Qui sont les amis des survivalistes?

Qui sont les amis des survivalistes?



La question se pose. Beaucoup sont survivalistes et s'ignorent, d'autres se qualifient de survivalistes et n'en sont pas.

Ce n'est pas une tentative de définition de l'orthodoxie survivaliste que de poser la question. Savoir ce qu'est une chose permet de la dénombrer, de la comparer, de l'analyser et de la comprendre.

Mais cela ne s'arrête pas là. À partir des critères et des attributs de ce qu'est un survivaliste, nous pouvons non seulement identifier d'autres survivalistes et nous rapprocher d'eux mais aussi trouver d'autres gens ou groupes qui, sans être survivalistes, présentent suffisamment de similitudes d'intérêts pour que cela devienne mutuellement profitable de se lier avec eux.

C'est surtout la recherche et l'identification de gens aux intérêts similaires qui se révélera précieuse car ils sont plus nombreux que nous.

Qui sommes-nous?


Un survivaliste est essentiellement une personne qui développe son autonomie dans une civilisation qui tend au contraire à diminuer celle-ci, qu'on anticipe une guerre nucléaire ou qu'on accumule des conserves simplement pour profiter des rabais quand ils se présentent ou pour stocker pour les jours difficiles.

Il y a plusieurs types de survivalistes — je compte les preppers parmi les survivalistes.

Le critère commun qui rassemble tous ces gens, c'est la conscience de la nécessité de développer son autonomie, parfois même de retrouver l'autonomie qu'avaient nos aïeux afin de faire face aux différents événements perturbateurs auxquels toute personne fera face durant sa vie, événements personnels, familiaux, économiques, politiques et sociétaux.

Vous trouverez paradoxales deux exclusions que je fais: les « fin-du-mondistes » et les « préparateurs de transition ».

Les fins-du-mondistes sont des gens qui se préparent à la fin du monde pour des raisons religieuses ou avec une ferveur qu'on retrouve généralement chez les adeptes de religions, généralement évangéliques. L'axe central de leur vie, c'est leurs croyances, lesquelles les conduisent à envisager une fin du monde pour bientôt, de leur vivant. Leur préparation est conséquemment assujettie à leurs convictions. Ceci étant, je tiens à préciser que j'ai un profond respect pour les gens qui ont la foi mais que cela n'en fait pas pour autant des survivalistes.

Les préparateurs de transition, ce sont des gens qui font partie du système et/ou qui adhèrent au système et qui constatent qu'il ne tourne plus rond. Ceux-ci se prépareront à des perturbations temporaires, à une vie plus difficile pendant un temps, avec l'idée de préserver leur position sociale, leur statut économique et leur pouvoir personnel en vue de retrouver tous les avantages qu'ils avaient avant ou d'en acquérir de nouveaux, une fois passé le vent mauvais.

Font partie de ce groupe notamment les gens à l'aise ou fortunés qui réalisent qu'ils ne s'en tireront pas indemnes dans un avenir prévisible s'ils ne se préparent pas.

Les alliés objectifs

Les patriotes


Quand on parle de survivalisme, on parle d'autonomie et on parle aussi de préservation, tant de la vie elle-même que sa qualité, du patrimoine et des moyens de subsistance.

Qui dit préservation dit conservatisme et qui dit conservatisme dit généralement patriotisme.

Les patriotes, peu importe le pays, sont les alliés objectifs des survivalistes. Ils désirent la même chose que nous, seulement ils la désirent à une échelle plus vaste: celle de la patrie. Ce sont les candidats les plus propices à devenir survivalistes et si vous deviez vous entourer de gens non-survivalistes, les patriotes feraient de bons prospects.

La raison principale de cette alliance objective, elle est facile à identifier: ce sont des gens attachés à leur terre. La Patrie, le pays, c'est avant tout un territoire et sa population endogène. Les patriotes feront de bons alliés à condition que vous offriez l'enracinement dans un milieu. Qui plus est, ce sont des gens généralement droits, attachés à des valeurs qui ont faites notre civilisation.

Les «POGG» (Peace, Order and Good Government - Paix, Ordre et Bon Gouvernement)


Les gens qui aiment la Loi et l'Ordre sont aussi à leur manière des gens compatibles avec les objectifs du survivalisme. Abhorrant le chaos donc la criminalité, le désordre et l'appropriation du travail d'autrui, ce sont des gens avec qui nous pourrions travailler pour sécuriser un territoire mais aussi développer l'autonomie d'une population, sachant que des gens produisant des richesses et des aliments voudront les préserver.

Ils seront en harmonie avec l'idée du travail contre de la bouffe, un toit, de la chaleur et de la sécurité, dans un contexte où évidemment l'argent ne permet plus de se procurer tout cela.

Nous ne possédons pas tous une BAD, loin s'en faut. Cependant, les gens qui recherchent l'ordre, rechercheront les gens qui ont des projets d'ordre et qui seront générateurs d'ordre, pris au sens large du terme et incluant la paix et la justice, tant dans les relations interpersonnelles que dans la gestion des communautés. Il est bien entendu dans notre nature à nous, survivalistes, de vouloir ordonner les choses, à commencer par le respect de la propriété d'autrui et réciproquement, le respect d'autrui pour notre propriété. 

Les anciens Facteurs d'Ordre (militaires et policiers/gendarmes retraités)


Beaucoup d'anciens militaires sont survivalistes et ceux qui ne le sont pas n'ont qu'un pas à franchir pour le devenir car ils ont les rudiments des aptitudes mentales gravées dans leurs valeurs: le sens de la mission, la préservation de ses moyens pour l'accomplissement de la mission, l'esprit de corps, etc. Il en va de même pour les policiers, non par tant par prédisposition fondamentale comme pour les militaires mais plutôt à cause de leurs confrontations quotidiennes avec l'effondrement moral et économique des concentrations urbaines.

De plus, ce sont des gens qui ne s'engagent pas à la légère. Quand ils sont signé leur engagement dans les forces armées ou dans la police ou la gendarmerie, ils l'ont fait en sachant qu'ils y engageaient aussi leur vie et qu'un jour ils pourraient très bien ne plus rentrer à la maison. Ces personnes sont sérieuses.

Si à l'heure actuelle les forces policières sont en quelque sorte adversaires des survivalistes par la surveillance étroite qu'elles exercent sur nous et sur notre recherche d'autonomie — quoique cela touche surtout les départements de renseignement et les agences — cela pourrait changer massivement un jour, quand l'État peinera à se maintenir et à faire fonctionner ses structures les plus fondamentales. Si ça se produit, évidemment.

Il est envisageable que des policiers recherchent même des gens comme nous afin de s'allier dans le but de protéger leur famille car s'ils s'y connaissent en matière de violence — en avoir fait l'expérience, l'avoir subie, l'avoir infligée, le comportement des criminels, le jaugeage des risques — en revanche en matière d'organisation de la vie en réalité dégradée, ils sont logés à la même enseigne que le plus ordinaire pékin.


Et les « libéraux » organisés en réseaux?


Contrairement à ce qu'on pourrait penser de prime abord, ils ne sont pas de bons candidats. Bien qu'ils tiennent un discours d'entraide communautaire, ils ont toujours dépendu largement des subsides de l'état ou de la charité publique. Ce ne sont pas des producteur, ce sont des répartiteurs, dans le meilleur des cas. Or quand il ne reste plus rien à répartir, ils n'ont aucune expertise enviable — du moins comme type de gens, pour les individus, c'est varie.

Qui sont nos amis?


Toute personne qui peut apporter une contribution appréciable en terme de préparation, que ce soit de la production d'aliments, une expertise médicale ou en sécurité, l'apport de réserves supplémentaires, des connaissances techniques dans les domaines de la construction, la mécanique, l'électricité, la production d'énergie, est susceptible d'être notre ami.

Maintenant, il faut voir aussi leur personnalité et leurs penchants. Ceux qui souffrent d'une dépendance à une substance qui altère la conscience ou d'une dépendance dont la privation entraîne des changements d'humeur notables devraient être évités, à moins qu'ils ne fassent évidemment partie de nos proches.


Remerciements aux contributeurs qui m'aident financièrement:


FG
J.
Pseidonia
Marie C.
Julien
Ainsi qu'aux autres tipeurs et donateurs.




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Commentaires

Marc Desmeuzes a dit…
Très intéressant et juste il me semble. Pour être dans l'esprit survivaliste pour moi c'est tout à fait la recherche d'autonomie alors que notre société hyper complexe nous rend de plus en plus dépendant (voir aujourd'hui en France avec une forte tempête où il y a eu jusqu'à 600 000 personnes sans électricité) et j'ajouterais l'esprit de solidarité (dans les deux sens évidemment) ce qu'on appelait autrefois le Bien commun.
J'ajoute une expérience personnelle : rechercher une BAD, pour les non survivalistes c'est rechercher à être isolé. Se cacher. Faux ! Isolé on est vulnérable ! Je parle toujours de village ou de communauté car on arrive à connaître assez bien les gens avec les qualités et les défauts de chacun.
Ta voix Vic semble s'être un tout petit peu améliorée par rapport à simplement la semaine dernière. Bon courage ! Marc.
Marc Desmeuzes a dit…
Pardon : je voulais dire "endroit isolé" et non un "être isolé" ce qui serait pire ...

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