Vice.com et le « character assassination » d'un survivaliste

Vice.com et le « character assassination » d'un survivaliste




Les anglo-saxons ont un terme, character assassination, qui désigne un procédé par lequel on tente de détruire l'image d'une personne dans les yeux du public.

Ce procédé est généralement utilisé contre les politiciens ou des activistes et ne peut être réalisé que par l'action des médias, soit de leur propre chef, soit par spin médiatique fait par des experts en communication et avec la complicité passive.

C'est du character assassination que Vice a fait à mon endroit.

Mise en contexte


Tout a commencé avec un message envoyé le 9 juin 2016 par la journaliste Brigitte Noël, me demandant si j'étais intéressé à participer à un reportage sur le survivalisme.


Brigitte Noël, journaliste à Vice Québec

Ma première réponse a été négative, surtout que Vice a une orientation très urbano-gauchiste.

Elle a insisté et m'a dit d'aller voir quelques reportages qu'elle avait fait afin de me démontrer que son travail était équilibré. J'ai visionné quelques-un des reportages en question et ça m'avait semblé assez neutre et équilibré, en effet. J'ai néanmoins persisté dans mon refus mais j'ai accepté de la « briefer » sur le survivalisme et les enjeux reliés afin de l'aider dans ses recherches.

Je suis allé la rencontrer dans un café à Montréal. La rencontre a duré autour de 90 minutes il me semble, je n'ai pas mesuré. J'ai surtout parlé, dans un premier temps de ce qu'est le survivalisme, d'où ça vient, comment il a évolué. Puis j'ai parlé des menaces qui pèsent sur nos sociétés: Pic pétrolier (et Pic Tout, finalement), financiarisation de l'économie, disparition des classes moyennes, création monétaire par les banques dont la FED, argent fiat, plan Coudenhove-Kalergi, i.e. idéologie et plan mondialiste appliqué à l'Europe et encourageant notamment la disparition de la race blanche par métissage, effondrement économique global, etc. En d'autres termes, j'ai parlé des grands sujets que je soulève à l'occasion dans mon FB ou dans mon blogue à travers près de billets et articles que j'ai écris, les 250 vidéos que j'ai tournées et les deux conférences ainsi que la vingtaine d'ateliers que j'ai pu donner.

La journaliste était littéralement fascinée par mes propos et prenait des notes. À la fin elle me dit qu'elle aimerait réellement m'avoir dans ce qui serait non plus un reportage de 2-3 minutes mais un mini-documentaire sur le survivalisme tellement il y avait de la matière.

J'ai réfléchi. Après tout Vice n'est pas Radio-Canada avec leurs journalistes très bourgeois et tellement bien alignés sur l'idéologie dominante, c'est un média alternatif, à gauche et urbain certes mais néanmoins récent et probablement plus ouvert. J'ai donc accepté en considérant le fait que c'était un mini-documentaire qu'on me proposait donc que j'aurais beaucoup de temps pour développer et expliquer le survivalisme à un segment de population qui n'est jamais exposé au survivalisme et qui en aurait bien besoin.

Finalement le jour du tournage a été fixé au mois d'août, chez un ami. Ils sont arrivés à quatre, deux cameramen, une journaliste et une réalisatrice. Arrivés en retard. Malgré un GPS et des indications. Média très urbain, ai-je dit!

J'avais préparé ce documentaire. J'ai acheté une caisse de cartouches de 12 ga. pour le pigeon d'argile, j'ai amené 6 ou 7 ration packs, j'ai sorti une de mes boites rubbermaid à emporter en cas d'évacuation urgente, ma trousse médicale d'urgence, plus d'autre matériel. En bref: je m'étais préparé et j'avais préparé du matos pour leur montrer ce que nous faisons, comment nous le faisons et à quoi sert ce que nous faisons.

Un premier tournage en deux temps


La journée s'est déroulé en deux étapes. Une longue marche sur la terre de mon ami, avec un fusil de chasse déchargé et aucune munition sur moi pour donner l'illusion d'une marche de chasse.

Lors de cette marche, ponctuée d'arrêts, de répétitions de mes propos, de réglages de son ou de caméra, nous avons parlé de survivalisme. À noter: les mêmes 6-7 questions revenaient souvent, même pas toujours posées différemment. Normal, me suis-je dit, c'est un tournage et l'équipe était techniquement très professionnelle: il faut l'avouer à la vue du résultat, les mecs à la caméra et au montage, ils maîtrisent leur art.

Puis, vint le temps de manger. Ils n'avaient rien prévu pour cela mais moi oui (je suis survivaliste ou je ne le suis pas) et j'ai sorti mes ration packs pour leur faire goûter. Ils ont bien apprécié l'attention et encore plus le fait de pouvoir se sustenter. Mais après, c'était là que commençait la partie vraiment importante (et aux buts dissimulés) de leur tournage: l'interview.

Après deux ou trois questions sur le survivalisme (les mêmes que durant la marche, soit dit en passant), on en est venu à un sujet très périphérique à mes travaux mais qui avait l'air de particulièrement intéresser la journaliste Brigitte Noël: immigration, race, ethnie, identité, immigrants et « extrême-droite » qu'elle semblait avoir amalgamé.

J'ai été surpris par cette focalisation sur ces questions puisque ces sujets, je les aborde certes mais très marginalement dans mon blogue. Par exemple, je parle d'immigration dans 9 billets sur 392 publiés soit un mirobolant 2,3% de mes publications dans ce blogue. Dans mon Facebook c'est un peu différent puisque j'y commente l'actualité et que l'actualité impose les sujets.

Inutile de dire que la sonnette d'alarme s'est déclenchée parce que cette focalisation sur une infime partie de mes publications n'est pas représentative ni de mes préoccupations comme survivaliste, ni du survivalisme lui-même.

Cherchait-on à salir l'image du survivalisme en en faisant une pratique qui servait à en cacher une autre? Ensuite, cherchait-on à me dépeindre comme un personnage d'extrême-droite associé à de la violence et à de la haine et utilisant le survivalisme pour distiller sa haine?

Oui, je sais, on est toujours l'extrême-droite de celui qui est gauchiste. Dans le cas présent, ça dépassait les simples a-priori et les questions indiquaient clairement qu'ils ne venaient pas présenter ou documenter le survivalisme mais qu'ils avaient bien en tête un tout autre objectif.

Le procédé était en soi malhonnête puisqu'ils ont usé de fausse représentation pour me faire accepter ce tournage.

Mais voilà, ils n'ont pas dû trouver ce qu'ils cherchaient puisque quelques mois plus tard, ils sont revenus à la charge en me demandant de faire une 2e journée de tournage, arguant qu'il leur manquait des éléments pour leur mini-documentaire.

Un second tournage mais en un seul temps cette fois-ci.


La journaliste Brigitte Noël m'a donc recontacté pour me demander si j'acceptais de les recevoir pour un deuxième tournage car, a-t-elle dit, il leur manquait des éléments.

Mon premier réflexe a été de dire non. Puis j'ai réfléchi. Je savais qu'ils n'avaient pas assez de matériel pour présenter le survivalisme de manière cohérente puisqu'ils étaient volontairement restés en périphérie du sujet. Les seules questions complexes et de fond qu'elle m'avait posées touchaient les sujets de l'immigration et les sous-sujets reliés et j'étais convaincu qu'ils n'avaient pas assez de matière croustillante sur le sujet ET qu'ils savaient qu'ils n'en auraient pas d'autres s'ils voulaient s'essayer de nouveau. Donc, en toute logique, ils revenaient vers le survivalisme. En effet, s'ils persistaient sur les sujets sulfureux, ils n'auraient tout simplement pas de sujet.

Grossière évaluation de ma part. C'était compter sans l'acharnement de gens probablement idéologisés et en croisade.

Interrogatoire hostile en plein air


Dans leur documentaire, ils voulaient montrer un extrémiste radical limite prêt à passer à l'action et ils allaient en montrer un, coûte que coûte.

Ce deuxième tournage était surréel. Nous étions en pleine nature, j'ai fait un feu, pendant que je le préparais nous parlions de survivalisme, de techniques, en bref de choses reliées à ce que j'étais en train de faire. Ça commençait bien.

Puis nous nous sommes assis pour l'entretien. Et paf, même plus de gants blancs: les mêmes questions à sensation formulées différemment! Et d'autres questions connexes mais tournant autour de la même thématique.

On m'a notamment questionné sur La Meute, sur Atalante. J'ai répondu que je ne les connaissais que de nom et de réputation (100% vrai), que je n'ai pas de lien avec ces organisations (100% vrai) et que de manière générale je n'appartiens pas, n'appartiendrai jamais à quelque organisation que ce soit pour conserver ma liberté de parole (100% vrai) et que si jamais je décidais de joindre quelque chose: organisation, parti politique ou autre, je le dirais publiquement par soucis d'éviter les apparences de conflit d'intérêt et ces conflits eux-mêmes, et par honnêteté envers ceux qui me suivent ou qui sont abonnés à mes publications afin d'éviter qu'ils ne puissent penser que je cherche à les orienter quelque part.

D'ailleurs, j'avais exactement fait cela quand j'ai joint et quitté le parti Option Nationale.

[Note: j'ai découvert que je connaissais quelqu'un qui appartenait à La Meute, il ne me l'a dit que récemment. Cela ne crée pas pour autant de lien entre moi et cette organisation.]


Il faut croire que mes réponses n'étaient pas celles que l'équipe espérait avoir car à un moment donné, la réalisatrice a carrément pris la direction des choses et s'est mise à me poser elle-même les questions, de manière plus directe et surtout plus hostile. Elle m'a même dit que je ne m'assumais pas!

« Je n'assume pas quoi? » ai-je répondu sinon mot pour moi, du moins en substance.

Je n'assumais pas ma position de leader d'extrême-droite! Rien de moins!

Alors là, j'ai senti monter l'adrénaline. Qu'on n'aime pas mes travaux, mes propos ou mes idées, je l'accepte. Qu'on me prête, erronément, un rôle quelconque dans un mouvement quelconque, ça me révolte. Si au moins on m'avait vu dans des manifs identitaires, je ne dis pas, ça se justifierait de m'y associer ou de supposer que je suis plus impliqué mais même pas: je ne crois pas aux manifs, je n'aime pas leur potentiel de violence, surtout quand les antifas s'en mêlent.

Alors j'ai répondu fermement, énergiquement même, que je n'étais pas le leader de qui que ce soit parce que je suis seul dans ma barque. Mon blogue, c'est moi et juste moi. Que je ne suis membre d'aucune organisation, que je n'ai lancé aucune organisation moi-même, que je refuse toute association même banalement commerciale avec qui que soit, parce que je ne veux lier personne à mes propos et je ne veux que personne ne puisse exploiter mes propos, que je ne veux être instrumenté par personne et que je ne veux instrumenter personne. Que c'est une question d'intégrité.

Devinez-quoi? Ça n'a pas du tout changé quoique ce soit à l'opinion de la réalisatrice.

J'ai relancé en disant que je comprenais mal leur obsession maladive pour des sujets qui sont très marginaux dans mes travaux et dans mes publications et qui dans tous les cas sont assujettis à mon domaine: le survivalisme et la préparation. J'ai rajouté que je comprenais d'autant moins que c'était un documentaire sur le survivalisme qu'ils étaient supposés tourner et que cette obsession maladive sur les mouvements identitaires étaient un tout autre sujet, puisque les survivalistes peuvent être de toute orientation politique ou idéologique.

Alors la réalisatrice m'a répondu que ce n'était pas un documentaire sur le survivalisme mais « sur moi ». Ah bon? Je crois qu'il était temps qu'on me le dise. Si ça m'avait été dit à l'origine ma réponse aurait été rapide, directe et claire: non. Je tiens un blogue sur le survivalisme, pas sur moi. J'accepte de m'exposer pour parler, expliquer et propager le survivalisme, pas pour créer des groupies ou des ennemis que personnellement, je ne supporte pas voir agir.

Le tournage s'est terminé un peu plus tard: ils avaient bien compris qu'ils n'auraient pas plus leur matière cette journée-là que l'autre avant, Le sujet sur lequel ils voulaient tourner n'existait pas mais quelque chose me disait qu'ils ne l'acceptaient pas. Ce n'est pas parce qu'un sujet n'existe pas qu'on ne peut pas le tourner, comme j'allais le constater quand ils ont diffusé ce « documentaire ».

Ils avaient donc deux problèmes majeurs: le premier, c'était l'absence de sujet, le second c'est d'être tombé sur un excellent argumentateur, extrêmement bien documenté, avec une culture juridique, historique, politique, économique et sociale qui dépassait de loin la leur; qui est capable anticiper la direction et le jeu de son adversaire. J'avais de plus une arme imparable: la vérité. Je n'ai rien dit là que je n'ai dit ailleurs, je n'ai dit que ce que je pensais et rien au delà et il leur était impossible de me faire dire ce qu'eux voulaient que je dise.
  

Programmation informatique c. procédé journalistique


En informatique, on utilise souvent les opérateurs logiques parfois appelés booléens: le vrai et le faux, respectivement 1 et 0.

Quand on doit évaluer une proposition à plusieurs éléments en programmation, on examine chacun d'eux et si chacun des éléments de la proposition est vrai, la proposition est vraie elle aussi.

Vous pouvez le tester vous-même dans Excel ou n'importe quel tableur électronique. Voyez plutôt:

Image 1: proposition ne contenant que des éléments vrais: résultat = 1 donc vrai

Image 2: proposition contenant des éléments vrais et faux, résultat = 0 donc faux.


Une proposition ne contenant que des éléments vrais sera toujours vraie. Une proposition contenant ne serait-ce qu'un seul élément faux, sera toujours fausse même si elle contient du vrai.

C'est comme ça en informatique, c'est comme ça en philosophie, en logique, enfin, c'est comme ça dans tous les domaines.

Sauf en journalisme! En journalisme, du vrai et que du vrai peut devenir, après montage, du faux!

Alors n'ayant pas la matière qu'ils voulaient dans leur reportage, ils ont pu, à force de repiquage, recoupages, montages et assemblages, tenter de dresser un portrait conforme à l'idée qu'ils avaient au préalable et qu'ils cherchaient à projeter en m'interviewant; malgré mon outrecuidance de ne être celui qu'ils voulaient que je sois.

Au mieux, c'est de l'incompétence (recherche préalable déficiente) et/ou un manque de ressources (absence de recherchiste ou recherchiste incompétent) au pire c'est de la pure malhonnêteté.

Considérant la fausse représentation qu'on m'avait faite au départ, devinez ce que j'en pense...

Voici un exemple d'une proposition ne contenant que du vrai pour créer du faux.

Dans leur montage on m'entend dire:


« En Afrique noire, généralement ces gens-là n'ont pas l'intelligence et les repères culturels qui leur permettent de s'adapter . Ça provoque des chocs. Et ces chocs-là sont en train d'être vécus. »

Le montage a été réalisé de manière à laisser croire que c'est une même phrase.

Si ça devait être mis en texte, ça devrait se lire, pour respecter les règles académiques de base de la citation, comme suit:

«En Afrique noire (...) généralement ces gens-là n'ont pas l'intelligence et les repères culturels qui leur permettent de s'adapter (...) ça provoque des chocs. Et ces chocs-là sont en train d'être vécus.»

Ce qui est déjà bien différent car on comprend que c'est une citation dont des membres de phrase ont été tronqués. Le chercheur honnête ira dans le texte pour vérifier si la citation rend bien la pensée de l'auteur. Mais pas un journaliste!

En vérité, ce petit extrait fait partie d'un ensemble plus grand.

« La France, pour prendre l'exemple de la France, qui connait des remous importants avec la crise des migrants, avec ceux qui sont installés à Calais — ben qui ont été  déménagés — mais l'immigration massive de gens non qualifiés et... écoutez il ne faut pas se le cacher là, et là je vais me faire lancer des pierres mais je m'en fous: en Afrique Noire, les gens qui partent de là et qui s'en vont vers la France... quand on regarde le niveau de qualification, même le, la culture de ces gens-là — et je ne la critique pas, chaque culture, chaque ethnie a sa culture et c'est bien comme ça, je ne me mêle pas de celle des autres — et si on considère le niveau d'intelligence moyen mesuré par le QI qui ne mesure pas toute l'intelligence mais une partie de l'intelligence qui est un bon prédicteur de succès dans nos sociétés, on se demande ce qu'ils viennent faire en France, ils n'ont pas, ils n'ont pas, écoutez ils ont à peu près 70,75, 80 de QI en moyenne dans ces pays-là, je ne vous dis pas que c'est le cas des gens qui immigrent en France mais dans ces pays-là, le quotient intellectuel est très peu développé

Ce qui fait que généralement ces gens là n'ont pas l'intelligence et les repères culturels qui leur permettent de s'adapter aux subtilités d'une société comme la société Française. Subtilité, complexité aussi. Ce qui fait que ces gens ne seront jamais assimilés, si tant est qu'ils en aient envie.

Bon ça c'est la partie peut-être éditoriale de mon commentaire mais il demeure qu'avec ces gens-là qui arrivent massivement dans un pays comme la France,
ça provoque des chocs. Et ces chocs-là sont en train d'être vécus.»  Source.

Je reconnais que ce n'est pas très parlant. Rendons cela plus graphique. Considérons l'extrait que Vice a monté et reconstituons l'ensemble, en surlignant ce que Vice a utilisé dans son montage.

« La France, pour prendre l'exemple de la France, qui connait des remous importants avec la crise des migrants, avec ceux qui sont installés à Calais — ben qui ont été  déménagés — mais l'immigration massive de gens non qualifiés et... écoutez il ne faut pas se le cacher là, et là je vais me faire lancer des pierres mais je m'en fous:  en Afrique Noire, les gens qui partent de là et qui s'en vont vers la France... quand on regarde le niveau de qualification, même le, la culture de ces gens-là, et je ne la critique pas, chaque culture, chaque ethnie a sa culture et c'est bien comme ça, je ne me mêle pas de celle des autres, et si on considère le niveau d'intelligence moyen mesuré par le QI qui ne mesure pas toute l'intelligence mais une partie de l'intelligence qui est un bon prédicteur de succès dans nos sociétés, on se demande ce qu'ils viennent faire en France, ils n'ont pas, ils n'ont pas, écoutez ils ont à peu près 70,75, 80 de QI en moyenne dans ces pays-là, je ne vous dis pas que c'est le cas des gens qui immigrent en France mais dans ces pays-là, le quotient intellectuel est très peu développé

Ce qui fait que généralement ces gens là n'ont pas l'intelligence et les repères culturels qui leur permettent de s'adapter aux subtilités d'une société comme la société Française. Subtilité, complexité aussi. Ce qui fait que ces gens ne seront jamais assimilés, si tant est qu'ils en aient envie.

Bon ça c'est la partie peut-être éditoriale de mon commentaire mais il demeure qu'avec ces gens-là qui arrivent massivement dans un pays comme la France, ça provoque des chocs. Et ces chocs là sont en train d'être vécus.»

Si vous préférez, sur 292 mots que comptent cet extrait, le montage n'en a conservés que 31. 10,6%  d'un extrait tronqué d'UNE vidéo sur mes 230-240 vidéo et c'est présenté comme élément caractéristique.


Comme vous le constatez, entre le montage de Vice et les propos originels, ce n'est plus du tout le même discours. Ils voulaient que je sois haineux, ils ont pris les moyens pour que j'en aie l'air. Je citais des faits, on en a fait des préjugés aveugles.

En effet, les études sur Q.I. intellectuel des peuples (que j'avais bien évidemment étudiées avant d'en parler) indiquent un Q.I. moyen des populations sub-saharienne (Afrique Noire) d'environ 70 à 75. Cette étude indique des moyennes variant entre 69 et 71 et vient démentir une autre qui indiquait une moyenne de 80. Rappelons qu'en Occident, la médecine parle de crétinisme pour les personnes qui ont un Q.I. inférieur à 70.

Dans ma vidéo, donc, je mentionnais que des populations ayant un Q.I. largement inférieur à la moyenne française de 98 — en baisse depuis quelques années — et ayant une toute autre culture n'ont pas les bases requises pour s'adapter à une société subtile et complexe comme celle de la France et que du coup, ils ne pouvaient s'assimiler — ce qui les condamne à n'avoir accès à aucun emploi bien payé, voire aucun emploi tout court car ils sont largement sous les standards nationaux d'employabilité. Cela les condamne aussi à demeurer des minorités pauvres, marginales et à charge de la société: des parasites socio-économiques Je précisais aussi que l'immigration massive de ce type d'immigrants (non-employables, non-adaptés, d'une culture différente et souvent agressivement opposée à la culture nationale du pays d'accueil) provoque des chocs. Avec l'affaire Théo et toutes les autres affaires similaires depuis des années, j'ai strictement, rigoureusement et empiriquement raison.

Il n'y a donc pas de motifs sinistres dans les propos tronqués que Vice a assemblés, il y a constat et analyse d'une des nombreuses menaces qui pèsent sur nos sociétés.

Par ailleurs, au montage ils se sont bien assurés de rendre flou le titre de la vidéo afin que ce soit difficile aux gens d'aller vérifier mes propos exacts et leur contexte.


Lien vers la vidéo en question


Il y a lieu de questionner sérieusement l'éthique de journalistes qui cachent volontairement leurs sources qui sont pourtant accessibles au public. Cela ne peut que susciter des doutes sur leurs intentions et quand on gratte un peu, on comprend pourquoi ils ont agi ainsi.

Leçons à tirer


Cette aventure a toutefois eu plusieurs mérites.

1) Cela a confirmé une fois de plus mes propos sur les médias: « L'individu propose, le journaliste dispose ». Corrolaire: ne faites jamais confiance à un journaliste car un journaliste ne raconte jamais qu'une histoire, la sienne; votre histoire ne sert qu'à créer la sienne... Je le savais depuis bien des années, la journaliste Brigitte Noël a obtenu ma participation sous des fausses représentations, c'était un risque que j'avais accepté d'avance, donc que j'assume.

2) Les médias de masse sont orientés idéologiquement et ceux qui veulent déroger à la ligne idéologique sont dégagés: « un journaliste, c'est une pute ou un chômeur » (A. Soral). Ils doivent donc surenchérir pour maintenir leur statut ou espérer progresser dans leur milieu.

3) Tous les journalistes ne sont pas menteurs, il existe des exceptions, notamment la journaliste de TVA (dont j'ai malheureusement oublié le nom) qui avait fait un topo tout à fait honnête sur le survivalisme dans le cadre de l'émission J.E. à laquelle j'étais invité. Cependant c'est une sur plusieurs dizaines avec lesquels j'ai eu affaire dans ma vie. Ainsi, si nous formulons la proposition « les journalistes sont menteurs », force sera de la déclarer fausse car il existe au moins une journaliste qui a fait un travail honnête. Une sur plusieurs dizaines mais quand même une. Par contre on peut dire en toute exactitude: « la plupart des journalistes sont menteurs ».

Conséquemment, je réitère ici que je ne parlerai plus à des journalistes main stream. À des animateurs comme Monsieur Leblond de Radio-X qui m'a invité moins d'une semaine après et qui m'a permis d'expliquer le survivalisme, je dirai oui et avec plaisir; à des commentateurs ou analystes, peut-être mais plus jamais des journalistes main stream.

Merde! Des animateurs (pas que Monsieur Leblond) font du meilleur travail journalistique dans le cadre de leur animation que des journalistes dans le cadre de leur boulot!

Avec de la distance


La journaliste Brigitte Noël m'avait semblé honnête à l'origine. Je ne crois pas pour autant qu'elle soit foncièrement malhonnête ou malicieuse, peut-être juste faible ou désireuse de manifester son orthodoxie mais lors du 2e tournage, j'ai bien vu qui dirigeait et qui commandait: ce n'était pas elle mais sa réalisatrice qui est sautée dans l'arène lorsqu'elle a vu que sa journaliste ne réussirait pas à lui fournir ce qu'elle avait commandé. On a pu constater qu'elle n'a pas eu les résultats qu'elle se croyait plus habile à obtenir.

En définitive, j'en conclus que ce mini-documentaire était dès le départ vicié puisqu'on m'y a attiré sous de faux-prétextes et par du mensonge; qu'on avait décidé dès l'origine de traiter le sujet (moi) sous l'angle de l'extrême-droite sinistre (illustré par les images d'ouverture d'une manifestation de La Meute ou d'Atalante, groupes auxquels je n'appartiens pas et que je connais très peu).

Les motifs sinistres, ils étaient chez Vice. Honte à eux.

Merci à:
FG
J.
Dan Sullivan
Ainsi qu'aux autres tipeurs et donateurs.



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Commentaires

Marc Desmeuzes a dit…
Bonjour Vic,

Je cherchais le lieu pour poster et je viens de le trouver.

Je suis très attristé d'apprendre la manipulation dont tu as été victime par ces journalistes. Le jour de Pâques ... !
Dans ton long texte une phrase qui explique tout :

"Cherchait-on à salir l'image du survivalisme en en faisant une pratique qui servait à en cacher une autre? Ensuite, cherchait-on à me dépeindre comme un personnage d'extrême-droite associé à de la violence et à de la haine et utilisant le survivalisme pour distiller sa haine ?"

La réponse est hélas OUI !!!

Je ne connais pas les questions juridiques. Mais n'y aurait-il pas quelque chose à faire ?

Si cela peut te rassurer, en France le survivalisme est très mal vu. Je ne parle même pas des journalistes mais même autour de soi on vous regarde toujours bizarrement et on vous prend pour un parano complet !!!
Et le plus incroyable c'est que ce sont parfois (pas toujours il y a aussi des bisounours, beaucoup !) des personnes qui sont conscientes que la situation en France peut tourner très très mal, au CHAOS, voire la GUERRE CIVILE.
Ce qu'il faut comprendre, il me semble, c'est qu'intellectuellement ils comprennent MAIS ils n'en tirent pas les conclusions PRATIQUES pour y faire face ! Ils ne se préparent pas du tout, mais pas du tout concrètement, même avec des choses toutes simples.
Pourquoi ?
Je pense que ça doit vraiment les angoisser et qu'un des mécanisme de l'angoisse c'est souvent de se mettre la tête dans le sable et de tout faire pour na plus y penser, trouvant toutes sortes de dérivatifs pour se distraire et FUIR ainsi l'angoisse. Comme si cela allait éloigner la catastrophe. Eh non, les faits sont les faits ! Et face aux faits l'angoisse reviendra démultipliée ...
D'autres vont au contraire sur-réagir et échafauder des plans trop importants pour un début.
C'est comme pour les guerres et horreurs que l'on voit à la télé. Je dis toujours autour de moi que pour supprimer la guerre et les horreurs il nous suffit ... devinez quoi ... d'éteindre la télé et il n'y a plus ni guerre ni horreur en tout genre. C'est dans notre société pas encore en guerre un mécanisme psychologique très très vicieux !!!

Pour le mot BAD je l'utilise de moins en moins : j'utilise le mot "lieu de survie" au cas où la rupture de la normalité durerait plus longtemps que prévu. Plus que quelques jours.

Encore une fois tu as tout mon soutien et j'en suis certain ! le soutien de très, très nombreuses personnes qui ne manqueront pas de se manifester !

Amitiés.
Marc.
Joel Deplanque a dit…
Bonjour Vic,

Je ne pensais pas que la lecture de ton texte me ferait rire à ce point. Ce, d'autant plus que je l'ai abordé avec tout le sérieux seyant au sujet traité. La chute a fait revivre en moi quelques souvenirs du Québec, à l'époque où mon épouse et moi faisions du "survivalisme bancaire".
Je m'explique... Suite à différents mensonges des organismes dits de développement nous avons investi naïvement et massivement dans une propriété et construit des chalets hauts de gamme pour les louer. Problème : pas de clients, région qui part en brioche et se résume à l'antichambre de la mort (Comté du Pontiac, vous pouvez vous renseigner). Le guignol à qui nous avions vendu à crédit sur dix ans notre armurerie en Guyane ayant fait faillite, nous disposions d'environ 6000 $ de moins par mois. Et il fallait payer les prêts sur les chalets... Nous nous sommes donc retrouvés avec 1500 $ de retraite pour vivre et environ 4000 $ de remboursements mensuels. Inutile de dire que ça allait coincer rapidement et nous avons mis en vente. En attendant une vente qui ne vint jamais, nous avions du terrain, un élevage familial, un grand jardin, des cannes à pêche, un stock de bocaux et deux gros congélateurs. L'alimentaire étant largement assuré, il fallait trouver un revenu. C'est ainsi que je me suis retrouvé journaliste (si, si, Vic...) pour un journal gratuit local. Qui dit journal gratuit, dit publicités payantes pour le faire vivre et donc soumission partielle aux entreprises clientes...
Le mot d'ordre était simple : pas de polémique, ne pas froisser qui que ce soit. Et surtout vanter le local, les institutions, tout baigne dans l'huile même si l’économie locale partait en vrille. Je vidais l'acide de mon encrier et le remplaçais par une infâme eau de rose. J'enrageais, mais il fallait manger et j'arrivais à rire de mes propres bobards. Un jour pourtant je fis une grille de mots croisés contenant les mots "taxes", "désobéissance civile", "rébellion", "fonctionnaires", avec les définitions "qui allaient bien"... Le téléphone du journal vira au rouge et je faillis être viré.
Je remarquais rapidement que les réunions auxquelles j'assistais étaient pliées à l'avance et que toute question était considérée comme une agression.
C'est ainsi que lors d'une de ces séances "d'information", il fut évoqué sans rire un projet de formation des jeunes aux risques des pièges bancaires. Ladite formation étant assurée par... un employé d'une banque locale ! Là, j'ai craqué et déclaré que ça revenait à confier à Al Capone la lutte contre les bootleggers au temps de la prohibition. Ambiance dans la salle... Si on ajoute ma spécialité relative aux bobards du 1° avril (Élevage de crocodiles du Nil dans le lac Enpante... Certains locaux cherchent toujours le lac Enpante !)...
J'étais d'autant plus repéré que je refusais de parler anglais au Québec. Intolérable au Pontiac, mais papy faisait de la résistance ! Bref, il n'y avait pas qu'au journal qu'il ne fallait surtout pas dire ce qu'on pense. Nous avons fini par faire un délaissement volontaire et, quittant ce que j'ai appelé l'Union Soviétique Canadienne, sauté dans un avion plein sud, là où les manguiers font de l'ombre aux cocotiers, et réciproquement. Ma carrière de menteur rémunéré (pardon, de journaliste) prit ainsi fin. Ouf !
Vic Survivaliste a dit…
Marc, ne t'en fais pas, je connaissais les risques et je les ai acceptés. Néanmoins ça permet de documenter par le détails et de l'intérieur comment les choses se passent par rapport au produit final créé avec la matière première.

Ceux qui doutaient de la malhonnêteté inhérente à ce métier, ils pourront comprendre comment un extrait peut teinter la perception du public et comment le passage entier susciterait l'adhésion. Manips et cie, oui.
Dan Czak a dit…
Salut Vic, Marc, Joel

Le documentaire a donc été réalisé, peut-on le visionner ?

La première question que je me pose,est pourquoi avoir accepté dans un premier le temps le rendez-vous, bien que tu l'expliques. Tu es un gars avisé, tu sais très bien quelles tournures prennent ce genre de choses et en plus tu offres le pique-nique.

Laisse tomber Vic

Vic Survivaliste a dit…
Ben voilà, j'ai dit pourquoi. Ça m'a permis de faire un beau billet avec témoignage de première ligne sur la malhonnêteté de journalistes. Tout le monde aime à le répéter, moi, je démontre. Si ça avait bien tourné, j'aurais dit que c'était ma 2e expérience avec les journalistes qui produisaient un résultat honnête.
Dan Czak a dit…
Tu écris que le documentaire a été diffusé, tu as un lien ?

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