Et si l'Apocalypse... documentaire sur des survivalistes

Et si l'Apocalypse... documentaire sur des survivalistes




J'avais un autre sujet de prévu pour cette semaine mais je ne pouvais pas passer par dessus celui-ci...

Dimanche dernier le 2 avril 2017, La chaîne Canal D a diffusé un documentaire intitulé « Et si l'Apocalypse... ».


Ce documentaire était intéressant à plus d'un titre. D'un point de vue personnel, mon ami Éric y a participé et j'étais avide de voir comment il y était dépeint. En effet on sait que le montage d'un document vidéo peut prendre toutes sortes de directions et même dénaturer complètement des propos (suivez mon regard)...




D'un point de vue plus social, ce documentaire présente aussi un grand intérêt car il représente la percée d'un discours pondéré sur le survivalisme dans les médias main stream et aussi, surtout, dans le ton employé par les experts, les autorités gouvernementales et para-gouvernementales. Cela, je ne m'y attendais pas.

Critique


Ce documentaire est très bien fait, tant dans ses qualités esthétiques indéniables que dans le traitement du sujet.

Le réalisateur (Stéphane Moukarzel) a fait réellement un très bon boulot: il présente un panorama de différentes visions et approches « tactiques » du survivalisme même s'il a fait entrer dans cette catégorie le couple de minimalistes nomades, qui ne sont pas des survivalistes car le survivalisme est sédentaire. Cela n'a toutefois pas rendu les propos de ce couple inintéressants pour autant, bien au contraire. C'est simplement hors-survivalisme.

Après, on aime ou on n'aime pas les survivalistes présentés, on critique ou pas leur mode de préparation, on juge ou ne juge pas leur approche, c'est laissé au jugement de chacun. C'est une autre des qualités de ce documentaire au sens où le documentariste y est allé d'une approche honnête du sujet, sans se positionner lui-même ni faire savoir à la planète entière ce qu'il jugeait bon ou mauvais chez ses sujets et leurs discours. Disons que cela change de ce qu'on a pu voir ailleurs (suivez encore mon regard...).

« Et si l'Apocalypse... » traite aussi le sujet de manière plus « stratégique » à l'aide de professionnels dans des domaines spécifiques aux situations d'urgence, dont des spécialistes employés dans le secteur gouvernemental et para-gouvernemental.

C'est là l'aspect le plus intéressant du documentaire pour un analyste comme moi. Comme je l'ai mentionné, je connais la préparation de mon ami, je connais un peu la préparation d'un autre des participants et le type de préparation de chacun enseigne beaucoup plus sur la manière de voir des survivalistes que sur « la préparation idéale et universelle », qui n'existe pas. 

Par contre les « officiels » eux parlent en qualité de représentants du gouvernement et leurs propos ont une certaine crédibilité en ce sens qu'ils expriment la position de leur organisation face à tel ou tel problème anticipé.

J'ai noté une évolution dans le discours des autorités quant aux survivalistes par rapport à il y a cinq ans lors d'un reportage de J.E. sur les survivalistes et auquel j'ai participé. On ne peut que s'en réjouir. Cette ouverture et cette compréhension nouvelle je les avais perçues l'an dernier lors de ma rencontre avec un coordonnateur régional de la Sécurité Civile mais maintenant il est juste de dire que ça dépasse le cadre régional. 

Une mention spéciale à propos de l'économiste Guy Latreille qui, à peu de détails près, a raison sur une question fondamentale:

« Devant ce mouvement survivaliste finalement où on retrouve toute une brochette d'attitudes, de la légère si je peux dire à être capable de survivre de quelques jours à quelques semaines peut-être quelques mois à l'extrême qui dit "moi je m'affranchis du système tel qu'il existe à l'heure actuelle euh, je pense que les deux ont tort parce que y'a pas de solution individuelle en 2016 à un problème collectif de l'ampleur de celui qu'on va connaître ». Source, vers 1h06m24s

Guy Latreille, économiste conseil senior


Et il soulève là une thématique que je n'aborde jamais directement puisque comme Monsieur Latreille l'exprime si bien: il n'y a pas de solution individuelle à un problème collectif, ou mondial. Je ne l'aborde pas donc directement mais j'en parle sous plusieurs de ses aspects périphériques sur lesquels nous pouvons agir, bien que je n'entretienne aucun espoir envers et pour la grande masse de mes contemporains.

Le problème collectif


La civilisation humaine, qui englobe mais transcende la civilisation européenne, ce phare et modèle pour toute la planète depuis le XIXe siècle, risque simplement de s'éteindre, comme une lampe à huile qui a épuisé son carburant. D'autres naîtront peut-être mais fatalement avec des ressources plus rares et moins d'énergie utilisable.

Contre cela, nous ne pouvons rien, ni individuellement, ni collectivement, encore moins avec des sociétés qui mettent l'accent sur l'individualisme, l'égo et qui se sont divisées, clivées, antagonisées sur toutes sortes de causes inutiles ou bien insignifiantes en regard des enjeux.

Nos contemporains ne veulent pas préserver leur civilisation, ils préfèrent donner aux animaux des droits similaires à ceux des humains occidentaux, ils veulent que la cause des femmes féminise les hommes, ils veulent que le mode de vie LGBTQIE+ devienne une norme ayant même rang que la norme hétérosexuelle qui nous a façonné et nous a rendus, à toutes fins pratiques, les plus riches, les plus industrieux, les plus créatifs de cette planète; ils veulent que les autochtones occidentaux s'effacent devant les hordes migrantes, quitte à détruire notre patrimoine culturel pour construire des logements pour ces parasites oisifs inemployables.

Qui plus est, les organisations internationales (ONU, ONG, Think Tanks et cie) imposent toutes sortes de mesures sous des prétextes vertueux mais dans les faits, qui ne favorisent que des intérêts oligarchiques.

Comme je l'expliquais dans ma conférence « Le guerrier dans l'ombre », il y a d'une part l'être humain, l'individu, d'autre part l'Espèce, ou l'Humanité. L'individu peut s'appréhender, connaître ses besoins, entrer en relation avec d'autres individus, pas de problème dans tout cela. Lorsque vient le temps d'entrer en relation avec l'Espèce, notre individu a un gros problème car l'Espèce est une abstraction: on ne peut pas montrer « l'Espèce ». Ce qui peut faire le lien entre l'individu et l'Espèce, c'est la Tribu. La tribu peut être composée de clans, de sous-clans et de sous-sous clans ça n'a pas d'importance. Ce qui compte, c'est que la Tribu soit un ensemble concevable, préhensible dans lequel le Guerrier (visionnez la conférence pour comprendre précisément de quoi je parle) a pouvoir d'interaction, pouvoir d'influence et capacité d'appréhension. 

La Tribu n'existe plus dans l'Occident depuis qu'elle vit sous le régime universaliste des Lumières. Dès lors, les moyens d'action propres à la Tribu ont disparus et de ce fait, la capacité d'agir de manière constructive à l'échelle de l'Espèce a subi le même sort. Les forces de cohésion n'existent plus et en vertu de la Loi de l'Entropie, un système qui ne reçoit plus l'énergie nécessaire à son maintien se désagrège et disparait.

Conséquemment Monsieur Latreille a absolument raison: il y a un problème collectif que les solutions individuelles ne pourront régler. Il est beaucoup trop tard pour reformer des tribus qui pourraient avoir un effet collectif sur la situation actuelle. Même à une échelle purement régionale c'est inenvisageable car cela nécessite une mentalité spécifique qui n'existe plus dans nos sociétés caucasiennes. Toutefois, les solutions individuelles sauveront des individus et c'est déjà ça de pris.

D'ailleurs, la participante au documentaire Maryse Cloutier-Vézina a bien mentionné, à juste titre, le retour du tribalisme comme étant l'étape suivant celle du chaos généralisé lors de son passage dans l'émission TLMEP du 2 avril 2017. Cela, c'est bien évidemment théorique car dans les faits, on n'a pas pu observer une telle sorte d'effondrement global et les travaux sur le sujet contiennent beaucoup trop d'extrapolations à partir de sources fractionnaires pour qu'on puisse qualifier son affirmation — que j'endosse — de certitude.

N'empêche, il demeure que nous n'avons pas à l'heure actuelle des tribus capables d'agir avant la catastrophe humaine mais il y en aura assurément après. Pas dans les premières années, pas dans les premières décennies suivant un effondrement global, mais ça reviendra. Des clans doivent naître (visionnez ce que j'en dis) avant que des tribus ne naissent. Mais elles naîtront car les nécessités du moment le commanderont. Déjà on perçoit les embryons de ce retour tribal à travers les discours des Le Lay, Conversano et autres identitaires qui tiennent un discours racialiste, la forme la plus englobante du tribalisme.

L'Universalisme malsain qui a conduit à l'égalitarisme indiscriminé absolu contient le ferment de sa propre mort. L'ennui c'est qu'elle entraînera aussi dans son décès notre civilisation et décimera notre Espèce, spécialement notre proto-tribu caucasoïde.

Et la cruelle vérité du tribalisme dans une société pratiquant la vertu universaliste égalitaire, les français en font l'expérience davantage à chaque année qui passe avec l'immigration provenant de pays qui ont encore peu ou prou l'esprit tribal: c'est "la tribu d'abord" et ça c'est dans le cas des tribus les plus généreuses. Les autres diront plutôt "qui n'est pas tribu n'est rien".

Nous n'avons pas de tribu. Nous sommes rien. 

Commentaire final


Pardonnez cette longue digression qui a pris la forme d'un "je vous l'avais déjà dit" mais je n'ai pas pu me retenir. Revenons à nos moutons.

Ce documentaire est une bouffée d'air frais dans le panorama médiatique main stream. Qu'on soit en accord ou non avec les propos tenus par les participants ou les experts consultés, « Et si l'Apocalypse... » sert des fins pédagogiques indéniables tout en constituant une bonne et positive démystification de ces « fous » qui se préparent à La Fin Du Monde qui n'arrivera jamais, les gouvernements veillant au grain.

« Et si l'Apocalypse... » ne changera pas à lui seul la perception du survivalisme ni les discours terriblement réducteurs des bonobos qui vous divertissent électroniquement à chaque jour ou à chaque semaine — TLMEP n'a reçu que les survivalistes les plus « politiquement acceptables » du film documentaire et cela explique l'accueil poli voire cordial du plateau — mais il aura le mérite d'ennoblir l'idée de la préparation et de la prévoyance. C'est déjà cela de pris.

Je recommande le visionnement de « Et si l'Apocalypse... » à titre d'outil pédagogique pour éveiller les sensibilités de votre entourage et, nous en sommes là de nos jours, faire « cautionner » par des experts et des autorités qui nous parlent depuis la petite lucarne, votre pratique du survivalisme.




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Commentaires

Joel Deplanque a dit…
Bonjour tout le monde,
Bon reportage dans l’ensemble qui sort du trop entendu, mais…
Se limite au Québec, même s’il fait quelques comparaisons avec les survivalistes US considérés plus "guerriers".
La caméra s’attarde sur deux livres consacrés à Hitler… Ça colle vite une étiquette… Difficile de renoncer aux vieux réflexes ?
À mon avis, le gars affirmant qu’il est à l’abri des pillards à 200 km de Montréal se trompe. Beaucoup sortiront des villes bien avant que la situation ait atteint le niveau maximum de dégradation. En cas de grosse crise, la sortie des villes devrait se faire de façon progressive et d’intensité croissante (?). Même sans carburant, il reste les bicyclettes, le cheval, etc. Passage intéressant illustrant le déséquilibre abyssal entre les ressources naturelles en protéines et la population à satisfaire. Il faut produire…
Le reportage reprend peu ou prou le faisceau de risques pas seulement potentiels et constituant autant d'épées de Damoclès pendant au-dessus de nos crânes géniaux. Plus que jamais conscient d'aller dans le mur, l'homme se comporte comme un troupeau de lemmings et continue sur la même voie. Tous les voyants ou presque sont au rouge. Rares sont les endroits de la planète où règne l'harmonie. On est proches du boxon généralisé.
Je ne suis pas du tout prophète et me limite à constater que depuis des millénaires les textes (Bible) expliquent clairement le caractère progressif de la "crise" (des guerres et bruits de guerres… Nation contre nation, royaume contre royaume…). "Mort et deuil et famine, et elle sera complètement brûlée par le feu". Parmi beaucoup d'autres, un point intéressant indique que "En ce jour-là, dit le Seigneur, l'Eternel, Je ferai coucher le soleil à midi, Et j'obscurcirai la terre en plein jour". Il y aura donc une "nuit" permanente. Et sans lumière, la vie, les cultures, les panneaux solaires… Ailleurs il est dit que même si cela a lieu en été, il fera froid… Leur chair tombera en pourriture tandis qu'ils seront sur leurs pieds, Leurs yeux tomberont en pourriture dans leurs orbites, Et leur langue tombera en pourriture dans leur bouche". Difficile de ne pas penser à un conflit nucléaire. Pour autant, pas de fin du monde, mais "fin du système de choses". Comment pouvait-on écrire cela à cette époque ? Il est conseillé de fuir dans les montagnes. Quoiqu'il en soit, ça risque de faire pas mal de poussière… Cela se passera quand le pays d'Israël sera comme un jardin. Bref, pas mal de réjouissances en vue ! Pour autant faut-il rester les bras croisés ? Évidemment non.
Intéressants également l'approche de ce reportage consistant à mettre en évidence les divers niveaux de mesures prises pour survivre, tout comme l'impératif d'action de groupe et de relationnel.
Les réponses apportées par certains dans ce documentaire sont de toute évidence fort couteuses. Par nature elles sont limitées en durée et efficacité, mais ont les mérites d'exister et de mettre en évidence la nécessité vitale de les mettre en œuvre. Et que faire d'autre ? Aller, courage et lucidité !
Passionnant et révélateur, le fait que les autorités ne considèrent plus les survivalistes comme des sinistrés du bulbe...
PS : Nous avons bien ri en voyant la scène d’écorchage du lapin. La technique employée laisse toujours des poils sur la chair, est longue et laborieuse. Il est bien plus simple et efficace de pratiquer une incision de la peau au milieu du dos, perpendiculairement à la colonne. On tire et la peau vient facilement. Ne reste qu’à couper le bas des pattes à l’aide d’une pince coupante. Record personnel : 12 lapins tués, épluchés, vidés en 12 minutes !
Vic Survivaliste a dit…
À propos des livres sur Hitler, le mec en question est un chouchou des medias québécois, il est un ancien skin qui a été condamné et qui a changé d'axe, il est souvent dans les médias pour dénoncer les "dangereux" (dont ton serviteur). Il est donc connu comme "extrémiste repenti".
Joel Deplanque a dit…
OK. Merci pour l'info qui s'inscrit dans une logique de continuité "merdiatique". C'est difficile de s'extraire du délire. Le rapport entre le nazisme et le citoyen lambda soucieux de préserver sa cellule familiale m'échappe un brin. Ah, y'a des mecs aux mines patibulaires mais presque, en treillis avec des armes, des bunkers, des abris souterrains... Qui n'a pas son bunker ?
Il y a des millions de gens qui font du "survivalisme" sans le savoir. Autant ont une BAD et l'ignorent. Les Amérindiens d'Amazonie, qu'ils soient nomades ou sédentaires font du survivalisme. Les petits paysans des Andes ou d'ailleurs ont leur BAD. Le citadin prévoyant qui se reconvertit en gentleman farmer existe aussi. Les jardins collectifs dans les villes se développent. Est-ce que ça fait de tous ces gens des nazillons ? A un moment il faut arrêter les conneries. Au fait, quel doux qualificatif ces braves distributeurs de bons points attribueront-ils aux futurs pillards qui viendront spolier les méchants "survivalistes" ?
Dan Czak a dit…
Salut Vic, Joel

Vraiment bon le reportage sur le mouvement et surtout rare.
J'ai trouvé intéressant l'approche du couple, (les primitifs) et de leur survie urbaine, en France 80% de la population vit en ville ou dans la périphérie, j'aime cette façon de vouloir s'en sortir même si ça parait un peu limite surtout avec deux gamins.
Le premier du reportage un peu bisounours, quant au deux autres, je miserai sur eux.

Pour répondre à Joel, je ne crois pas,que les autorités prennent ou ont pris les survivalistes pour des sinistrés du bulbe puisqu'ils le sont eux-mêmes.
Mais tant que le sujet sera traité par des C.Hanouna, il est clair que le move passera pour guignolesque.
Vic Survivaliste a dit…
C'est bon tant qu'il y a des forêts qui ne sont pas exploitées ou occupées. Écoute, il y avait environ 300,000 autochtones au début du XVIe siècle au Canada, donc pas plus de 75 à 80,000 au Québec.

La France, un territoire trois fois moins grand que le Québec et considérablement plus urbanisé, ne pourrait pas soutenir plus de 80,000 "primitifs" comme ceux dont tu parles, même si votre flore est plus dynamique, même si votre faune suit le même dynamisme que la faune (à cause du climat).

C'est un cul de sac, cette approche. Sans compter tous les non-"primitifs" qui viendront foutre le feu aux forêts.

Ce n'est pas du survivalisme, c'est de la régression civilisationnelle volontaire, deux ou trois générations comme ça et ils auront perdu les connaissances technologiques de base.
Joel Deplanque a dit…
Salut tout le monde,

Dan, pour moi (école d'agriculture, spécialisation forestière... En poste 13 ans dans les Pyrénées, 9 ans en Guyane avant d'y être armurier, 10 ans de Québec et maintenant 3 et demi de Bolivie) la survie en milieu urbain est inenvisageable. J'ai toujours vécu en milieu rural dans des coins plus ou moins paumés. Il n'y a qu'ici en Bolivie que nous vivons en lisière d'une ville de 150 000 habitants, mais celle-là, est construite "à la campagne" et la population est encore rurale dans son esprit. C'est le Pantanal bolivien (moi qui n'aime pas les pays plats, je suis gâté...), immense zone d'élevage se continuant au Brésil. Je dirai même que sauf à virer cannibale la survie en milieu urbain m'apparait comme une douce utopie. Grosse densité de population... Une fois vidés les rayons des supermarchés, brouté les pots de fleurs et pillé les réserves du voisin, ne reste que le béton à sucer et il paraît que ce n'est pas très digeste. En plus je subodore que l'ambiance autour de la table soit vraiment festive et se prête à la philosophie de salon. Mon père qui a fait la guerre toute sa vie d'active m'a enseigné une chose que j'ai pu vérifier sous des conditions moins dégradées que celles qu'il a connues. Il m'expliquait que ce sont toujours les plus pacifistes en temps de paix qui deviennent les pires des tortionnaires en temps de guerre. Ça se vérifie sur n'importe quelle moquette de bureau : les pète-secs, les rigoureux, les grandes gueules, les psychorigides, ceux à la poignée de main ferme tireront beaucoup moins dans les pattes que les mains molles, les fayots, les timorés et autres péteux au regard fuyant.

Or, je suis persuadé qu'en temps de crise, les plus avisés auront quitté les zones urbaines (voire fait leur BAD). Ensuite les plus prudents du reste évacueront. Au final ne resteront que les inconscients, baba cool, optimistes genre ça ira mieux demain. A mon avis cette tranche de la population compte pas mal d'habitués des fast food, des plats cuisinés et autres saloperies plus ou moins toxiques. Pour finir ma caricature, le troupeau des minettes évanescentes pas foutues de faire un œuf au plat et les éternels tétanisés sur leur tablette croyant dur comme fer qu'un œuf, c'est fait par une machine. Ne riez pas, j'ai connu ce genre d'échantillon au Québec !

Bref, dés que la dernière boite de petits pois du placard aura été avalée... Ceux que la faim aura fait réfléchir iront se faire sniper en campagne proche. Et les autres braves pingouins généralement progressistes vont vite s'entretuer. Et comme ils seront nombreux et en rangs serrés, ça risque d'être hyper saignant !

Alors la survie en milieu urbain, très peu pour moi. Surtout que si tout va bien, j'attaquerai prochainement la construction de ma BAD. J'étais sur les lieux ce jour. Gibier et poisson à gogo, partout des arbres qui croulent sous les fruits dont un très faible pourcentage est cueilli, etc. Et tout ça à un prix défiant toute concurrence, chauffage assuré toute l'année par la latitude de 16° sud.
Joel Deplanque a dit…
Tu as raison Vic. Le déséquilibre entre ce que produit la nature (hors élevage et culture) et les besoins des populations des pays tempérés est abyssal.
En Amazonie les cultures sur brulis ne produisent que trois ou quatre ans. Ensuite le sol est épuisé, l'abattis est abandonné, retourne à la jungle quasi-initiale en un siècle environ. La famille ou le groupe doivent partir et recommencer un abattis plus loin. C'est une forme de nomadisme. Faible densité de population, pression cynégétique supportable, car armes de puissance relative (arc, sarbacane), pas de congélateur mais conservation des viandes par boucanage. Le tapir très résistant eu égard à la "puissance de feu" des chasseurs a longtemps été vénéré. Mais ces populations ont une excellente connaissance de leur milieu (fabrication et commercialisation de curares, plantes médicinales, mœurs des gibiers. De plus, les pratiques religieuses (Pacha Mama) encore bien présentes dans le bassin amazonien poussent au respect de la terre nourricière. Si on rajoute la forte notion de communauté, la pratique en groupe de nivrées (utilisation de lianes toxiques à base de roténone pour la pêche)au final l'harmonie et l'équilibre naturel ne souffrent pas de la présence humaine. Il existe encore des tribus n'ayant jamais vu l'homme blanc et qui sont là depuis la nuit des temps. J'ai un ami qui fait quelques très rares expéditions de pêche chez le célèbre cacique Raoni et qui me fait des récits passionnants.

De nos jours en zone tempérée et en temps de crise, les prélèvements seraient opérés de façon aussi abusive qu'anarchique et conduiraient en quelques jours à l'épuisement, sinon la destruction du milieu naturel. Et malgré des cartes de crédit bien garnies, surviendrait vite la disette.

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