connue en une région donnée ne causera aucune victime hors cas d’imprudence ou négligence. Qu'un facteur soit à la hausse et des zones à risque voient ponctuellement le jour. Il appartient à l'individu d'observer et rester en-deça de la prise de risque raisonnable. Les cimetières sont pleins de héros...
C'est ainsi que chaque année, nombre de Québécois disparaissent sous la glace des rivières avec leur véhicule. Tout ça suite à la non prise en compte des conditions météorologiques. Et aussi "parce que mon père faisait comme mon grand-père et allait sur la rivière en mars". Oui il y allait, mais à pied, pas en Jeep...
Dan Czak a dit…
Salut

Des gars pas préparés ou peu et qui connaissent les conditions; ils n'ont cas se bouffer les doigts en espérant que ça leurs servent de leçons.
Comment peut-on embarquer sa famille sans un minimum de préparation totalement insouciant.
Marc Desmeuzes a dit…
Merci à tous pour les commentaires et bien sûr à Joel Deplanque qui a mis le paquet pour deux commentaires ! J'ai moins à dire et je suis plus paresseux LOL !

Juste une anecdote.
Je parlais en juin avec mon contrôleur technique de pollution pour la voiture et j'avais gardé mes pneus neige. Je ne les enlève plus d'ailleurs. Mais ce qui est intéressant c'est ce qu'il m'a dit et qui est très juste : "Oh ici (en région parisienne) quand il neige ce n'est même pas la peine de sortir car toutes les routes (surtout les grands axes en plus) sont bouchées".
C'est juste. A chaque fois qu'il tombe un peu de neige il se trouve toujours des camions pour aller sur les routes et se mettre en travers de l'autoroute, de la nationale ou autre ... ce qui fait que les agents du maintien des routes sont eux-mêmes bloqués !!! Idem pour les voitures, même en plein Paris ... encore qu'à Paris les socialos font la chasse aux voitures dans certains quartiers pour déplacer les embouteillages ...

C'est typique du chacun pour soi en France ! Alors qu'honnêtement accuser les prévisions météo de nos jours c'est ridicule : il faut bien accuser quelqu'un puisque le problème ne peut pas venir de soi LOL !

Bonne continuation à tous !
Marc.
Joel Deplanque a dit…
Marc, pour la longueur des commentaires, être retraité aide pas mal...

J'ignore si en France il existe des primes de déneigement qui seraient versées à nos vaillants kamikazes des gelées blanches. Je me souviens avoir entendu un chauffeur de chasse-neige Québécois à propos d'une chute de neige en cours "C'est de l'or qui tombe". J'en ai conclu qu'il devait être intéressé aux accumulations...

Question connerie collective, j'en ai une pas mal à raconter. J'ai vécu 13 ans dans ce magnifique département des Pyrénées Orientales, en montagne, près de Font-Romeu. Dés que la neige était annoncée en montagne, les gens de Perpignan (80 Km) et donc de la plaine, se précipitaient sur la route direction la neige ! Évidemment sans équipements, la plupart du temps juste pour rouler dans la neige et avoir le plaisir de s'y planter. Bagnoles en travers, dans le fossé, concert de klaxons, un troupeau de lemmings... Il fallait voir le boxon ! Et chaque année, ça recommence.

Aller, une autre, cadeau... J'ai connu un capitaine du CNEC (Centre National d'Entrainement Commando) qui, un 24 décembre au soir est parti couper (en douce) un arbre de Noël avec un de ses jeunes enfants. Il plante sa bagnole dans une congère, n'arrive pas la sortir. Il avait du matériel et a passé la nuit dehors avec le gamin. Après tout, c'est un commando... J'imagine que le réveillon de Madame et des autres enfants a du se dérouler dans une ambiance particulièrement festive...

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