Réalisme et survivalisme

 Réalisme et survivalisme




Je voulais éviter les sujets lourds et complexes durant la période estivale. Il semble que la réalité en décide autrement.

On peut être survivaliste de différentes manières: de salon en regardant des vidéos sur Youtube ou dans son potager, dans son atelier, à son boulot à gagner de l'argent qui sera consacré à développer son autonomie et j'en passe.

Mais une chose est certaine: ceux qui ne font rien peuvent bien développer les idées les plus farfelues qui soient car ils sont dispensés de l'épreuve de la réalité.

Avant de cultiver la terre ou d'élever des animaux, on n'a absolument aucune idée de la somme de travail que cela représente. Aucune. 

Nous vivons dans un monde post-industriel et ajouterais-je, post-réalisme. Nous sommes entourés de virtualité, qui commence par les jeux sur ordinateurs ou consoles mais aussi par nos liaisons téléphoniques ou internet via des petites boites lumineuses rectangulaires. Les ondes, on ne les voit pas, on ne les sent pas mais nous pouvons néanmoins accéder à tout et à tous.

Il devient tentant pour tous ces commentateurs de salon — et pas seulement dans le domaine du survivalisme — de régler tous les problèmes de manière virtuelle. Mais dans la réalité, ça ne fonctionne pas comme ça.

Un exemple: les « migrants »


Je prends le sujet des migrants puisque à moins de 100 km de chez moi, est né un foyer d'infection migratoire qui voit arriver 150 haïtiens par jour et qui ne sont pas des réfugiés, bien qu'ils soient traités comme tels dans les merdias et que le maire Coderre traite comme s'ils étaient des invités de marque pendant que les sans-abris crèvent dans les rues l'hiver. Que voulez-vous: Montréal est une ville sanctuaire...

Alors donc... Sur la question des migrants qui, dans 99% des cas, sont des envahisseurs illégaux qui imposent leur présence dans des pays dont les dirigeants permettent voire favorisent le phénomène, on constate beaucoup de réactions différentes.

Le discours dominant, car relayé amplement par les médias, est un discours d'émotivité: ce sont de pauvres personnes opprimées, dénuées de tout, qui ne cherchent qu'un endroit où vivre en paix. Et c'est tout.
Ces personnes sont en réalité une charge économique pour les états donc pour les contribuables. Pour le gouvernement canadien (sans compter les gouvernements provinciaux), l'immigration a coûté de 27 à 35 milliards en 2014 selon le Fraser Institute. Il ne suffit pas d'imprimer plus d'argent ou d'en emprunter davantage pour compenser cette charge. Ces gens mangent, chient, sont malades, ont besoin d'un toit, de vêtements. Ils veulent consommer, comme les citoyens du pays où ils s'imposent. Et le bouffe, c'est du travail accompli par quelqu'un, comme les soins médicaux, les meubles, le logement qu'on leur fournit, les cours de langue qu'on dispense.

Ceux qui bénéficient du travail des autres ne contribueront probablement jamais suffisamment, ne serait-ce que pour équivaloir à ce qu'ils ont reçu: ils ne seront jamais que des charges et des heures de travail ponctionnées chez les productifs qui sont ainsi mis en esclavage. Et, pour parler franc, on n'a pas besoin d'importer du parasitisme supplémentaire.

En effet, quand on examine l'origine des récents "migrants" (Haïti) on doit constater qu'ils proviennent généralement de pays à bas quotient intellectuel moyen. Pour faire court:
  • Moyenne de QI pour l'Afrique du Nord: 85
  • Moyenne de QI pour l'Afrique Sub-Saharienne: 67
  • Moyenne de QI pour Inde: 82
  • Moyenne de QI pour Pakistan: 84
et
  • Moyenne de QI pour Haïti: 67
[Pour comprendre ce qu'est le quotient intellectuel (QI)]
Les sociétés occidentales sont très avancées techniquement mais aussi conceptuellement parlant. Leur degré de sophistication n'a rien à voir avec des pratiques tribales qui ont certes une logique interne mais dont l'application quotidienne ne nécessite pas de raisonnements élaborés, contrairement aux pratiques des sociétés occidentales. Avec des QI moyens de 67 à 85 (donc certains qui seront à 100 et d'autres à 50), il y a peu de possibilités pour ces fardeaux de trouver du travail et d'être productifs chez nous. Ils sont donc certains d'être à charge et nous, de payer sans espoir d'un moindre retour. Eux, et très probablement leurs enfants aussi.

C'est ça, les beaux sentiments: une charge économique perpétuelle et un affaiblissement du tissu social et du QI moyen de nos sociétés. La satisfaction des sentiments des uns se traduit concrètement par une charge du travail réel des autres.

Comment se développe une société


Il faut lire Ken Wilber dans Une brève histoire de tout (disponible au Canada, et en France) pour comprendre que toutes les sociétés sont modelées avant tout en fonction des nécessités économiques. Le mode de vie nomade (genre Amérindiens du nord de l'Amérique) ne permet pas voire interdit d'avoir trop d'enfants, le mode de vie sédentaire à bas niveau de technologie au contraire encourage économiquement les familles nombreuses, sources de main d’œuvre. La société post-industrielle de jouissance elle, au contraire, invite beaucoup de gens à ne pas se reproduire, l'argent (virtualisé) permettra de payer des gens pour s'occuper de nous un fois vieux. Mais ces gens, ce seront probablement des descendants de migrants, tribalisés et non occidentalisés (exemple: l'islamisme qui se développe plus en France, Pays Bas, Allemagne que dans les pays musulmans) et pour un tribal, un étranger n'est souvent même pas humain. Avis aux retraités de demain...

Ce ne sont pas les idéologies qui façonnent les sociétés, ce sont les nécessités économiques, comme Wilber l'a démontré.

Les idéologies, elles, s'efforcent de créer un autre monde mais...

Ce. Sera. Toujours. Un. Échec. 

Ce sera toujours un échec car ces idéologies ne reposent pas sur des bases matérielles et ne correspondent pas à des besoins matériels et économiques réels. Les idéologies ne sont pas naturelles et sont de ce fait rejetées par l'Ordre Naturel. L'Homme qui veut se faire Dieu ne demeure toujours d'un homme illusionné et ses projets, s'effondrent toujours. Pensez au National-Socialisme, au Communisme avec son Homme Nouveau, pensez au métissage forcé qu'on impose à l'Occident ou aux canadiens beiges chers au gouvernement Trudeau.

Ce sera toujours un échec parce qu'il faut toujours davantage d'efforts, d'énergie et de coercition pour maintenir et développer la société rêvée selon l'idéologie-modèle jusqu'au moment où ces efforts, cette énergie et cette coercition manqueront. Alors le Naturel reviendra au galop.

Mais voilà, il se peut bien qu'il sera trop tard à ce moment et que les dommages seront achevés quoique ceci soit un autre sujet.

Néanmoins, la constante, c'est que tout s'ancre dans la réalité et la réalité est avant tout matérielle: on ne peut pas nourrir dix personnes avec un repas pour deux, on ne peut pas héberger cent personnes dans une maison conçue pour une famille. On ne fait pas rouler une voiture sans énergie. Tout ça, c'est du travail qui doit être accompli par quelqu'un. Et ce quelqu'un, c'est vous.

C'est ça, la réalité. Les bons sentiments, ce sont des émotions qui ne coûtent rien. Appliquer ces bons sentiments coûte toujours quelque chose à quelqu'un et détourne des ressources qui pourraient être productives à simplement entretenir la dépendance et le parasitisme. Comme survivalistes, nous ne pouvons pas nous permettre le luxe de ne pas considérer la réalité et seulement elle.

Oh, il se peut que cette réalité soit douloureuse pour les valeurs de plusieurs, c'est alors que vos valeurs ont un fond idéologique et abstrait, ne sont pas en adéquation avec la réalité et je peux vous assurer qu'elles entreront rapidement en conflit avec vos projets survivalistes, surtout quand il sera le temps de les déployer.

Gagnez du temps et augmentez vos chances de réussir: adoptez le réalisme avant, parce qu'après ce sera inutile.

Merci à:
FG
Julien
J.
Dan Sullivan
Louis-Mathieu
Ainsi qu'aux autres tipeurs et donateurs.
https://vid.me/DhmyB


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Commentaires

Marc Desmeuzes a dit…
Entièrement d'accord avec toi Vic !!!

Soigne-toi bien ! Marc.
Joel Deplanque a dit…
Excellent billet ! Nous vivons dans une société déconnectée des réalités du terrain. Nous sommes déshumanisés en ce sens que repliés sur nous-mêmes, nous avons perdu la notion de communauté, de clan, de groupe, de nation, de patrie. L’État est souvent ressenti lointain, comme étranger, sans relation avec l'individu de toute façon réduit à un automate livide, de préférence incolore, inodore et sans saveur. La notion de patriotisme ne refait surface que suite à un sentiment d'invasion par exemple.
La vie du terrain et sa connaissance... Je suis né en 1950 en Limousin et ne remercierai jamais assez mes parents de m'avoir parfois botté le cul pour me faire intégrer les valeurs de la terre. Pendant que mes copains d'école habitant en ville se prélassaient devant leur TV noir et blanc, je chopais l'onglée en ramassant des topinambours, transpirais aux batteuses, en chargeant du foin ou des bottes de paille, me cassais les reins en coupant de grosses souches au passe-partout, etc. J'ai labouré avec des vaches, moi, Monsieur ! Tels étaient mes sports quotidiens.
La misère ? Tu rigoles... Nous avions nos étangs fournissant du poisson à gogo. Les poutres en chêne des plafonds croulaient de jambons ! Nous zigouillons gaiement à la ferme et transformions veaux, porcs, dindons, poules, canards, oies, lapins en mets délicieux 100% bio avant l'invention de ce "label". Je me revois et entends le crissement du couteau alors que je rasais ce cochon préalablement arrosé d'eau bouillante. J'étais lassé de manger ces pâtés de foie gras d'oie truffés et à l'Armagnac amoureusement préparés par ma mère. Nous étions des rois, mais l'ignorions. C'était notre BAD de luxe, longtemps avant l’apparition de cet acronyme...
Maintenant dans les campagnes françaises, c'est le règne du poulet aux hormones... Pour tuer le moindre cochon, il faut aller à l'abattoir pour l'abattage, y faire apposer un tampon par un vétérinaire... Malheur au contrevenant ! Des groupes d'intellos prétendant servir la cause animale militent contre le gavage des oies. Ce sont souvent des yankees survitaminés, grands amateurs de boissons énergisantes et autres poisons ou malfaçons.
J'ai toujours vécu sur le terrain et de façon non virtuelle. Au Québec je ramassais des quantités de champignons sous les regards horrifiés des locaux et nous produisions nos volailles, sans parler du travail d'un grand potager. Je prétends être aussi à l'aise en climat tempéré qu'en Amazonie.
D'ailleurs si tout va bien, je me lancerai dans la construction de ma BAD en Bolivie. J'y élèverai des pacus (gros et très bon poisson recherché : Piaractus brachypomus qui contrairement aux conneries visibles sur Internet, n'est pas un mangeur de testicules), créerai une structure de formation soft à la vie en forêt tropicale (faune, techniques de vie en forêt, agriculture tropicale, chasse photo, etc.).
Merci Vic d'avoir rappelé que la terre est basse, ce que certains pourront découvrir.... J'ajouterai qu'elle l'est de plus en plus avec le temps. Mais l'expérience est aussi là pour compenser (?).
Lyriko a dit…
Déjà donner et donner encore sans aucune contrepartie transforme les gens en parasite, alors qu'il y a des millions de choses qu'on pourrai faire faire aux bénéficiaire du RSA en France par exemple:
s'occuper des personnes agées, faire le ménage ect...

Tout leur est payé: loyer, soins, et 500 euros en poche sans aucune contrepartie.
alors que des millions de travailleurs s'abîment la santé pour à peu près le même niveau de vie.
Et pour la submersion migratoire, on voit pas mal de tentes le long de la Seine à Paris, avec des papiers partout par terre.
J'ai vraiment honte de la démission du gouvernement
l'état a aussi décidé de leur donner le RSA.
Donc c'est simple, il suffit maintenant de passer la frontière française pour avoir tout, nourriture offert par divers associations et parfois logement aussi mais le nombre est trop grand .
tous les centres d'hébergement sont plein à craquer.
Paris devient vraiment le tiers monde, si ça continue des bidonvilles monstrueux vont se multiplier comme des champignons...
Joel Deplanque a dit…
Tout-à-fait d'accord ! Sauf cas d'urgence et de nécessité absolue, l'argent distribué sans contrepartie n'a que des effets pervers. Payer les gens à ne rien faire est le meilleur moyen de détruire une société et les dirigeants le savent pertinemment.
Il est facile de le constater en Guyane française et dans bien d'autres lieux où sévit l’assistanat à outrance.
D'autre part cette politique génère forcément de légitimes frustrations, le clandestin venant de poser son cul touchant parfois plus que le national ayant travaillé et cotisé toute sa vie... Ceci mène tout droit au clash.

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